Injonctions molles, injonctions dures

chronique Par Daniel Schneidermann discuté depuis 09:19 le 28/04/2017

C'est maintenant un phénomène repéré : toute grande injonction politique nationale portée par les medias mainstream, produit sur un nombre grandissant de têtes dures l'effet inverse à l'effet recherché.
On y est en plein. L'injonction est partout. Encore faut-il distinguer injonction dure, et injonction molle.
Deux exemples. Plongeons par exemple dans une demi-heure matinale de France Inter (au hasard, ce matin). Thomas Legrand explique que les deux "Non" à Maastricht, non de gauche et non de droite, sont sur le point de "se rejoindre" (qu'est-ce à dire ? Défiler ensemble ? Organiser des goûters communs ? Multiplier les mariages mixtes ?) Arrive ensuite un philosophe, André Comte-Sponville, qui, du haut de sachaire, révèle que "les populistes" (comprendre, Le Pen et Mélenchon, confondus et rejoints) ne parlent qu'aux "passions tristes", tandis que les autres, c'est bien connu, s'adressent à la raison.
Une demi-heure durant, l'auditeur aura subi une injonction mol...... > Lire l'intégralité du texte
Participations votées d'utilité publique sur ce sujet

Par ManuTOO

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Macron ou Lepen ? Qui est le pire ?

Si on est de gauche, on nous gave depuis Dimanche pour voter Macron, sinon on serait des "salauds" ( [twitter.com] ).

Evidemment, personne ne tape sur les électeurs de Lepen, qui eux doivent être des gens très bien. Tellement bien que Macron leur a fait du pied hier dans l'Emission Politique de TF1 : " « Tolérance zéro » en matière de sécurité / 15 000 places de prison / La détention de stupéfiants est souvent sans suite. Je veux qu’il y ait une réponse immédiate, l’amende d’au moins 100 euros / etc." (http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/28/emploi-terrorisme-second-tour-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-emission-sur-tf1-d-emmanuel-macron_5118975_4854003.html )

Par contre, pour les gens de gauche, rien, nada, allez-vous voir chez les Grecs si vous osez demander quoique ce soit d'autre que du mépris et des injonctions au "votutile" contre la bête infâme.

Mais justement, attardons-nous sur la bête infâme. Enfin avant ça, il faut montrer un peu patte blanche afin d'avoir une toute petite chance de ne pas me faire traiter de facho par tous les gens qui veulent penser à ma place. Je n'appelle pas au vote pour Lepen, ni Macron, ni blanc. Chacun fait ce qu'il veut en conscience. Je veux juste apporter des perspectives, et peut-être aider les gens pas-de-gauche à comprendre pourquoi ce ne m'est pas possible de voter ni pour Macron, ni pour Lepen.

Donc la bête infâme. 1930. Les heures-les-plus-sombres-noires-de-notre-histoire. Le retour de Hitler, c'est bien ça qu'on veut en ne votant pas Macron, n'est-ce pas ?

Bon ok, moi aussi je connais l'histoire de France et du monde, j'ai vu 5 fois la Grande Vadrouille quand j'étais petit.

Mais au delà de ça, si on réfléchissait un peu ? Je sais, c'est dur pour beaucoup de gens des médias en temps normal, donc commencer entre les 2 tours, moment passionnel et émotionnel au possible avec la configuration actuelle, ce n'est pas évident. Mais tentons le coup malgré tout.

Donc, depuis 1930 et tout le toutim, l'extrême droite a disparu et a été cantonnée dans un petit coin ? Non. L'extrême droite est arrivée au pouvoir en Autriche en 2000, en Suisse autour de 2010, en Italie dans les années 2000, et a eu assez de succès au Danemark et aux Pays-Bas pour soutenir des gouvernements début années 2010.

Et alors ? Alors, pas grand chose. Aucun d'entre eux n'a annexé la Pologne, ni n'a fait un blitzkrieg sur leur voisin, ni même déporté de juifs.

D'après la journaliste qui a compilé les résultats de l'exercice du pouvoir par l'extrême droite en Europe, dans cet article [www.caminteresse.fr] , la seule conséquence est la diffusion de ses idées nauséabondes et une légère inflexion les politiques.

Voilà, c'est sûr cela ne fait pas bien envie, mais il y a tout de même une légère différence de degré avec la peur irrationnelle que l'on essaye de nous faire gober depuis quelques jours (enfin, cela a démarré en 2002, quand même).

Mais mais, me direz-vous, ne devrions-nous pas faire le maximum pour éviter ça, malgré tout ?

Et là, je vous répondrai : on l'a déjà pas évité. Et oui, le FN sans être arrivé au pouvoir suprême ni avoir jamais eu une quelconque influence notable au parlement a déjà profondément influencé notre politique. Pour ceux qui ont la mémoire courte, c'était sous Sarkozy et Fillon, c'était prétendument pour faire revenir l'électorat sous le giron républicain. En vrai, c'est le giron républicain qui s'est fascisé, avec le débat sur l'identité nationale en tête de proue, et autres joyeusetés chères au FN.

Donc en gros, on a déjà goûté aux conséquences du FN au pouvoir, sans qu'il y soit. Merci la droite.

Et on nous agite un gros chiffon rouge pour nous faire bien peur, pour une éventuelle infamie future, mais en oubliant soigneusement l'infamie bien réelle, d'aujourd'hui et non pas d'éventuellement demain qui est le libéralisme aveugle qui sévit dans notre monde depuis des dizaines d'années et qui fait souffrir, hier, aujourd'hui et demain, une part de plus en plus importante de la population.

Bon, ce sont les pauvres qui souffrent, donc ils comptent pas vraiment pour notre belle médiacratie. Les pauvres, ils sont là pour fermer leur gueule, et voter pour le gentil libéralisme pour contrer le méchant FN, une fois tous les 5 ans, et puis basta.

Et c'est la police de Sarko et de Hollande qui est plus que brutale ( [www.lemonde.fr] ) ; on n'a pas eu besoin d'avoir le FN pour qu'une frange non négligeable de la police tombe dans le fascisme. Avez-vous jamais entendu un "républicain" proposer un plan pour lutter contre ça ? Ils s'offusquent tous à chaque bavure (sauf le FN), mais au final ça ne fait qu'empirer.

Ce qui me paraît clair, c'est que le FN veut le pouvoir pour taper dans la caisse au maximum. Mais là encore, ils ne seront que dans les pas des experts précédents : Sarkozy, Fillon, Chirac, et co. (http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/31/comment-s-enrichit-jeanne-le-microparti-de-marine-le-pen_4567011_4355770.html )

En conclusion, si vous voulez me faire voter pour continuer à détruire les classes populaires, le bas de la classe moyenne, la planète, l'intérêt commun, et au final la paix, il va falloir me trouver mieux que l'épouvantail FN ; il a bien marché pendant des années, mais là il est arrivé à expiration....
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Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Et bien, je découvre que mes mots sont publiés dans votre texte, mis à égalité avec ceux des éditocrates. Quelle promotion!

Bon tout d'abord je suis heureuse de savoir que vous lisez attentivement les forums. Et je souris un peu quand même. Alors comme ça vous êtes vexé??? Pas content d'être rangé dans le camps de ceux qui justement profèrent ces injonctions, molles ou dures? Et pour cela vous comptez mes verbes à l'impératif et démontrez impeccablement que le dictateur sommeille en chacun de nous. Bravo.

C'est de bonne guerre. Nous récusons les injonctions en exhortant ceux qui les profèrent de cesser de le faire. Bien.

J'aurais aimé que vous notiez que je n'oblige personne à voter, ou pas, à dire ou pas. Je n'exige pas des prises de position. Je demande à ce qu'on nous lâche les urnes, justement, et à ce que l'on cesse de nous indiquer la voie à suivre. Je n'exige qu'une chose: que l'on n'exige rien de moi, qu'on laisse ma conscience tranquille. D'où le sens de mon propos: vous avez votre point de vue, très bien, il est respecté. Mais à vous lire depuis quelques jours, on a le sentiment que tout autre point de vue est déraisonnable, qu'il nous faudra nous pincer le nez et y aller, le candidat fut-il calamiteux. C'est votre avis.

J'aurais aimé aussi que vous releviez que mes mots, nos mots ici sur les forums, n'ont pas le même poids ni la même portée que ceux balancés pendant la matinale d'Inter. On hurle? Mais c'est parce que nos voix sont étouffées sous les hurlements de la meute!

J'aurais apprécié que vous compreniez le sens de ces mots: c'est précisément parce que l'injonction (molle, ou dure, ou tiède, ou ce que vous voulez) est partout qu'il nous faut ici nous en éloigner pour aller au fond des images, des évènements. N'est-il pas plus salutaire et profondément utile de décortiquer et d'analyser le chemin que parcours tranquillement le FN pendant que nous nous étripons pour savoir qui va voter quoi, et est-ce qu'il faut voter ou pas? N'est-il pas autrement plus constructif de déconstruire le discours frontiste, de mettre en perspective ces fameuses injonctions et la place réservée aux membres du FN dans les chaînes de TV et autres médias?

ASi est un îlot, du moins l'est pour moi, où justement on s'éloigne des discours tout faits pour analyser, faire un "arrêt sur image" et posément réfléchir. Donc oui, de grâce, réfléchissons, analysons, pensons, décortiquons, et cessons de tortiller sur une décision qui est intime, personnelle, secrète et s'exprimera dans l'isoloir (ou pas). Le débat depuis dimanche est vif, partout on discute, on oppose les points de vue, on exprime une réflexion. Enfin le débat politique et démocratique est ouvert alors que cette campagne n'en avait donné que peu d'occasions. J'ai voté pour la première fois en 2002, et jamais une élection depuis n'a offert un tel débat sur le sens de la démocratie. Il arrive tard, mais enfin, il est là et j'ai le sentiment que nous gâchons cette opportunité de réfléchir.

Je précise afin d'écarter toute mauvaise interprétation, que c'est en toute amitié et avec le sourire (qui depuis dimanche me fait cruellement défaut, donc pour ça au moins, merci) que j'écris ces mots....
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Par Gilles Vilain

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Selon un grand quotidien libéral en ligne : "la France qui brunche a peur". Or la peur, comme on sait, est mauvaise conseillère. Pas étonnant donc que cette France-là, tout à son effroi, persévère dans les erreurs du passé récent. Devant le spectre de Le Pen, elle s'affole en vociférant ses imprécations contre la seule force politique émergente qui est parvenue, en quelques mois, à endiguer le flux délétère de l'extrême-droite et de ses alliés conservateurs. En témoigne la progression du vote Mélenchon dans les catégories sociales vouée à l'impuissance par la déscolarisation, le sous-emploi et la relégation économique et sociale... Réduites à l'invisibilité par la vidéosphère et au silence par le jeu biaisé des institutions.
Ce sursaut de la Gauche, de nouveau campée sur son socle idéologique, est le fruit d'une campagne menée, non pas au nom de l'équité ou de la morale, mais pour la justice sociale et l'égalité... Sur la base d'un "programme commun" dont les mesures économiques s'inspirent plus du New Deal que du Gosplan et dont les réformes institutionnelles visent surtout à renforcer la responsabilité des élus au regard de leur engagements et à l'égard de leurs concitoyens.
Pour parvenir à leurs fins, tous les insoumis ne se sont pas contentés d'investir les réseaux sociaux. Ceux qui composent les groupes d'appui ont visité des cages d'escaliers au risque, parfois, de perturber le business des derniers dealers recalés par les managers d'Uber. D'autres ont sillonné les lotissements de la France péri-urbaine pour rappeler à ses habitants qu'ils doivent encore compter, dans les bureaux, les hôpitaux ou sur les chantiers, avec la diversité de la France du RER qui, comme elle, se lève tôt.
Ces activistes insoumis n'ont pas croisé beaucoup de "helpers" dans leurs pérégrinations. Les éditorialistes ont rarement fait état de leurs efforts sinon pour les présenter comme les sectataires d'un dangereux gourou... Quand ils ne les peignaient pas en guerilleros d'opérette à la solde des Tapioca bolivariens... Ou comme l'armée des ombres du Tsar de toutes les Russie... Pas un mot, pas une ligne en revanche pour expliquer l'attrait des jeunes et des classes populaires pour l'Avenir en commun ! Et le reflux, possible, sur cette ligne, des illusions mortifères du Front National.
Le problème est que leur potion néo-keynésienne, bien moins amère que celles qui l'ont inspirée, a un coût fiscal que les fers de lance de la République des satisfaits ne sont pas encore prêts à payer. D'accord pour circuler en Uber et défiscaliser le salaire de la nounou ivoirienne mais pas question de dépenser plus pour des hôpitaux, des écoles et des services publics que, de toutes manières, ils utiliseront de moins en moins. Et tant pis, si les salauds de pauvres, à force d'encaisser les coups des délocalisations, de la précarité et de subir tous les autres maux des réformes austéritaires, finissent par "mettre le brun", comme on dit en Picardie.
A défaut d'avoir jamais mis les mains dans le cambouis, "es "brunchers" ont désormais les pieds dans la gadoue. Est-ce à cause du changement climatique ou de la théorie du ruissellement? Non! C'est juste la politique qui reprend ses droits mais cela suffit pour que les "helpers" appellent à l'aide et que les "marcheurs", convaincus d'être harcelés par les cyber-cosaques du maréchal Poutine, se carapatent à grandes enjambées... Cela fait une occasion de plus pour que le clergé cathodique sermonne les hérétiques, forcément complices, qui refusent de se plier à ses injonctions électorales.
A ce stade, n'hésitez-pas à répondre à ces "pères-la-morale-républicaine" : vous êtes les principaux responsables du débordement nauséabond de vingt-cinq années de politiques néo-libérales. En Grèce, en Espagne et aujourd'hui, en France, une partie de vos concitoyens vous ont proposé d'en sortir par le haut. Vous avez caricaturés leurs solutions quand vous ne les avez pas insultés. Aujourd'hui, ne comptez-pas sur eux pour curer votre cloaque....
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Tous les commentaires (308)
Par Olivier

Quoi, tu veux m'injonctionner ????

Quet dur à cuire, ce Daniel ... :)
Par HBK

Re: Injonctions molles, injonctions dures

What ?

Donc les médiacrates sont dans l'injonction molle mais les forumeurs/asinautes sont dans l'injonction dure ?

Mon dieu. Vous tenez vraiment tant que ça à ... je ne sais pas ? Les têtes semblent tourner ces temps-ci. Plutôt que de pointer du doigt, ne serait-il pas pertinent de chercher à comprendre pourquoi ?
Par Neity

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je le rejoins sur le coup des chantages à l'abonnement.

Le but d'un abonnement c'est de donner une indépendance vis à vis des influences extérieures, pas de se libérer d'un lobby (des annonceurs) pour tomber dans un autre (celui des abonnés à qui il faudrait dire ce qu'ils veulent entendre).

Dans ce sens je trouve extrêmement pénible tous les commentaires disant "vous perdez un abonnement". On peut s'opposer à ce qu'il écrit sans en venir à ce chantage digne des annonceurs qu'on dénonce à longueur de journée.
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je suis d'accord.
Mais faut dire, le Daniel sait se rendre insupportable !

Se comporter en berger pour brebis égarées après avoir tant cassé du sucre sur Mélenchon, ça mérite des baffes !

Et si les chantages à l'abonnement sont insupportables, une bonne baffe c'est vivifiant, ça remet les idées en place !
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

soyons clairs, je ne fait pas de chantage à l'abonnement, je dis simplement que la répétition finira pas lasser les abonnés, ou les désespérer.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Les abonnés ?
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

certains abonnés si vous préférez
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ben, oui, je préfère, parce que si ça se trouve (allez savoir) on parle d'une trentaine de personnes...

C'est ce qui me fatigue, et m'effraie un peu, dans ces "débats", ces manières de fabriquer des camps et d'y adjoindre un peu de force quiconque exprime un avis. "S'il dit ça, c'est qu'il fait forcément partie de..." ; par exemple, il y aurait donc les abonnés contre DS, choisissez votre camp camarade, soyez avec nous ou soyez traître...
Ce qu'exprime DS ici, c'est qu'il ne choisira pas de camp, et cherchera à garder sa voix propre et singulière : cela ne signifie pas que je sois tout le temps d'accord avec lui, et il pourrait, évidemment, dire des million d'autres choses et choisir des millions d'autres angles, mais sur ce point-là il a raison.
Ce temps perdu à râler contre DS, sérieusement...
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ouh la la la, mais moi j'ai pas demandé à ce qu'on déforme mon propos et qu'on le publie tronqué pour prouver que quand même on est pas libre de penser comme on veut.

Je ne fais pas de "camps", je ne range personne d'un côté ou de l'autre de la barrière. Précisément je pense que c'est en opposant "défenseurs de la démocratie" et "abstentionnistes félons" que l'ont divise. Et ce n'est pas moi qui le fait.

Que chacun pense comme il veut, voilà mon point de vue. Mais qu'on fiche la paix à ce qui vont à contre-courant.

Je maintiens que la lassitude peut survenir à lire trois jours d'affilée des billets du même tonneau.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
Je ne fais pas de "camps",

Nommément, non, mais c'est l'effet produit par l'accumulation de messages dans le forum sur le même ton trois jours d'affilée, et qui peuvent lasser, eux-aussi.
Par Bruanne

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Oui, c'est vrai.
De la même manière que l'accumulation d'éditos ( pas seulement ceux de DS, il y a des abonnés qui lisent et écoutent plusieurs médias) tous sur le même ton peuvent lasser le lecteur aussi.

Là où je rejoins john z'guéner, c'est que je trouve que le problème a été posé, directement, dès le soir du premier tour : ça, va, c'est bon, on a tous compris les termes du choix qu'il va falloir faire et chacun va le faire en conscience, qu'il soit un électeur ou un abstentionniste du premier tour, qu'il soit satisfait ou non des deux qualifiés : on a compris.

Après sur les injonctions molles et dures de l'édito de ce matin, je trouve ça bizarre comme image.
Je ne vois pas en quoi une injonction d'un journaliste serait plus molle ou plus dure que celle d'un forumeur.
En fait, je ne comprends pas, je crois.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Sauf que, DS n'est pas Barbier, Cohen, Joffrin ou Elkrieff, il faut être honnête.

Dure, molle : cela qualifie simplement la forme de l'injonction, formulée directement ou indirectement.
Certains @sinautes se trouvent vexés d'être pris à partie - mais remarquent-ils, au passage, la véritable critique de médias qu'est la description de l'injonction molle ? Molle ne veut pas dire "douce", veut simplement dire qu'on dit les choses sans les dire, qu'on incite par la bande, sans l'avouer directement. Cela n'a rien d'une disculpation, ou d'une atténuation, bien au contraire - c'est en tout cas comme cela que je le comprends.

Le fait est que quand on est totalement opposé aux politiques portées par Macron, mais aussi très effrayé par les gens du Gud et autres néo-nazis accompagnant Le Pen, et donc à sérieusement se dire qu'il faudrait bien voter - mille fois hélas - Macron contre son gré, et que l'on fréquente les réseaux sociaux ou les forums d'@si, on se retrouve coincés entre deux feux nourris - comme c'est exactement le cas de DS. Et c'est, j'avoue, un peu pénible, aussi. Parce que c'est un avis légitime, que l'on devrait pouvoir exprimer (ce qu'a fait DS) sans se faire expliquer la vie en retour, exactement comme nombre d'entre vous réclamez de pouvoir exprimer vous abstenir sans qu'on vienne vous faire la leçon.
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Nous touchons enfin au fond du problème, merci.

Voilà un petit morceau de mon post, habilement amputé à ma dernière phrase: "Faites ce pour quoi vous êtes ici, ce pour quoi nous vous suivons: décryptez, démontez, analysez, faites preuve de sens critique et de profondeur"

C'est tout de même un comble d'être utilisée pour illustrer une prétendue injonction "dure" à pencher d'un côté ou de l'autre (sous prétexte d'impératif), alors même qu'on réclame précisément de cesser de se tourner autour du nombril pour prendre de la hauteur. L'usage de l'impératif, précédé de la locution "de grâce", et suivi d'un "ayez pitié", n'est pas à mon sens une injonction mais plutôt une supplication.

Analysons la décomposition du champ politique, décryptons le traitement médiatique de cette campagne, et plus finement celui réservé aux candidats de manière individuelle, démontrons les honteuses manipulation des candidats, mettons en œuvre notre sens critique pour analyser et tenter de comprendre la crise démocratique qui se déroule sous nos yeux.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 13:05 le 28/04/2017 par john z'guéner.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Sauf que vos phrases extraites par DS reflètent aussi ce qui se passe sur les réseaux sociaux : en ce sens, il s'agit aussi de le décrypter, de l'analyser, de le démonter...

Après, oui, des sujets pour @si cela ne manque pas, et je suis souvent déçu de sujets très secondaires traités en émission, je vous suis là-dessus.
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je suis d'accord, je pense que mon message a été perçu comme "représentatif" de courants et de débats, bien réels. Dommage seulement qu'il ait été vidé de sa substance pour ne garder que ce qui servait la démonstration de DS, dont par ailleurs je respecte le point de vue.
Par Kazoula

Re: Injonctions molles, injonctions dures

"Sauf que, DS n'est pas Barbier, Cohen, Joffrin ou Elkrieff, il faut être honnête." (citation Djac Baweur)

Schneidermann a quand même une chronique dans le journal de Joffrin, non ?
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Comme vous lisez et commentez sur un site de quelqu'un qui tient une chronique dans le journal de Joffrin, j'imagine que cela fait de vous ipso facto un adepte de Joffrin.
Par Kazoula

Re: Injonctions molles, injonctions dures

"Il faut être honnête" Djac Baweur. L'êtes-vous ? J'ai connu comme vous l'époque où Plenel à viré Schneidermann du "Monde", ce qui ne les a pas empêchés de redevenir "copains" au point d'envisager de fusionner les abonnés d'ASI et ceux de Médiapart. Vrai ou faux ? Est-ce que les abonnés de Médiapart sont ipso facto des "adeptes" (terme un peu bizarre) de Plenel ? Voire de Trotski ?
Par Neity

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je suis d'accord, après pour ma part je vois les billets de DS comme l'expression de son sentiment, pas une volonté d'influencer ou autre.

C'est un peu comme un post de départ d'un forum. :)
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je suis d'accord avec vous, un point partout. Si les messages dans le forum peuvent donner un sentiment de lassitude à force d'accumulation, il en va de même pour le taulier.
Par jeanbat

Re: Injonctions molles, injonctions dures

ne laissons pas à la droite le monopole de la violence.
constuisons la démocratie à coup de trique,
vive la gauche bas du front! vive les baffes! et vive la France!
Par Kazoula

Un asinaute musclé

"une bonne baffe c'est vivifiant, ça remet les idées en place !" (citation Al1, voir son commentaire un peu plus haut)

Oui, Al1, c'est ce que disent, entre autres, les flics du syndicat Alliance. Et donc ceux du service d'ordre de Mélanchiasse (expression qui t'appartient) ?



Modifié 1 fois. Dernière modification le 13:11 le 28/04/2017 par Kazoula.
Par Martine Lopez

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Nous sommes aussi libre de ne plus soutenir un média qui ne respecte pas notre point de vue. Ce n'est pas un chantage. C'est juste la liberté de pouvoir choisir.

Pour l'instant je n'ai fait aucun choix concernant ASI, auquel je suis abonnée depuis le début. J'en ai fait un pour Médiapart : je me suis désabonnée.

J'ai également fait un choix le 7 mai : Ni Macron ni Le Pen. Je sais que les deux, à cause de leurs lois liberticides, me mettrons dans la rue à recevoir les coups de matraque de leur police.

Que M. Schneidermann fasse un article en expliquant son choix de voter Macon pour faire barrage au FN, j'approuve et je respecte : c'est son droit, ça s'appelle la liberté de conscience.

Mais peut-on m'expliquer pourquoi je continuerais encore longtemps à soutenir un média qui tente de culpabiliser sans cesse ceux qui ont fait un autre choix ? Je n'ai pas de gros revenus pour me le permettre.

Alors oui, ASI, s'il vous plait. J'aime regarder vos émissions et lire vos articles. Je ne m'exprime jamais sur vos forums. Mais si ça doit systématiquement tourner à "l'injonction" dure ou molle d'aller voter pour quelqu'un que j'exècre pour faire barrage à quelqu'un que j'abhorre, il se peut, oui, que je me désabonne.

Ça ne sera pas un chantage. Ça sera juste un fait.

Citation:
Je le rejoins sur le coup des chantages à l'abonnement.



Le but d'un abonnement c'est de donner une indépendance vis à vis des influences extérieures, pas de se libérer d'un lobby (des annonceurs) pour tomber dans un autre (celui des abonnés à qui il faudrait dire ce qu'ils veulent entendre).



Dans ce sens je trouve extrêmement pénible tous les commentaires disant "vous perdez un abonnement". On peut s'opposer à ce qu'il écrit sans en venir à ce chantage digne des annonceurs qu'on dénonce à longueur de journée.

Par Tristan Le Gall

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
J'ai également fait un choix le 7 mai : Ni Macron ni Le Pen. Je sais que les deux, à cause de leurs lois liberticides, me mettrons dans la rue à recevoir les coups de matraque de leur police.
Avec Le Pen, ce ne sera pas "que" des coups de matraque. Si les partis démocratiques évitent de tuer (ou même d'emprisonner) leurs opposants politique, ce n'est pas le cas de l'extrême droite. Le 7 mai, vous aurez le choix. Si les fachos passent, ce sera probablement une des dernières fois où vous aurez la possibilité un tel choix.
Par Martine Lopez

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Les fachos ne me font pas peur. Macron non plus.
Je les déteste tous les deux et j'ai la nausée rien qu'à l'idée de mettre un bulletin portant l'un de ces deux noms dans une enveloppe le 7 mai.

Si le FN est un parti anti-républicain, il faut l'interdire. D'autres partis l'ont été pour la même cause.
S'il n'est pas interdit, le message est donc qu'il est républicain. Et s'il est républicain c'est qu'il n'est pas fasciste.
Vous et moi savons qu'il l'est. Si vous avez envie de jouer tous les 5 ans à "Voter Pourri contre Raciste", moi j'en ai marre, j'arrête.

Le 7 mai je reste chez moi, le 8 je serais dans la rue en bonne gauchiasse islamique pro-Chavez Castro que je suis. Si c'est Le Pen qui gagne, je ne doute pas que je vous y retrouverais.
Par gildas miclet

Re: Injonctions molles, injonctions dures

"Si c'est Le Pen qui gagne, je ne doute pas que je vous y retrouverai".
Ça, c'est si les manifs de rue sont encore autorisées. Sinon c'est plutôt en cellule qu'on se retrouvera. Eh oh c'est du fascisme, du vrai, qu'on parle !
Si Le Pen passe, la peine de mort sera rétablie, l'IVG interdite, les incarcérations sans procès, lle retour de la gegene, la presse d'opposition et les syndicats interdits et je préfère ne pas imaginer ce qui pourra arriver à ceux qui ont un taux de mélanine plus élevé que la moyenne ou qui ont tendance à prier en direction de la Meque...
On ne joue pas avec le fascisme.
Par Martine Lopez

Re: Injonctions molles, injonctions dures

On ne joue pas avec la peur des gens non plus, parce qu'il n'y a pas plus violent qu'un peuple en colère et apeuré.

MM. Hollande, Sarkozy, Macron et Mme Le Pen jouent avec ça depuis des années. Regardez où nous en sommes.

Dois-je vous rappeler les manifs contre la Loi Travail, dont une a manqué être interdite et a fini en tour de manège ?

Dois-je vous rappeler l'état d'urgence permanent que nous subissons depuis plus d'un an, qui a, en l’occurrence, servi durant la COP 21 à maintenir chez eux des militants écologistes ?

Dois-je vous rappeler qu'en France, aujourd'hui, au moins un journaliste est fichier S (Gaspard Glanz) parce qu'il ose aller là où les cameras des médias dominants ne vont plus ?

Dois-je vous rappeler qu'en France, aujourd'hui, des journalistes se font tabasser par les policiers lors des manifs anti-FN et ceci dans l'indifférence générale ?

Ouvrez les yeux. Le fascisme est déjà là.

Aujourd'hui si la raciste passe, elle n'aura pas de majorité.
Après 5 ans de politique ultra libérale à la Macron, elle l'aura.
Par gildas miclet

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Le fascisme ca n'est pas ca ( et moi aussi j'ai pris mon content de gaz lacrymos pendant les manifs) Renseignez vous sur ce qui s'est réellement passé lorsque le fascisme est arrivé au pouvoir, Hitler bien sûr, mais aussi Franco, Pinochet, Salazar, les généraux argentins ou les colonels grecs. Sous le fascisme les journalistes ne sont pas fiches S. Ils sont tués. Les militants de gauche ne sont pas interdits de manif, ils sont torturés. De toute façon les manifs ne "manquent" pas d'être interdites, elles le sont, toutes, définitivement.
Par DonGiedo

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Vous prenez en référence des époques qui n'ont rien à voir avec aujourd'hui et des systèmes politiques qui ne sont pas la Ve République. Vous pensez vraiment que si MLP gagne la présidentiel, c'est Hitler bis ? Faut vous mettre à jour: le poison no1 de notre époque n'est pas le racisme, mais le n'importe quoi économico-financier qui a commencé il y a une trentaine d'année et ne cesse de se développer depuis.

Je ne suis pas en train de dire qu'il faut tolérer le racisme ou lâcher ce combat. Mais aujourd'hui il est communément admis que le racisme est un délit, il y a des lois antiracistes et le FN ne pourrait rien y changer s'il accédait à la présidence. Vous pensez que les journalistes papier, télés, chaînes d'info en continu, etc vous soudainement cautionner des pogroms ou en être victimes ? Si vous le pensez vraiment, vous psychotez vraiment et je ne peux rien pour vous, sauf vous dire que l'extrême droite est récemment arrivée au pouvoir dans d'autres pays européens et qu'il n'y a rien eu de similaire.

Vous pensez que donner le poste de président à un ultra-libéral pur sucre, chien-fou, qui n'a aucune base partisane à qui il devrait rendre des comptes est une bonne idée ? Il n'y a aucune chance qu'il combatte la finance, les multinationales et les ultra-riches. Au contraire, il va aller à fond dans leur sens, à coups de 49.3, comme il l'a promis, il n'y aucun doute. Encore plus de socialisations des pertes et de privatisations des profits. La soi-disante méritocratie qui offre des revenus mirobolants à des grands patrons parasites et leurs laquais et paupérise toujours plus les travailleurs modestes.

Je sais que le virage protectionniste du FN est récent. Il fallait à l'évidence qu'ils trouvent un autre credo que l'immigration. Mais donc voilà, le programme actuel du FN est ce qu'il est. Ça ne veut pas dire qu'ils l'appliqueraient, comme pour tous les programmes de tous les candidats. Mais on pourrait espérer une rupture avec l'ultra-libéralisme, alors qu'avec EM, on est certain de la continuité et ça sera très probablement une accélération.
Par gildas miclet

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Imaginez juste Frédéric Chatillon ministre de l'intérieur...
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

ou Laurence Parisot premier ministre, mais j'avoue c'est quand même moins flippant que Chatillon à l'intérieur...
Par kadife

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
Faut vous mettre à jour: le poison no1 de notre époque n'est pas le racisme, mais le n'importe quoi économico-financier qui a commencé il y a une trentaine d'année et ne cesse de se développer depuis.
Je ne suis pas en train de dire qu'il faut tolérer le racisme ou lâcher ce combat. Mais aujourd'hui il est communément admis que le racisme est un délit, il y a des lois antiracistes et le FN ne pourrait rien y changer s'il accédait à la présidence. Vous pensez que les journalistes papier, télés, chaînes d'info en continu, etc vous soudainement cautionner des pogroms ou en être victimes ?

Vous êtes tout à fait dans le mono-idéisme dénoncé par Lordon dans un papier relayé par Djac ici-même.
Je la fais court (et schématique). Certes il y a des lois condamnant l'expression, les violences et les discriminations racistes.

Mais il y a aussi un racisme d'Etat qui s'exprime dans des lois (loi de 2004 sur le port du foulard à l'école, circulaires visant nommément les Roms...), dans des pratiques ordinaires (contrôle au faciès toléré voire encouragé par la hiérarchie policière, racisme dans les services sociaux...) et dans la parole publique (Hortefeux, Valls, etc.).

Et surtout, il y a un racisme structurel, nié par les élites à la tête de l'Etat car dans la logique de l'antiracisme d'Etat le racisme est une tare morale, individuelle. Le racisme structurel, en gros, c'est la persistance d'un privilège blanc structurant la société tant matériellement (place dans la hiérarchie sociale, dans l'espace, dans les prisons...) que symboliquement (la norme demeure blanche).

Le site Les mots sont importants et Etat d'exception.net, entre autres, sont de bons filons d'information à ce sujet.
Par kadife

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Donc, s'il est peu probable que le FN cautionne des pogroms comme vous dites, il peut largement faire empirer la situation sur tous les plans que je décris plus haut.
Sans oublier que le point central de son programme, c'est la préférence nationale (c'est pas raciste ça ?)
Par Javableue

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je suis d'accord. J'ai finalement décidé de voter macron(osons le dire franco plutôt que d'utiliser des périphrases) parce que ce que je redoute, c'est moins une dictature qu'une guerre civile. La crispation générale de notre société vis à vis de la population issue de l'immigration et des musulmans pourrait soudain créer un sentiment d'impunité parmi les plus violents et racistes, même s'il ne s'agit que d'une minorité, surtout si par malheur d'autres attentats terroristes viennent enflammer les esprits. Le brexit anglais a fait des morts.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 22:29 le 28/04/2017 par Javableue.
Par cécile clozel

Re: Injonctions molles, injonctions dures

"Après 5 ans de politique ultra libérale à la Macron, elle l'aura"

je suis perplexe devant cette phrase. devant le défaitisme de cette phrase.
Est-ce que les insoumis vont garder les bras croisés, pendant 5 ans ? Est-ce que tout le mouvement citoyen qui s'est magnifiquement développé ces dernières années va s'arrêter ?
est-ce que parce que macron sera élu on va se croiser les bras ? arrêter ce qu'on a déjà entrepris, c'est à dire développer la solidarité, la coopération, le partage, l'économie solidaire, la préservation et le développement des biens communs ? tout ce qui fait vraiment barrage au fascisme ?
pendant les 5 ans qui viennent nous allons continuer, et ce mouvement va se renforcer, genre "sauvons nous nous-mêmes, décrétons le salut commun"...
Par sandy

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C'est ce qu'on a dit en 2012.
Ou encore en 2007.
Ou encore en 2002 à l'origine.
Force est de constater que malgré toutes nos tentatives d'offrir une alternative de gauche, à chaque fois qu'un macron / hollande / sarkozy / chirac a été élu, à chaque fois le FN en est ressorti encore plus fort la fois d'après.
On ne peut pas prétendre que le FN finira par gagner la prochaine fois, mais on peut en tout cas dire de manière assurée qu'il n'y a pas de raisons que cette fois ils ne soient pas encore plus haut qu'en 2017, et sachant qu'il sont déjà à 22%, ils suscitent de plus en plus d'adhésions, cela devient quand même de plus en plus compliqué.
Par cécile clozel

Re: Injonctions molles, injonctions dures

je crois que c'est assez différent : en 2002, non seulement beaucoup étaient totalement médusés, mais surtout le climat social était très différent. jospin/aubry avaient déçu une bonne partie de leur électorat, mais à côté il n'y avait pas grand chose, qu'un sentiment d'impuissance assez général.

depuis dix ans le climat social a beaucoup changé en france. il y a de nouvelles solidarités, de nouvelles façons de résister, de se battre, ou de développer des alternatives, dans tous les domaines. un des mérite des insoumis et de mélenchon personnellement, je pense, c'est d'avoir su prendre la mesure de ce que d'autres regardaient de loin comme "des solutions individuelles éparpillées", et d'avoir donné une expression à cette mobilisation dans le champ politique, électoral mais pas seulement.

ne soyons pas naïfs : cette soudaine visibilité en fait soudain une cible pour tous ceux qui veulent que rien ne change. y compris le fn, qui n'avait rien vu venir, et commence à sentir qu'il ne peut plus se contenter de ricaner des "bobos droitsdelhommistes". l'élection de mélenchon n'aurait pas, miraculeusement, évité d'avoir à se défendre de toutes sortes d'attaques venues de tous horizons.

pourtant, il me semble qu'il y a aujourd'hui une conscience des enjeux, des possibles, une énergie et une mobilisation qu'il n'y a pas eue depuis longtemps. peut-être aussi parce que l'illusion d'une solution uniquement électorale est moribonde, que beaucoup on compris que l'essentiel n'est pas dans les urnes, que les gouvernement peuvent plus ou moins aider, plus ou moins empêcher, mais que ce n'est pas eux qui feront.
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je plussoie en pensant également que des graines ont été semées, au regard du TINA, de revenu universel, de changement des institutions, de renouvellement politique, dans les risques écologiques (perturbateurs endocriniens/ agriculture bio ....)
Le regard de nouvelles générations élevées dans les "quartiers" ou non et dans la manière de vivre le travail, de communiquer, de se déplacer hors de son lieu de naissance change qu'on le veuille ou non (15 ans après pour ceux qui l'ont vécu) ... ces graines auront, je l'espère, au moins cinq années pour s'enraciner et faire entendre de nouvelles voi(x)es notamment dans les médias.
Par HBK

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Une réaction excessive à un propos excessif. La surenchère n'arrangera rien.

Édit : Je parle des "chantages à l'abonnement" bien sûr.

Rentrer dans le lard des forumeurs mécontents ne me semble pas être une grande idée. Et ça n'a rien à voir avec "l'indépendance".

On a plus que jamais besoin de dialogue, pas d'injonction.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:19 le 28/04/2017 par HBK.
Par ManuTOO

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Macron ou Lepen ? Qui est le pire ?

Si on est de gauche, on nous gave depuis Dimanche pour voter Macron, sinon on serait des "salauds" ( [twitter.com] ).

Evidemment, personne ne tape sur les électeurs de Lepen, qui eux doivent être des gens très bien. Tellement bien que Macron leur a fait du pied hier dans l'Emission Politique de TF1 : " « Tolérance zéro » en matière de sécurité / 15 000 places de prison / La détention de stupéfiants est souvent sans suite. Je veux qu’il y ait une réponse immédiate, l’amende d’au moins 100 euros / etc." (http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/28/emploi-terrorisme-second-tour-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-emission-sur-tf1-d-emmanuel-macron_5118975_4854003.html )

Par contre, pour les gens de gauche, rien, nada, allez-vous voir chez les Grecs si vous osez demander quoique ce soit d'autre que du mépris et des injonctions au "votutile" contre la bête infâme.

Mais justement, attardons-nous sur la bête infâme. Enfin avant ça, il faut montrer un peu patte blanche afin d'avoir une toute petite chance de ne pas me faire traiter de facho par tous les gens qui veulent penser à ma place. Je n'appelle pas au vote pour Lepen, ni Macron, ni blanc. Chacun fait ce qu'il veut en conscience. Je veux juste apporter des perspectives, et peut-être aider les gens pas-de-gauche à comprendre pourquoi ce ne m'est pas possible de voter ni pour Macron, ni pour Lepen.

Donc la bête infâme. 1930. Les heures-les-plus-sombres-noires-de-notre-histoire. Le retour de Hitler, c'est bien ça qu'on veut en ne votant pas Macron, n'est-ce pas ?

Bon ok, moi aussi je connais l'histoire de France et du monde, j'ai vu 5 fois la Grande Vadrouille quand j'étais petit.

Mais au delà de ça, si on réfléchissait un peu ? Je sais, c'est dur pour beaucoup de gens des médias en temps normal, donc commencer entre les 2 tours, moment passionnel et émotionnel au possible avec la configuration actuelle, ce n'est pas évident. Mais tentons le coup malgré tout.

Donc, depuis 1930 et tout le toutim, l'extrême droite a disparu et a été cantonnée dans un petit coin ? Non. L'extrême droite est arrivée au pouvoir en Autriche en 2000, en Suisse autour de 2010, en Italie dans les années 2000, et a eu assez de succès au Danemark et aux Pays-Bas pour soutenir des gouvernements début années 2010.

Et alors ? Alors, pas grand chose. Aucun d'entre eux n'a annexé la Pologne, ni n'a fait un blitzkrieg sur leur voisin, ni même déporté de juifs.

D'après la journaliste qui a compilé les résultats de l'exercice du pouvoir par l'extrême droite en Europe, dans cet article [www.caminteresse.fr] , la seule conséquence est la diffusion de ses idées nauséabondes et une légère inflexion les politiques.

Voilà, c'est sûr cela ne fait pas bien envie, mais il y a tout de même une légère différence de degré avec la peur irrationnelle que l'on essaye de nous faire gober depuis quelques jours (enfin, cela a démarré en 2002, quand même).

Mais mais, me direz-vous, ne devrions-nous pas faire le maximum pour éviter ça, malgré tout ?

Et là, je vous répondrai : on l'a déjà pas évité. Et oui, le FN sans être arrivé au pouvoir suprême ni avoir jamais eu une quelconque influence notable au parlement a déjà profondément influencé notre politique. Pour ceux qui ont la mémoire courte, c'était sous Sarkozy et Fillon, c'était prétendument pour faire revenir l'électorat sous le giron républicain. En vrai, c'est le giron républicain qui s'est fascisé, avec le débat sur l'identité nationale en tête de proue, et autres joyeusetés chères au FN.

Donc en gros, on a déjà goûté aux conséquences du FN au pouvoir, sans qu'il y soit. Merci la droite.

Et on nous agite un gros chiffon rouge pour nous faire bien peur, pour une éventuelle infamie future, mais en oubliant soigneusement l'infamie bien réelle, d'aujourd'hui et non pas d'éventuellement demain qui est le libéralisme aveugle qui sévit dans notre monde depuis des dizaines d'années et qui fait souffrir, hier, aujourd'hui et demain, une part de plus en plus importante de la population.

Bon, ce sont les pauvres qui souffrent, donc ils comptent pas vraiment pour notre belle médiacratie. Les pauvres, ils sont là pour fermer leur gueule, et voter pour le gentil libéralisme pour contrer le méchant FN, une fois tous les 5 ans, et puis basta.

Et c'est la police de Sarko et de Hollande qui est plus que brutale ( [www.lemonde.fr] ) ; on n'a pas eu besoin d'avoir le FN pour qu'une frange non négligeable de la police tombe dans le fascisme. Avez-vous jamais entendu un "républicain" proposer un plan pour lutter contre ça ? Ils s'offusquent tous à chaque bavure (sauf le FN), mais au final ça ne fait qu'empirer.

Ce qui me paraît clair, c'est que le FN veut le pouvoir pour taper dans la caisse au maximum. Mais là encore, ils ne seront que dans les pas des experts précédents : Sarkozy, Fillon, Chirac, et co. (http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/31/comment-s-enrichit-jeanne-le-microparti-de-marine-le-pen_4567011_4355770.html )

En conclusion, si vous voulez me faire voter pour continuer à détruire les classes populaires, le bas de la classe moyenne, la planète, l'intérêt commun, et au final la paix, il va falloir me trouver mieux que l'épouvantail FN ; il a bien marché pendant des années, mais là il est arrivé à expiration.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 09:32 le 28/04/2017 par ManuTOO.
Par HBK

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Putain, merci !

(cette vulgarité est-elle molle ou dure ? vous avez deux heures)
Par JIEM 92

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Bonjour
Voté et revoté
Et tout ces médiocrates (y compris Daniel ces jours ci) ne se posent pas la question qu'ils ont fait La Pen en laissant faire les Sarkozy et Hollande. Les casseurs qu'ils vilipendaient en fait c'était eux… les casseurs mou comme dirait Daniel !!!
Par amenbroken

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Vous avez globalement raison à part qu'il y a plusieurs différences :
- quelles sont les statistiques des agressions racistes/homophobes dans les pays où l'extrême-droite arrive au pouvoir ? Aux USA elles ont augmenté.
- la sortie de l'UE : vous la voulez vraiment ? Même si elle n'a pas du tout réglé tous les problèmes, la supprimer purement et simplement serait un signe d'éloignement des peuples, quelque-chose de contraire aux intérêts à long terme de la gauche.
- la situation internationale explosive : Brexit, conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, Trump aux USA ; vous pensez vraiment que Le Pen la Poutinophile peut calmer le jeu ?
- la crise des migrants : Le Pen est probablement la pire pour la gérer.
Voilà, c'est ça le mot : la pire.
On vous demande pas d'aimer Macron, mais d'être pragmatique. Notre ennemi c'est l'extrême-droite. Avec Macron, on continue de s'y enfoncer doucement ; avec Le Pen on y va la tête la première.
Bien sûr, on aurait préféré que le 2ème tour soit Frédéric Lordon vs Thomas Piketty. Hélas, il faut composer avec les autres "citoyens" ; comme on sait qu'on n'arrivera jamais à convaincre les racistes, on se tourne vers des gens intelligents qui seraient susceptibles d'améliorer les choses.
D'où les injonctions, dures ou molles je vous laisse juger.
Par Thau

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Dieu sait qu'il m'est très désagréable de contredire une personne qui critique Le Pen, mais je veux souligner à quel point vos arguments sont stériles :
- l'augmentation statistique des agressions racistes aux USA ? alors que l'extrême droite (j'imagine que vous faites allusion à Trump) est au pouvoir depuis 4 mois ?
- la sortie de l'UE ? loin d'être faite. Quant à démontrer que la poursuite des politiques d'austérité lui seraient préférables...
- Macron et sa clique plus capables pour calmer le jeu à l'international ? et par quelle magie ?
- idem pour la crise des migrants... que ferait Le Pen qui serait pire que ce qui se fait aujourd'hui ?

etc.. relisez le post auquel vous répondez : il ne s'agit plus d'affirmer que ce serait pire avec Le Pen, il faut le démontrer...

l'état d'urgence permanent, les perquisitions, les assignations à domicile ? c'est sous Hollande
les violences policières, en toute impunité ? sous Hollande et Sarkozy avant lui... et encore avant...
le mépris pour les migrants et leurs vies... idem
le débat nauséabond sur l'identité nationale... sous Sarkozy
les polémiques à répétition sur le voile, le burkini et les musulmans "qui sont pas comme nous"... Hollande, Sarkozy et leurs cliques
les roms "qui sont pas comme nous" ... Valls
il y avait un billet de blog, il y a 1 ou 2 ans, de Julien Salingue peut-être, mais je n'en suis pas sûr, qui faisait le point sur la façon dont chaque sujet nauséabond, chaque pas, chaque dérive vers l'extrême droite de nos gouvernants, faisait oublier la précédente et craindre la suivante, si bien que nous ne prenions plus le temps de nous retourner et que nous n'avions même plus conscience de l'accumulation... et c'est peut-être là votre soucis : vous ne voyez pas que votre barrage contre l'extrême droite est percé depuis longtemps..
Par amenbroken

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ah mais vous avez tout à fait raison, le barrage contre l'extrême-droite est percé.
Le gvt Hollande est raciste, adoube les violences policières, emmerde les journalistes...
Mais le gvt Le Pen le sera encore plus. S'il faut absolument vous le démontrer, regardez ce qui se fait dans les municipalités FN.
Par Thau

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Et que se fait-il dans les municipalités FN qui ne se fasse pas (ne se soit jamais fait) ailleurs ?
- les maires autoritaires et les conseillers sevrés d'infos et écartés des décisions ?... rien de nouveau sous le soleil, droite et gauche sont coutumiers de ces pratiques, dans des grandes villes, des départements, des régions...
- les associations privés de subventions ?... ici aussi, il s'agit d'une pratique récurrente...
etc...
Le Pen fera pire que Hollande ? probablement.

Mais qu'est-ce qui vous assure que Macron, lui aussi, ne fera pas pire ?

Le Pen sera contrainte par un Parlement dans lequel elle sera minoritaire, des institutions juridiques non acquises à sa cause, des régions, départements d'opposition, etc... Macron, c'est moins sûr.
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Un p'tit docu pour vous renseigner ?

Mains brunes sur la ville

Personnellement, je l'ai dit, je ne voterai Macron sous aucun prétexte, mais de là à banaliser le FN, faut pas abuser…
Par Thau

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Vous et amenbroken ci-dessous dites le contraire l'un(e) de l'autre.

Amenbroken considère que la différence serait quantitative.

Vous que la différence est qualitative.

Et je suis prêt à vous croire.
Si le FN est un parti fasciste et que son exercice du pouvoir sombrera dans le fascisme, alors il faut le dire et l'expliquer.
Le décrire cet exercice du pouvoir : dire en quoi il sera pire que l'état d'urgence, les violences policières, la justice à 2 vitesses, la stigmatisation des musulmans, etc...

...et arrêter avec les "sortir de l'europe c'est caca", "Le Pen la poutinophile", etc... les insoumis les ont pris dans la gueule avant le 1er tour, ils ne risquent pas d'y être sensibles. C'est ce que je voulais exprimer dans ma première réaction, lorsque je disais à Amenbroken que ses arguments étaient stériles.
Par amenbroken

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Le PS et l'UMP étant déjà des partis liberticides, ce qui serait surprenant ça serait que le FN ne le soit pas.

Désolé mais oui, sortir de l'europe c'est caca et Le Pen est poutinophile.
Il se trouve que c'est vrai pour MLP : elle veut sortir de l'Europe, ce n'était pas le cas de JLM (normal donc que cet argument ne fasse pas mouche)
Et elle est aussi poutinophile (ce qui n'est toujours pas le cas de JLM).
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ah, c'est vrai, je ne suis pas sur la même ligne que amenbroken (mais y'a moyen de s'entendre quand même), je ne suis pas intervenu pour appuyer son avis mais juste pour donner le mien. Les mairies FN, de ce que j'en ai lu et vu, c'est tout un environnement nauséabond, on ne se fait plus confiance entre voisins, la propreté de la ville n'est pas assurée dans les quartiers populaires, aucun effort n'est fait pour permettre aux étranger(e)s d'apprendre à parler français, …
Ça pue bien du cul !

Quant à la sortie de l'Europe, disons que je me suis laissé convaincre par JLM et la FI qu'il était possible de changer l'UE en profondeur, disons que j'ai des doutes, et que en dernier recours on en sort, et c'est pas caca !
Par amenbroken

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C'est une question de gradation. On n'est pas dans le qualitatif, mais dans le quantitatif.
Ça se fait déjà ailleurs, mais ça se fait moins.
Dans les mairies FN, les journalistes sont "encore plus" maltraités. Il y a "encore plus" de subventions sucrées.
Avec Macron on ira aussi dans le mur, mais moins vite. Ça nous laisse du temps pour réfléchir.


Le Pen minoritaire au Parlement ? Peut-être, peut-être pas. La droite officiellement non-extrême nous prépare sans doute quelque-chose. Et ils seront ravis de voter les lois du FN, c'est juste qu'ils ne seront plus ceux qui les écrivent.
Les institutions juridiques ne sont pas acquises à la cause de Le Pen, mais sont-elles acquises aux gouvernants habituels ? Je n'en suis pas persuadé.
Et les régions et les départements d'opposition n'empêcheront pas le FN de faire des lois.

Bref, votre point de vue est paradoxal : vous faites confiance à des institutions dont on voit très bien qu'elles sont malades pour faire barrage aux exactions du FN.
Elles n'arrivent déjà pas à faire barrage aux exactions du PS et de l'UMP...
Par shuppy

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
Dieu sait qu'il m'est très désagréable de contredire une personne qui critique Le Pen, mais je veux souligner à quel point vos arguments sont stériles :

- l'augmentation statistique des agressions racistes aux USA ? alors que l'extrême droite (j'imagine que vous faites allusion à Trump) est au pouvoir depuis 4 mois ?




[www.huffingtonpost.fr]
Par Thau

Re: Injonctions molles, injonctions dures

phénomène observé sur 3 mois... à peine quantifié, et pas du tout mis en perspective.
Par Winston

Re: Injonctions molles, injonctions dures

D'accord avec vous "amenbroken".

Les autres vous souhaitez quoi l'anarchie ? La sortie de l'UE et de l'euro ce n'est pas que tuer la France, mais aussi l'Europe (et son supposé humanisme). La France n'est pas l'Autriche avec tout le respect que j'ai pour eux. Connaissez-vous votre histoire? Je ne connais d'empereur de pays petit.

"Thau" vous réfutez les derniers arguments arguant le manque de preuves mais vous n'en n'avez pas plus. Qui gagne?

Mme Le Pen n'est pas au pouvoir, nous ne pouvons pas comparer en chiffres mais en qualité. La qualité de ces arguments laisse présager que oui peu importe le constat de la situation actuelle, elle veut que ça soit pire. Ne pensez-vous pas que les luttes manifestants/policiers augmenteraient sous une présidence Marine Le Pen ? Ce corps serait totalement assimilé à l'image de Madame. Je ne parle pas des dégâts matériaux et humains que causeraient de telles violences.

Il y aurait encore moins de boucliers pour lutter contre les discriminations. On peut concéder une qualité à Macron c'est son ouverture d'esprit et son plus grand respect des minorités non ? (Le programme économique je n'approuve pas, je précise pour ceux qui me prendraient pour un progressiste)
Par ManuTOO

Re: Injonctions molles, injonctions dures

@Winston,
ce que je veux c'est qu'on arrête de m'insulter parce que je ne vote pas Macron alors qu'il n'a pas besoin de mon vote pour gagner.

Et je souhaiterais qu'on arrête de raconter strictement n'importe quoi en criant au loup non-stop pour se faire peur et oublier comment on en est arrivé à la situation actuelle... :-)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:08 le 28/04/2017 par ManuTOO.
Par Thau

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Afin de clarifier les choses, je précise que oui, l'élection potentielle de Le Pen me fait peur.
Et oui, je connais assez bien l'histoire politique allemande entre les deux guerres mondiales.

Mais je sais aussi que la peur est mauvaise conseillère.

Et que le Macron ouvert d'esprit et respectueux des minorités, moins enclin à user de la force pour faire taire la contestation, etc... ce Macron là est un mirage...

Pour le dire autrement, je me méfie de l'évidence "Le Pen est pire que Macron".

Cela étant, il est possible que je vote Macron le 7 mai. Mais ce sera par pure stratégie, parceque je pense à 2022 et que c'est à mon sens dans l'intérêt des Insoumis qu'il soit élu et que le Front National échoue encore.
Par ManuTOO

Re: Injonctions molles, injonctions dures

@amenbroken,
je suis d'accord avec la réponse de Thau, mais je veux rajouter une perspective (c'est mon truc les perspectives ;-) ).

Au jour d'aujourd'hui, il n'y a quasi aucune chance de Lepen gagne, même si Macron continue d'être aussi nul, il a trop d'avance dans les sondages : [fr.wikipedia.org] .

Donc actuellement tout ce qui peut être dit pour me faire peur de Lepen, c'est de la politique-fiction. Cela n'empêche pas d'y réfléchir, mais c'est important d'en être conscient pour savoir sur quoi on est en train de réfléchir (comme c'est important de comprendre qu'on ne parle pas de voter pour ou contre la déportation des juifs ou quelque chose d'équivalent quand on parle de Lepen).

La mondialisation nous a été vendue il y a longtemps avec le fait qu'une génération serait sacrifiée pour arriver à un équilibre mondial où tout le monde serait heureux (je schématisme un poil grossièrement, mais c'est l'idée ;-) ). Là on arrive au seuil de la 3e génération sacrifiée, et il n'y aucune amélioration en vue, à part pour les très riches et méga-riches qui captent une bonne part des richesses.

En gros, la situation est là pour durer, et Macron est un clou de plus dans le cercueil de l'espoir d'avoir un monde plus juste. Lepen au pouvoir, avec très probablement pas de majorité au parlement, cela donne probablement 5 ans encore plus durs qu'actuellement, mais probablement pas 3 générations perdues, et cela casserait très probablement la dynamique actuelle (ie: voter libéral pour éviter le fascisme). Notez les 4 "probablement", je ne suis sûr de rien..! :-)

Donc si en tout connaissance de cause vous voulez voter Macron car vous jugez que cela donnera les meilleures conséquences, ça me va, c'est la démocratie, l'important c'est d'avoir fait l'effort pour pouvoir faire un choix éclairé.
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures

D'accord avec vous "jusqu'ici tout va bien !" selon les sondages de la semaine. Macron serait élu nonobstant abstention ou votes blancs et nuls
Par ManuTOO

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Intéressant le détail : depuis Lundi, moins d'électeurs de Fillon vont voter pour Lepen, et moins d'électeurs de JLM vont voter Macron, et les 2 s'annulent ce qui fait que cela ne change pas le résultat final...

Donc il n'y a vraiment pas de raison de s'inquiéter. Macron, Président le plus mal élu de l'Histoire (ie: avec le moins de voix), cela ne me dérangerait pas... :)
Par eponine

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Au niveau des "regrets", à part les abstentionnistes, ce sont les électeurs de Marine Le Pen qui regrettent le plus leur vote (8%), suivis par ceux de Fillon et Hamon (7% chacun).
Prochaine vague du Cevipof le 3 mai pour affiner.
Par Thau

Re: Injonctions molles, injonctions dures

voté aussi
et je rajouterais un point : si le FN est à ce point anti républicain et un tel danger pour la démocratie, pourquoi est-il autorisé ?
(je ne serais pas étonné que Mélenchon revienne d'ailleurs sur ce sujet ce matin).
Je précise que je ne sais pas encore ce que je ferai le 7 mai.
Par euromix

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je suis d'accord, on a pas besoin d'élire le FN pour profiter de sa politique.

J'ai voté contre Sarko qui envoie des enfants, **de enfants** en centre de rétention. Hollande fait pire. Et Macron fera encore pire évidement. Mais eux, ils ne sont pas fasciste n'est ce pas ?
Par shuppy

Re: Injonctions molles, injonctions dures

. L'extrême droite est arrivée au pouvoir en Autriche en 2000, en Suisse autour de 2010, en Italie dans les années 2000,

Le FPO ( en Autriche ) est entré au gouvernement au sein d'une coalition, de même que la Ligue du Nord en Italie, le fédéralisme Suisse empêche une trop grande concentration des pouvoirs.

Aucun d'entre eux n'a annexé la Pologne, ni n'a fait un blitzkrieg sur leur voisin, ni même déporté de juifs. les traditions se perdent
Par ManuTOO

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Pour l'instant, il faudrait aussi à Lepen une coalition avec Fillon pour dégager une majorité, donc on est dans une situation proche qui me semble relativement comparable.

Bon, c'est clair que c'est pas un ticket qui fait rêver, donc réveillez-moi si Macron descend en dessous des 52%, je me réserve le droit de réviser ma position... ;-)
Par cécile clozel

Re: Injonctions molles, injonctions dures

je me laisserai un intervalle de confiance un peu plus large, quant à moi...
Par shuppy

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:


réveillez-moi


Je vous vois venir : vous allez en profiter pour m’engueuler :(
Par clive

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Malgré toute l'indépendance que vous affirmez avoir (au fait cette histoire de TVA?) les gens que nous sommes restent conscients que vous êtes sur la payroll de Drahi via Libération, et que tous les journalistes en début de carrière qui se succèdent à un rythme soutenu ici font ce qu'il faut pour ménager leur avenir dans les médias de l'oligarchie, à l'image de vos ex-collaborateurs.
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Par Lyonnais

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Mélenchon, la meute et la dignité

par Jacques Sapir · 28 avril 2017

Depuis que l’on connait les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, depuis donc dimanche soir dernier, Jean-Luc Mélenchon doit faire face à une pluie de critiques aussi indécentes qu’injustifiées. La cause en est sa décision de ne pas prendre position par rapport au duel entre Mme Marine le Pen et M. Emmanuel Macron. On l’accuse alors de tous les maux dans un emballement hystérique ou l’on manipule les faits de manière honteuse. Encore une fois la meute des journalistes à gages se déchaîne. Elle se déchaîne avec une rare impudence et révèle en cela son choix politique en faveur des options rétrogrades défendues par Emmanuel Macron. Ce « jappellisme », pour user d’un néologisme inventé par certains journalistes démontre la transformation massive, mais certes pas totale, des journalistes en propagandistes. Nous en avions eu un avant goût lors de la campagne pour le référendum de 2005.

J’ai souvent critiqué Jean-Luc Mélenchon, par voie de presse ou à travers ce carnet. Je continue et je continuerai à le faire sur une série de points. Mais, je tiens à dire aussi que je le soutiens ici face à cette meute qui hurle à la mort, qui jappe et qui cherche à mordre. Je le soutiens parce que je défends son droit à refuser ce choix qui lui est présenté. On peut critiquer politiquement sa position et l’on peut en débattre. Rien cependant ne justifie les attaques odieuses dont il est l’objet ni la campagne sauvage de dénigrement dont lui et son mouvement, la « France Insoumise » sont aujourd’hui la cible.

Car, quelles que soient les critiques que l’on peut faire à Mme Marine le Pen, et j’en ai fait quelques unes dans ce carnet, la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN. A prétendre que le FN est « antirépublicain » on s’expose de plus à une contradiction évidente : si ce mouvement fait courir un danger à la République, il devrait être interdit et ses responsables emprisonnés. Si tel n’est pas le cas, c’est que ce parti n’est pas un danger pour la République.

A vouloir se draper dans l’Histoire, cette meute journalistique et écrivassière se prend les pieds dans le tapis. Le programme défendu par Mme Marine le Pen est un programme populiste, avec ses bons mais aussi ses mauvais côtés. C’est un programme souverainiste, même s’il n’est pas exempt de dérapages, comme sur la question du droit du sol et de la protection sociale. On peut le contester, on peut même le réprouver. Mais, en faire un épouvantail est d’un ridicule achevé. Non, nous ne sommes pas dans l’Allemagne de 1933. Nous ne sommes même plus dans la France de 2002. Les choses ont profondément changé, sauf peut-être l’inconscience crasse de cette meute bavante qui nous rejoue la même partition qu’elle nous avait jouée lors du référendum de 2005. Et, il faut le souligner, elle avait été battue à l’époque !



Le programme d’Emmanuel Macron, quant à lui, ne fait guère envie, et c’est le moins que l’on puisse en dire. C’est un programme de soumission à la mondialisation et à son bras armé qu’est la politique du gouvernement allemand. C’est un programme de destruction du droit du travail, un programme d’ubérisation de la société. Au-delà, c’est un programme qui porte un projet de société dans laquelle les individus seraient entièrement atomisés, livrés à la loi du marché et à la règle du « froid paiement au comptant ». Ce programme soulève des très grandes inquiétudes. Ces inquiétudes sont légitimes. Elles interdisent de voter pour Emmanuel Macron. Que certains considèrent même que ce programme fasse courir à la France un danger plus grave et plus immédiat que celui de Mme Marine le Pen peut se comprendre et, en tous les cas, on doit pouvoir s’entendre. Cela ne fait nullement de ceux qui défendent cette position des suppôts d’un fascisme d’autant plus imaginaire qu’il est dénoncé avec une rare outrance. M. Macron se prétend porteur de « valeurs » radicalement contraires à celles de son adversaire. Ce faisant, il montre surtout qu’il confond les valeurs et les principes et qu’il ne sait pas ce qu’il dit. Cette hystérisation du discours, elle aussi, inquiète grandement.



Il n’est pas question, dans ce carnet, de donner une quelconque consigne de vote. Outre que ce n’est pas le lieu, l’auteur ne s’en voit pas la légitimité n’ayant nulle responsabilité dans la vie politique, syndicale ou associative. De plus, et jusqu’à plus informé, le vote est secret. C’est justement l’un des « principes » de la République, et non une « valeur » comme le prétend Emmanuel Macron.

Mais, quand quelqu’un comme Jean-Luc Mélenchon se voit injustement attaqué et outrageusement caricaturé, quand la majorité de la presse vire à la propagande, ce qui dénote là un risque bien réel de totalitarisme mais dont les sources sont plutôt parmi les soutien d’Emmanuel Macron que de Marine le Pen, alors il est de mon devoir de lui apporter mon soutien. Cela n’efface nullement les critiques que j’ai pu lui faire, et c’est sans préjudice des critiques que je pourrai lui faire à l’avenir (et l’inverse est tout aussi vrai, quant aux critiques qu’il m’a faites et celle qu’il pourrait me faire). Sa position est digne, elle est courageuse, elle est compréhensible et ce même sans qu’il soit besoin de la partager entièrement. Le dire aujourd’hui est une question d’honneur politique, mais aussi de salubrité publique. Ce sont les comportements de meute des journalistes qui aujourd’hui ne le sont pas, et qui font peser un véritable risque sur la démocratie en France. Il faudra bien un jour nettoyer les écuries d’Augias.
Par Tristan Le Gall

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Sapir qui fait la propagande du FN. Et dire que certain le considère comme encore "de gauche", j'espère qu'ils ouvriront les yeux.
Par jeanbat

Re: Injonctions molles, injonctions dures

et Tristan Le Gall, qui le voit à gauche?
Par Gwir

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Le Gall... sérieusement... comment dire?... nan rien... vous ne comprendriez pas...

Et ruffin il est mlp?...

Bon à part vous, je m'adresse aussi à tous les autres illuminés qui voient du Fascisme partout, que j'invite d'ailleurs à aller lire un peu d'histoire de France et Européenne pour savoir de quoi ils parlent tous ces braves gens... (le brave est au second degré hein... prpre et figuré...); Et donc, je m'adresse à eux, ainsi qu'à D.S. qui s'en prend d'un seul coup à une de ses lectrices et forumeuse... Il est quand même singulièrement étonnant de voir tous ces pseudos antifas se faire les chantre de l'appel au plébiscite de leur Macron, avec lequel ils s'empressent de bien prendre leur distance en amont ou en avale de leur intervention, en décriant son côté libérale, pour ne pas dire ultra-libérale, mais, comprenez brave gens, "l'autre" est "pire", bien évidemment qu'elle l'est, chacun sait, puisqu'elle est "facho/nazie"... mais alors me direz-vous, pourquoi son parti est-il légal?...
Ahhhh ça, c'est plus compliqué que ça... Jospin reconnait invention sémantique Fasciste.

Cela me tape sur le système que l'on vienne, élection après élection, détruire, car il n'y a pas d'autres mots, toute forme d'expression démocratique par ces demandes, que dis-je? par ces "sommations/injonctions" de vote "contre"... je suis désolé, qui que vous soyez, mais j'assume pleinement ma volonté de ne pas voter pour ce programme et cet homme, qui représente pleinement l'ultra-libéralisme, qui lui, il fut un temps, fut prôné par les Fascistes Italiens justement... et ce n'est qu'à cause de la crise de 29, que Mussolini qui le prônait au départ est revenu dessus... mais passons... Bref, Si les gens veulent voter blanc, qu'ils votent blancs, s'ils veulent s’abstenir, ce qui est la meilleure façon, selon moi, d'exprimer le "non plébiscite" sollicité... qu'ils le fassent... que ceux qui veulent voter pour l’ultra-libérale le fassent s'ils le veulent, etc.

Mais de quel droit devrait-on être jugé par ceux qui, année après année, jour après jour, passent leur temps à soutenir et mettre au pouvoir les mêmes qui font monter le FN?... C'est d'une hypocrisie sans bornes... ça en serait d'ailleurs une "farce" digne de tartuffe, si ce n'était aussi affligeant et dramatique... J'ai hâte d'entendre vos explications, ainsi que celels de tous les éditocrates et autres "people" "en marche" pour les 5 ans à venir... et leurs analyses et auto-critique (j'espère...) sur le résultat de l'augmentation à nouveau des partis dits: de "non de gouvernements" et notamment le FN... après 5 années de politique ultra-libérale avec la "caution" du "plébiscite" des urnes... "vous" serez responsables "tous autant que vous êtes"... et non les abstentionnistes justement... Car c'est "vous" qui aurez voté... n'inversez pas les rôles...

D'ailleurs, vous, tout comme les autres msm, on ne vous entend "jamais" appeler à la "lutte" contre les 49.3... l'état d'urgence qui perdure et qui vise des manifestants écolos par exemple pendant la cop 21... et les assignations à résidence inhérentes... et j'en passe; Dignes de pays "totalitaires" pour le coup... tout comme l'est la demande de "plébiscite"?... Vous souhaitez quoi? un score de dictature?... à quelle fin?... qu'il passe ce qu'il veut pour ses lobbies en se prévalent d'un score digne d'un dictateur?... C'est risible et pas sérieux... et je dirais "dangereux et irresponsable"... car, et on en arrive à ma conclusion, bien que l'on pourrait disserter des heures sur le sujet... à force de "laisser faire et cautionner" les différentes politiques de Valls, Hollande Sarkozy, etc. etc. depuis 15 ans, qui ne font qu'appliquer les feuilles de route de l'UE, on en arrive à ça... le FN au deuxième tour... ET votre remède?... en remette une couche sur les causes de leur progression... je n'ai qu'un mot: pathétique... Et aux peureux, ou "idiots utiles du fn" selon moi, qui voudraient ressortir à nouveau l'argumentation du "mais vous vous rendez-compte si le fn passe?!?", je répondrais, et?... qu'avez-vous fait pour empêcher "au jour le jour ceci"?... n'avez-vous pas voté pour tous les tartuffes qui ont voté les lois qui les ont fait monter?... et vous voulez de moi que je cautionne et que j'accentue la chose?... vous rêvez... "démerdez-vous"... "et s'ils passent vraiment"?... et bien on verra... mais, jusqu'à preuve du contraire, ce parti est "légale", alors, à moins que vous ne me fournissiez l'article de loi qui me dit l'inverse... et dieu sait que ça me coûte de dire cela, mais franchement, quelle indécence vis à vis des abstentionnistes volontaires, qui, selon moi, sont les seuls qui peuvent au contraire limiter la casse en évitant le "plébiscite" recherché par les msm et les équipes d'EM. Alors respectez nous et surtout, respectez-vous et réfléchissez...
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

heu c'est quoi les msm ?
Par sandy

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Oui Sapir est vraiment en pleine confusion concernant le FN. Son biais de la sortie de l'euro l'aveugle.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Lordon :
"Le FN, ce terrible fléau, cette bénédiction"

Tout est dit.
Par Erwan

Re: Injonctions molles, injonctions dures

D'accord sur le fait que cette soi-disant frontière morale entre le bien républicain et le mal fasciste est une connerie.

Mais pas d'accord avec l'idée qui sous-tend votre propos, comme quoi en gros ça ne changerait pas grand chose. Non, ce ne serait sans doute pas les camps de concentration, mais ce serait tout de même une violence assumée contre tous les "non-français" réels ou vus comme tels. Ce serait des famille brisées, des clandestins intégrés de longue date renvoyés dans un pays qui n'est plus le leur, des réfugiés rejetés, des brutalités policières tolérées, des restrictions des libertés sous couvert de lutte contre le terrorisme, etc. Vous dites que c'est déjà le cas, c'est vrai. Ce serait plus, sensiblement plus. Plus d'humains abandonnés, méprisés, humiliés, maltraités, rejetés, sacrifiés...

Il y a déjà bien trop de violence et de haine de l'autre, pas besoin d'en faire la nouvelle norme.
Par ManuTOO

Re: Injonctions molles, injonctions dures

@Erwan,
ce que je dis, c'est qu'à la vue de l'histoire récente, le fait que cela changerait beaucoup de choses (ie: on aurait le 4° Reich) ne semble pas prouvé.

Que quand on dit on est les gentils, votez pour nous, sinon vous aurez les super méchants, encore & encore depuis 15 ans, alors qu'on fait déjà ce qu'on accuse les méchants de faire s'ils arrivaient au pouvoir, ça sent l'entourloupe.

Qu'on m'insulte si je m'abdique pas alors que mon vote n'est pas nécessaire, cela devient carrément pénible.

Et que je me rappelle qu'il y a 2 semaines mon candidat était censé être un bolchevique sanguinaire, et je me dis qu'il y a quelque chose de pourri dans l’empire.

Et que tout ça devrait être dans les têtes au moment de voter, au lieu de la propagande débile à laquelle on a droit depuis 5 jours.

Et si vous décidez de voter Macron parce que cela vous semble être la moins mauvaise solution, très bien. Peut-être même que je vous rejoindrai s'il descend trop dans les sondages. Mais qu'on arrête de nous insulter en nous prenant pour des idiots finis... :-) ( <= petit smiley pour montrer que je ne suis pas énervé et que je cherche juste à réfléchir ensemble :) )



Modifié 1 fois. Dernière modification le 16:55 le 28/04/2017 par ManuTOO.
Par Robert.

Re: Injonctions molles, injonctions dures

"s'il descend trop dans les sondages."
Forme subtile de l'injonction dure !
Par Erwan

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Bien d'accord avec tous vos points. Ce n'est pas moi qui critiquerai ceux qui refusent de voter Macron, et les discours manichéens des grands médias ça fait longtemps que je les écoute d'une oreille plus que distraite. A titre personnel, certes Macron est un pis-aller, mais il n'est pas aussi dangereux que Marine Le Pen pour les personnes les plus faibles qu'elle traite en bouc-émissaires.
Par Bellatrix

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ainsi donc, les injonctions des tuteurs de lierre seraient molles du fait qu'elles ne comportent pas de verbes à l'impératif.
Par Vincent

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Merci pour cette analyse. En effet, nous sommes arrivés à un moment où chacun sait très bien ce que les autres doivent faire et ne se prive pas de le dire.

Pour ma part (et je parle de moi uniquement pour qu'on ne m'accuse pas d'injoncter quiconque) :
- je n'écoute pas la radio pendant l'entre-deux-tours, pas plus que je ne regarde la télé ;
- je lis (avec ferveur) les éditos de DS ;
- je passe doucement d'une position d'abstentionniste pure et dure à une position d'agnostique, qui pourrait bien se concrétiser en un vote Macron ET un engagement actif auprès des Insoumis ;
- je constate que ne pas écouter les matinales a un remarquable effet anxiolytique.

Bonne journée et merci pour votre travail, ne changez rien ! (Ah zut voilà que j'injoncte avec dureté :)
Vincent.
Par OHbt

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Houlala Daniel... je ne sais quoi dire... La contagion des bras ballants me gagne... Je vais donc répondre par un lien, je ne saurais écrire mieux :

https://nanterrereseau.blogspot.fr/2017/04/face-au-front-national-reponse-aux.html
Par Catherine Roué

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Désolée mais je ne comprends pas pourquoi il faudrait voter justement pour un de ceux dont la politique déplorable n'a servi qu'à faire monter le FN. Alors certes la maison brûle mais on ne peut pas dire qu'on ne l'a pas vu venir et malgré tout, les derniers chefs de quinquennat et de gouvernement ont fait exactement ce qu'il fallait pour attiser le feu et nous demandent aujourd'hui (heu... pas Chirac, en tout cas je ne l'ai pas entendu) de réparer leurs conneries.
Quels qu'ils soient les résultats du 7 mai seront une catastrophe et ce ne sera pas parce que je me suis abstenue : ce sera le résultat de 30 années de politique de plus en plus libérale et de mépris vis-à-vis d'une classe populaire que l'on gave et tente de calmer à coup d'infos qui foutent la trouille et de vulgarités télévisuelles. Entendre les journalistes mainstream craindre pour leur liberté d'expression alors que voilà bien des années qu'ils s'autocensurent me fait doucement rigoler.
Ont-ils fait leur auto-critique ? Quels ont été (et sont encore) leurs partis-pris face aux divers mouvements sociaux, face aux grévistes, face aux "Nuit-Debout", face au programme de Mélenchon, ou sa volonté de ne pas se déclarer aussi rapidement qu'eux le désirent ? Ils se sont toujours mis du côté du pouvoir, sauf en fin de règne, quand il n'y avait plus trop de risques. Pour eux, si Macron passe bah, on reste entre-soi, rien ne change, si c'est Le pen, qui entrera en résistance et combien d'entre eux s'aplatiront ?



Modifié 1 fois. Dernière modification le 14:48 le 28/04/2017 par Catherine Roué.
Par Fred., de L.

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Quand on imagine avec qui on se retrouverait dans l’opposition si Le Pen passait, ça motive pour aller voter...

J'ai encore la ferme intention de m'abstenir. Mais voilà plusieurs jours que je m'astreins à ne rien lire de mainstream... à ne pas participer aux débats.

Je développe :

Il faudrait sans doute expliquer qu’obtenir le pouvoir, c’est s’enraciner dans les institutions, placer ses pions sur le long terme. Gagner l’élection, ce n’est pas qu’appliquer un programme, c’est prendre pied pour un moment dans l’Etat.

On parle du racisme du FN... Mais en quoi le racisme actuel est-il moindre ? Le racisme actuel est soutenu par les structures du PS, qui maintiennent toutes les organisations progressistes sous pression afin de ne pas faire de vagues à ce sujet. Il faut voir comme d’un jour à l’autre, dès que le PS est contre ceci ou cela, cela fait plus de « bruit ». C’est compliqué à expliquer, mais il faudra un jour documenter la façon dont le PS a étouffé tous les collectifs « de gauche » pour qu’ils ne manifestent pas contre ce qu’ils devraient (par exemple, la façon dont ceux-ci n’ont pas participé à la lutte contre la Loi Travail, dont ils n’ont pas participé à la lutte pour un accueil digne des migrants, etc).

Il suffirait que le FN passe pour que d’un coup, il devienne légitime pour le PS de se plaindre des bavures policières, de la répression des manifestations, de l’état d’urgence qui n’en finit pas, de lutter contre l’islamophobie (nan, je sais, je rêve... mais pourquoi pas... faut voir ce que les démocrates sont capables de dire en ce moment aux US... après 8 ans au pouvoir).

Bref, ce pouvoir est inique, et finalement, afin de ne pas brouiller les cartes avec cet ennemi, il serait sans doute préférable de s’assurer temporairement de sa continuité, plutôt que de permettre à la vermine fasciste d’obtenir une victoire. Nous éviterions aussi que toute une frange de la population se sente légitimée dans sa volonté de guerre civile.
Par Fran?ois Chevret

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C'est très étonnant de voir comment une équipe de décrypteurs foncent tête baissée sur les clignotants qui focalisent les regards.
Il y a bien longtemps, c'était un autre siècle, à la télévision, Daniel Schneidermann avait conclu une émission d'ASI par une histoire qui m'avait scotché.
Des individus passent une frontière à plusieurs reprises et les douaniers, suspicieux cherchent en vain à trouver ce qui pourrait être caché. Et une dernière fois, un douanier demande au conducteur : "Mais vous pouvez bien me le dire maintenant, qu'est-ce que vous avez réussit à faire passer sans qu'ion le voit ? " Je vais vous le dire, cela fait des mois que ce que l'on passe , ce sont des camions… "

On se focalise sur les clignotants, on ne voit pas les camions. Pas besoin d'injonction, cela passe sous nos yeux.
Par GPMarcel

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Nous avons eu avec le petit Macron une campagne de drauche (plus "dr" que "auche").
Nous avons maintenant les injonctions modu ou lere ou more ou ledu.

J'opte pour modu car il est plus lable aux entournures et plus facile à glisser dans la poubelle ou poubil ( application stricte de la parité)
Par Kazoula

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Oh ! Toto Modu, Toto Marcel, redites-nous ça en lenga d'òc, c'est si prenant ! (Marquette, il n'est pas un peu mystique ?)
Par Jean-Ali-Lévy-Feuerbach

Re:

Votons pour le M.O.U ( Mouvement ondulatoire unifié de P. Dac créé en 1965 ).
( ou sans injonction, ne serait il pas possible de voter pour le MOU ? )
Par JeanChris

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Vous comparez vraiment un(e) internaute (plutôt poli(e) soit dit en passant, son ton révèle plus de la lassitude que de l'agressivité) et des éditorialistes influents ayant pignon sur rue ?
Bref.
Vous le dites très bien dans l'introduction : à force de se faire insulter, culpabiliser, infantiliser, caresser puis gifler par les médias, les électeurs vont en effet probablement n'en faire qu'à leur tête.

Macron a été bazardé dans la course par le CAC40, les médias et la vieille clique politique subclaquante et il s'avère qu'il a été mal "casté". Il est nul.
Si il se vautre, ce n'est pas aux gauchistes qu'il faudra s'en prendre, mais à l'oligarchie arrogante, aux médias inconséquents et aux électeurs du front national. Accuser les gauchistes, ce serait quand même d'une sacrée mauvaise foi ! Je sais qu'on est les boucs émissaires faciles depuis des décennies, mais là ça frise l'acharnement !
Par piree

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Il y a une bonne dose de vanités dans ces altercations... Je ne participe jamais aux forums d'ASI, même si je les lis régulièrement. Je n'ai pas compris de nombreuses réactions outrées des articles de DS qui sont des articles d'opinion, intelligente et utile comme souvent. Je n'ai pas voté au premier tour, je ne voterai pas au second, et j'ai un plaisir intense à lire des textes qui me font vaciller, qui me font douter, à discuter ces opinions qui ne sont pas les miennes. C'est le jeu d'une démocratie dont tant de monde est prompt à affirmer nôtre ou sienne, mais qui me concerne malheureusement de moins en moins.

On a tout dit sur cette campagne, ici ou ailleurs. Pour ne parler que de moi, ce second tour fait culminer une vacuité et une violence qui existait déjà dans nos quotidiens, et dont ASI permet d'en saisir certaines ficelles (big up à Alain Korkos pour la "Sensation Macron"). Pour ne parler vraiment que de moi, je n'ai pas 30 ans et suis jeune chercheur en science humaine dans une grande faculté parisienne, et tout va bien. Simplement, je ne sais pas si j'aurai un emploi en septembre, j'ai quelque mal à prévoir d'avoir des enfants avec la personne que j'aime depuis quelque temps maintenant, parce qu'elle aussi dans la recherche, nous ne savons pas si nous pourrons viver dans la même ville pendant les 3 à 5 ans qui viennent, et que tous nos amis qui s'installent en famille ont fait le choix du secondaire. Je pourrai dire que je ne vote pas Macron parce que je suis convaincu que le FN en sortira nécessairement premier parti d'opposition, qu'il sera à 40% dans 5 ans dans un paysage politique dévasté par les traîtrises et les inanités, parce que j'aurai bien trop l'impression de voter Daladier, parce que le CICe, parce que les copinages, parce que...

Mais tout le monde s'en fout hors les déjà convaincus qui prêchent à raison leur Lordon, leur Schneidermann, leur Lancelin... Et continuons à faire ça, c'est trop nécessaire. Non, je ne vote pas Macron parce que ma vie de jeune bourgeois intellectuel (on a tout fait bien : on parle anglais, on fait du sport, on aurait voulu être républicain, bonne dentition, même qu'on voyage beaucoup et qu'on se dit nous-mêmes mobiles) est déjà insupportable par rapport à celle de nos parents. Parce que le discours du front républicain est d'une rationnalité curieuse pour qui est né dans les années 80 et plus encore 90, et à connu certains itinéraires de banalisations du mal, mais je n'ai jamais parlé d'identité heureuse ni rien banalisé. Parce que j'ai entendu des journalistes vouer aux gémonies la proposition d'un candidat de quitter l'OTAN, lorsque les mêmes journalistes viennent d'achever un an à nous dresser cette étrange équation de Trump = Le Pen = Hitler. Et que Trump défend en six mois l'OTAN, la guerre, et serre les palluches de la Silicon Valley sans ambages... Et si je m'indigne de voir Le Pen diriger mon pays, il n'empêche que les Orban et les Trump, dans l'OTAN comme dans l'UE, posent moins de problèmes que Mélenchon et Tsipras à ceux qui m'intiment l'ordre de voter contre eux.

Je ne voterai pas tout simplement pour la raison qu'il paraît que les abstractions orwelliennes ont déjà pris le pas sur une humanité simple : on défend le pauvre patron, l'identité, on voit un candidat à la présidence de la République s'indigner devant des ouvriers qu'il "se fasse agresser personnellement" quand le quotidien de certaines classes moyennes (oui, moi) est déjà une agression alors devant des ouvriers, franchement, quand je voudrais simplement dire à la génération d'avant "voulez-vous des petit-enfants?" parce que nous galérons, car le macronisme est au-delà de sa stupidité la conséquence logique de d'un monde où l'intelligence a disparu. DS, le forum s'écharpe sur le "il EST mauvais" : je n'ai pas trente ans et n'ai connu qu'un monde aux institutions de médiocrité organisée, et comme dans certaines vidéos tournées récemment en Picardie, les dominés font la leçon d'humanité (intelligence, éthique, dignité) aux dominants. "Vous m'agressez en tant que personne!" "Non M. Macron, nous parlons des politiques"...

Alors les grandes théories, les professions de foi, les références historiques... Je m'arrête aux grandes évidences - les fameuses émotions sensibles dont un BHL ou autre verra le signe d'un proto-fascisme, ce qui est refusé de percevoir à quel point le fascisme se nourrit d'absurdités purement intellectualisés, livresques, rhétoriques et verbeuses forgées dans le capitalisme. Et Macron est trop évident : merci de me l'avoir avec d'autres fait comprendre avec finesse. Votez, ne votez pas, ça ne me regarde pas et les opinions de DS ne me scandalise pas d'autant qu'elles sont formulées dans cette humanité que j'essaie maladroitement d'évoquer. A la limite, j'en retiens la seule chose essentielle : l'attention aux visages qui nous entoure encore, et dont Macron est le visage acceptable aujourd'hui mais désastreux pour demain, et Le Pen reste indubitablement le masque odieux dont il est innacceptable qu'on puisse supposer qu'elle est équivalente avec les benêts en marche. C'est un peu idiot de chercher des visages sur un forum, mais les journalistes d'ASI incarnent cela à mes yeux : des visages dans un désert de nuques courbées.
Par DANIEL BERGET

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Le mieux dans ASI, ce sont les chroniques de monsieur Alain Korkos. Je le lis avec plaisir, gourmandise. Il prend sa retraite bientôt et moi, je pense que je vais en faire autant concernant mon abonnement.
Marre des salades, marre des commentaires de commentaires politiques et orientés.
Dommage.
Par DétecteurdeVérité

Re: Injonctions molles, injonctions dures

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Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:53 le 28/04/2017 par DétecteurdeVérité.
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Et bien, je découvre que mes mots sont publiés dans votre texte, mis à égalité avec ceux des éditocrates. Quelle promotion!

Bon tout d'abord je suis heureuse de savoir que vous lisez attentivement les forums. Et je souris un peu quand même. Alors comme ça vous êtes vexé??? Pas content d'être rangé dans le camps de ceux qui justement profèrent ces injonctions, molles ou dures? Et pour cela vous comptez mes verbes à l'impératif et démontrez impeccablement que le dictateur sommeille en chacun de nous. Bravo.

C'est de bonne guerre. Nous récusons les injonctions en exhortant ceux qui les profèrent de cesser de le faire. Bien.

J'aurais aimé que vous notiez que je n'oblige personne à voter, ou pas, à dire ou pas. Je n'exige pas des prises de position. Je demande à ce qu'on nous lâche les urnes, justement, et à ce que l'on cesse de nous indiquer la voie à suivre. Je n'exige qu'une chose: que l'on n'exige rien de moi, qu'on laisse ma conscience tranquille. D'où le sens de mon propos: vous avez votre point de vue, très bien, il est respecté. Mais à vous lire depuis quelques jours, on a le sentiment que tout autre point de vue est déraisonnable, qu'il nous faudra nous pincer le nez et y aller, le candidat fut-il calamiteux. C'est votre avis.

J'aurais aimé aussi que vous releviez que mes mots, nos mots ici sur les forums, n'ont pas le même poids ni la même portée que ceux balancés pendant la matinale d'Inter. On hurle? Mais c'est parce que nos voix sont étouffées sous les hurlements de la meute!

J'aurais apprécié que vous compreniez le sens de ces mots: c'est précisément parce que l'injonction (molle, ou dure, ou tiède, ou ce que vous voulez) est partout qu'il nous faut ici nous en éloigner pour aller au fond des images, des évènements. N'est-il pas plus salutaire et profondément utile de décortiquer et d'analyser le chemin que parcours tranquillement le FN pendant que nous nous étripons pour savoir qui va voter quoi, et est-ce qu'il faut voter ou pas? N'est-il pas autrement plus constructif de déconstruire le discours frontiste, de mettre en perspective ces fameuses injonctions et la place réservée aux membres du FN dans les chaînes de TV et autres médias?

ASi est un îlot, du moins l'est pour moi, où justement on s'éloigne des discours tout faits pour analyser, faire un "arrêt sur image" et posément réfléchir. Donc oui, de grâce, réfléchissons, analysons, pensons, décortiquons, et cessons de tortiller sur une décision qui est intime, personnelle, secrète et s'exprimera dans l'isoloir (ou pas). Le débat depuis dimanche est vif, partout on discute, on oppose les points de vue, on exprime une réflexion. Enfin le débat politique et démocratique est ouvert alors que cette campagne n'en avait donné que peu d'occasions. J'ai voté pour la première fois en 2002, et jamais une élection depuis n'a offert un tel débat sur le sens de la démocratie. Il arrive tard, mais enfin, il est là et j'ai le sentiment que nous gâchons cette opportunité de réfléchir.

Je précise afin d'écarter toute mauvaise interprétation, que c'est en toute amitié et avec le sourire (qui depuis dimanche me fait cruellement défaut, donc pour ça au moins, merci) que j'écris ces mots.
Par Finrod

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je plussoie l'analyse de "Cultive ton jardin" l'injonction dure n'est pas celle que vous désignez.

C'est celle des puissants, de ceux qui ont la parole, peut importe leurs manières de dire qui est objectivement l'injonction "dure".

Notre forumeuse, même si elle vous à effectivement "durement" mis en difficulté sur un forum confidentiel (mais brillant) n'est qu'une membre anonymement "molle" du peuple.

Un genre de "sans dent" version internet quoi :D
Par Titin

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C'est vrai que cette chronique m'a donné l'impression d'avoir été écrite par le modérateur du Monde ou de France Inter...
Par hmmm hmmm

Re:

Je ne trouve pas ça très joli d'afficher comme ça un abonné... Certes la forme de son post est un peu abrupte mais il n'a fait qu'exprimer sa pensée. Le ridiculiser d'un coup de projecteur n'est pas fairplay. Ça fait démonstration de force et ça me laisse un sale goût dans la bouche
Par john z'guéner

Re:

Je vous remercie de me défendre, mais je ne me sens pas ridiculisée. Juste rangée à tort dans le tiroir des "injoncteurs" (oui j'invente des mots, et alors? comme dirait l'autre), considérée finalement comme violente et totalitaire. Alors que bon quand même dans la matinale et sur les forums y a plus virulent que moi me semble-t-il....



Modifié 1 fois. Dernière modification le 10:06 le 28/04/2017 par john z'guéner.
Par john z'guéner

Re: Re:

J'ajoute, mon cher Daniel, que vous comptez mes verbes à l'impératif (et d'ailleurs tronquez mon message pour ne garder que cela), alors que mon post compte plus de phrases interrogatives et de verbes au présent de l'indicatif que de verbes à l'impératif. A vrai dire je ne fais pas de statistiques concernant la ponctuation et l'usage des temps et des modes.

Vous semblez signifier que mon propos porte exclusivement sur les consignes/no consignes de vote, alors que ce n'est pas mon sujet.
Par Roger

Re: Re:

Vous avez mon plein et entier soutient. Cette chronique de DS est pitoyable. Cette pseudo analyse sémantique renvoyant à égalité "Fais ce que je te dis" et "Laissez-moi tranquille" via l'argument fallacieux "si c'est la même forme, c'est donc le même fond" ne serais que pathétique si elle n'instrumentalisait pas votre message. Du coup elle en devient indigne.
Par Oblivion

Re: Re:

Au petit jeu de sélectionner des bribes de commentaires, je tente ma chance :

« Nous sommes au désespoir, on s'est encore une fois joué de nous », avez-vous écrit hier.

Mon injonction :

j’aime bien vos commentaires, ne changez pas.
J’aime bien lire des choses que j’aurais bien aimer penser ou écrire. :)
Par hmmm hmmm

Re:

Je ne vous ai pas trouvé ridicule, pas une seconde, bien au contraire. Je n'ai pas aimé la méthode de DS dans la citation de vos propos. Et vous vous défendez tes bien toute seule on dirait. Bravo
Par Klérian

Pfffff

Alors comme ça, c'est nous qui sommes dans l'injonction ??? On est renvoyes dos à dos avec la merde en boite délivrée par France inter ??
Et se faire traiter de têtes dures ?
Olala on fait des menaces en plus ??
Ben voyons....

Ouais, vazy, traite moi de tête dure. C'est sur que le 7 mais, c'est à fond sans moi et je sais pourquoi.
C'est le même tonneau que "Je suis Charlie" : en fait, c'est SOIT Charlie.
Du totalitorisme dans 'l'injonction.

Basta...
Par Gilles Vilain

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Selon un grand quotidien libéral en ligne : "la France qui brunche a peur". Or la peur, comme on sait, est mauvaise conseillère. Pas étonnant donc que cette France-là, tout à son effroi, persévère dans les erreurs du passé récent. Devant le spectre de Le Pen, elle s'affole en vociférant ses imprécations contre la seule force politique émergente qui est parvenue, en quelques mois, à endiguer le flux délétère de l'extrême-droite et de ses alliés conservateurs. En témoigne la progression du vote Mélenchon dans les catégories sociales vouée à l'impuissance par la déscolarisation, le sous-emploi et la relégation économique et sociale... Réduites à l'invisibilité par la vidéosphère et au silence par le jeu biaisé des institutions.
Ce sursaut de la Gauche, de nouveau campée sur son socle idéologique, est le fruit d'une campagne menée, non pas au nom de l'équité ou de la morale, mais pour la justice sociale et l'égalité... Sur la base d'un "programme commun" dont les mesures économiques s'inspirent plus du New Deal que du Gosplan et dont les réformes institutionnelles visent surtout à renforcer la responsabilité des élus au regard de leur engagements et à l'égard de leurs concitoyens.
Pour parvenir à leurs fins, tous les insoumis ne se sont pas contentés d'investir les réseaux sociaux. Ceux qui composent les groupes d'appui ont visité des cages d'escaliers au risque, parfois, de perturber le business des derniers dealers recalés par les managers d'Uber. D'autres ont sillonné les lotissements de la France péri-urbaine pour rappeler à ses habitants qu'ils doivent encore compter, dans les bureaux, les hôpitaux ou sur les chantiers, avec la diversité de la France du RER qui, comme elle, se lève tôt.
Ces activistes insoumis n'ont pas croisé beaucoup de "helpers" dans leurs pérégrinations. Les éditorialistes ont rarement fait état de leurs efforts sinon pour les présenter comme les sectataires d'un dangereux gourou... Quand ils ne les peignaient pas en guerilleros d'opérette à la solde des Tapioca bolivariens... Ou comme l'armée des ombres du Tsar de toutes les Russie... Pas un mot, pas une ligne en revanche pour expliquer l'attrait des jeunes et des classes populaires pour l'Avenir en commun ! Et le reflux, possible, sur cette ligne, des illusions mortifères du Front National.
Le problème est que leur potion néo-keynésienne, bien moins amère que celles qui l'ont inspirée, a un coût fiscal que les fers de lance de la République des satisfaits ne sont pas encore prêts à payer. D'accord pour circuler en Uber et défiscaliser le salaire de la nounou ivoirienne mais pas question de dépenser plus pour des hôpitaux, des écoles et des services publics que, de toutes manières, ils utiliseront de moins en moins. Et tant pis, si les salauds de pauvres, à force d'encaisser les coups des délocalisations, de la précarité et de subir tous les autres maux des réformes austéritaires, finissent par "mettre le brun", comme on dit en Picardie.
A défaut d'avoir jamais mis les mains dans le cambouis, "es "brunchers" ont désormais les pieds dans la gadoue. Est-ce à cause du changement climatique ou de la théorie du ruissellement? Non! C'est juste la politique qui reprend ses droits mais cela suffit pour que les "helpers" appellent à l'aide et que les "marcheurs", convaincus d'être harcelés par les cyber-cosaques du maréchal Poutine, se carapatent à grandes enjambées... Cela fait une occasion de plus pour que le clergé cathodique sermonne les hérétiques, forcément complices, qui refusent de se plier à ses injonctions électorales.
A ce stade, n'hésitez-pas à répondre à ces "pères-la-morale-républicaine" : vous êtes les principaux responsables du débordement nauséabond de vingt-cinq années de politiques néo-libérales. En Grèce, en Espagne et aujourd'hui, en France, une partie de vos concitoyens vous ont proposé d'en sortir par le haut. Vous avez caricaturés leurs solutions quand vous ne les avez pas insultés. Aujourd'hui, ne comptez-pas sur eux pour curer votre cloaque.
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Bravo et merci !

Ce forum est un régal !
Par Kazoula

Re: Injonctions molles, injonctions dures

"Ce forum est un régal" pour les "mélanchistes" (plaisant néologisme apparu sur ce forum) qui s'y abreuvent de propagande à flot continu. Ce "Gilles Vilain" est bénévole ou permanent ?
Par Gilles Vilain

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Insoumis, réfractaire, dissident et désobéissant "permanent" depuis 56 ans !
Par Gilles Vilain

Re: Injonctions molles, injonctions dures

« I would prefer not to » dit Bartleby, le clerc de notaire dissident de Melville.
Ce à quoi Deleuze répondait dans un cours de mai 80 à Vincennes : "Je fuis, je ne cesse pas de suivre, mais en fuyant je cherche une arme ?. Je cherche une arme, c’est-à-dire je crée quelque chose. Finalement la création c’est la panique, toujours, je veux dire, c’est sur les lignes de fuites que l’on crée, parce c’est sur les lignes de fuites que l’on n’a plus aucune certitude, lesquelles certitudes se sont écroulées."
Par GPMarcel

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Merci Gilles.
C'est cela, c'est cela même.
Je reviens à mes obsessions, cet éloge de la fuite de Laborit à Deleuze alimente cette "arme" redoutable qu'est le poétique de la Beauté...

Mais, je m'égare.
Par absolument

Re: Injonctions molles, injonctions dures

"Mélanchoniste" un lapsus orthographique révélateur : vous êtes un spectateur.
Par richie3774

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C'est lumineux. Merci.
Ce qui me rend très optimiste pour la suite des combats, c'est que les Insoumis ne courbent pas l'échine. Le nombre des contributions, l'éloquence des arguments, la vivacité des réactions prouvent que le mouvement est intellectuellement puissant et qu'il commence à s'enraciner.
Par Sirdeck

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je n'ai pas la TV. Je lis Mediapart (pas pour l'international, ils sont nul à l'international), le Diplo, AI, je regarde ce qui se passe dans les manifs sur Taranis (vu que ça ressemble plus à ce que je vois moi-même en manif). Mais là, je suis en vacances. Il y a une TV. J'allume. Je résume : Mélanchon est un monstre qui fait le jeu du FN ; votez Macron, votez Macron, votez Macron… La FI a presque réussi l'exploit de fermer le second tour au FN et cela malgré la campagne anti-FI des médias plus effrayés par ce nouveau parti de jeunes gens que par le FN. Et partout sur les chaînes on s'acharne contre Méluch qui ne donne pas de consigne (dans mon casque, Brigitte Fontaine dit : les sangliers sont lâchés ; les petits patrons font les grandes rivières de diamants ; les roses de l'Europe sont le festin de Satan) Il ne donne pas de consigne donc. Il ne soumet pas ses troupes. Il ne soumet pas ses insoumis Il ne veut même pas dire ce qu'il va voter, lui. Il ne se soumet pas ; sous prétexte que cela pourrait diviser les insoumis. Je me réfugie sur Arte. Mélanchon est un monstre qui fait le jeu du FN ; votez Macron, votez Macron, votez Macron… je me réfugie sur LCP. Mélanchon est un monstre qui fait le jeu du FN ; votez Macron, votez Macron, votez Macron… J'éteins la TV.
Je reste, comment dire… Sérieusement ? La base pour organiser une réflexion qui cherche à trouver la meilleure solution c'est de favoriser la contradiction et si elle n'existe pas, de l'organiser. Au pire, on tire au hasard celui qui va prendre en charge la contradiction. Il doit le faire particulièrement bien, la qualité de la réflexion repose sur ses épaules. C’est juste la base ! Mais là, tout le monde est d'accord sur l’essentiel : Mélanchon est un monstre qui fait le jeu du FN ; votez Macron, votez Macron, votez Macron…
Un président, y compris MLP, avec un gouvernement et une assemblée qui lui est opposée peut-il faire plus de dégâts qu'HollandeAyraultValls sans opposition ? VOUS FAITES LE JEU DU FRON NATIONAL, VOTEZ MACRON, VOTEZ MACRON, VOTEZ MACRON…
Peut-être que le plus important dès maintenant est de rassembler pour construire une très forte opposition quel que soit le président, qu'il s'agisse du président fasciste ou de la cause du président fasciste. Peut-être que la FI a raison de travailler à cel… VOUS FAITES LE JEU DU FRON NATIONAL, VOTEZ MACRON, VOTEZ MACRON, VOTEZ MACRON…
Et Brigitte Fontaine reprend dans mon casque : La vérole sur vos gueules ; les soupires de la sainte et les cris de la fée ne sont plus entendus au banquet des banquiers ; la marmite de l'ermite est remplie de rubis ; La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses ; quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent ; le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal ; le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient ; je ne suis pas chauvine, mais la France est quand même la reine des fromages ; Tryphon Tournesol est un zouave ; le sang versé est la tache de thé des géants de la foire ; il pleut des cordes sur la Concorde ; les petites filles modèles sont les élues de l'Europe ; Merde à la sûreté ; la folie des grandeurs tue les merles moqueurs ; si vous ne trouvez plus rien, cherchez autre chose ; Paix en Suisse ! les noces de sang, incendient l'horizon ; le rimmel de l'Europe coule sur les plastrons ; La vie commence maintenant et… maintenant et… maintenant ; l'Europe est une petite déesse mortelle ; l'enfance de l'art est un lever de soleil.


P.S. Pour ma part, entre la Peste et le Choléra, je choisis. La peste en l’occurrence, la nausée m'angoisse trop.
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Putain, je ne connaissais pas cet album ! Mais comment j'ai pu passer à côté ?

Merci !
Par Sirdeck

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Oui, sans doute parmi les plus beaux albums de rock Français de l'histoire…
Par OHbt

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Une claque énorme même à l'époque, avec une date de sortie que l'on n'oublie pas : 11/09/2001.

Un album que je ne lasse jamais d'écouter.

Derrière il y a eu "Nous n'avons fait que fuir" : live festival de Montpellier-Radio France de 2002 sortie en 2004. 1 cd, 1 morceau de 55 minutes.

Extrait de la préface de Bernard Comment :
""Tu as perdu ta langue ?", ce leitmotiv, comme une fausse question, nous incite à reprendre une parole débarrassée des lieux communs et des réflexes de soumission pour trouver la force de dire non, et d'aspirer à autre chose qu'un monde de la pure apparence et du conformisme."
Par cécile clozel

le cave se rebiffe

Le Dabe : Et votre papier véreux, là, qu'est ce que c'est ? Il n'était pas dans l'inventaire, d'où sort-il ?
Le Cave : Écoute Dabe. Je crois qu'il faut être franc. On voulait vous faire une surprise.
Le Dabe : (Il colle une giffle au Cave). Et ça c'en est une ? Faire une surprise, vous vouliez me repasser, oui ! Et avec du papelard à démaquiller, encore ! C'est pour ça que vous avez cloqué le môme dans le coup. Seulement il s'est fait la malle avec ton talbin, l'enfant prodige ! Alors comme çà il n'y a pas de jaloux, on est tous au repasse-man ! Pour une fois que ta Hollande me casse pas la cabane, il faut ce que soit un merdeux qui me fasse marron, à mon âge ! Et je ne peux même pas porter plainte !
Par Al1

Re: le cave se rebiffe

Par Cultive ton jardin

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Daniel,
Vous ne semblez pas faire la différence entre une injonction venue d'en haut (les médiacrates vilipendant les électeurs, mollement ou durement (ça c'est bien observé) et une injonction venue d'en bas (un forumeur qui s'adresse à vous), car vous êtes bel et bien, malgré tout votre amour pour la démocratie égalitaire dont je ne doute pas, en haut et lui en bas.
Par Cultive ton jardin

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Et d'ailleurs... vous lui faites, évidemment, la leçon, à ce forumeur qui est en fait une forumeuse. Heureusement, elle peut s'expliquer. Mais elle n'est quand même pas à égalité avec vous, votre texte est directement visible et accessible, le sien n'est visible que pour ceux qui prennent la peine de lire tous les commentaires (pour ramener un peu d'égalité, j'ai voté pour le sélectionner).
Par Kazoula

HAUT ET BAS

"car vous êtes bel et bien, malgré tout votre amour pour la démocratie égalitaire dont je ne doute pas, en haut et lui en bas"

Tout à fait d'accord ! Daniel Schneidermann à toujours affirmé avoir voulu bâtir ASI à l'écart des annonceurs mais, depuis plusieurs années, il est lui-même devenu l'annonceur unique de son site, l'annonceur de Jean-Luc Mélenchon. A ce titre, il est devenu, dès le 6 mai 2012, le pourfendeur de tout ce qui de près ou de loin relevait de François Hollande, de son gouvernement, de sa politique, bref, du Parti socialiste. Comme Mélenchon. S'abonner revient donc, depuis cette époque, à financer la ligne éditoriale de l'annonceur Schneidermann, dont les actuelles et répétitives injonctions à voter Macron, qui choquent tant les naïfs partisans de Mélenchon, trouvent leur raison d'être dans les différentes stratégies sur lesquelles planchent les experts du parti. Le chef sera-t-il simple candidat aux législatives, premier ministre d'un gouvernement de cohabitation, ou autre chose ? Il ne communique pas plus sur ces questions que sur le second tour car les stratégies à l'étude dépendent forcément du résultat de ce second tour. Le mot d'ordre de la direction des Insoumis demeure Motus et bouche cousue (de fil blanc), et même les tractations pré-législatives entre Laurent et Mélenchon se font dans la plus grande discrétion, comme au bon vieux temps de la IVe République.
Par GPMarcel

Re: HAUT ET BAS

Per ieu, pastres e fedas auràn sempre un perfum de nuòch : nuòch d’auton, nuòch
d’ivèrn. Un grand fuòc roginós dins l’ostal. Pòrta tancada, e defòra una nuòch de
cristal gelat, fosca amb un vent òrb a vos copar lo morre.
La pòrta que rogejava del grand fuòc, sabiam que, dobèrta, seriam tombats dins
lo cèl negre. Fasiá bòn lo vèspre a l’entorn del fuòc, pòrta barrada a la libertat
de la tenèbra. Fasiá bòn, fasiá caud. Los chins agromolits a l’entorn del fogal se
rabinavan a seguir sabi pas quina caça meravelhosa. De còps una jaupa montava
del sieu mond coma las belugas del brasàs. Tot èra suau. E tot al còp la pòrta se
dobrissiá, tota granda, sus lo negre fonsut de la nuòch e lo pastre intrava dins
sa granda capa, amb sa calelha rossa e rebalant amb el l’esperit viu e lo perfum
de l’èr celestial. Aviam bèl tancar la pòrta darrièr el, la nuòch èra rintrada dins
l’ostal amb totas las paraulas de lutz que l’una a l’autra se dison las estelas.

Verd Paradis, " Secret de l'erba" Max Rouquette, (Occitan Languedocien)
Par john z'guéner

Re: HAUT ET BAS

n'étant pas tous ici bilingues, pourriez-vous nous en donner une traduction?
Par GPMarcel

Re: HAUT ET BAS

L’odeur de la nuit
Bergers et brebis auront toujours pour moi l’odeur de la nuit : nuit d’automne,
nuit d’hiver. Un grand feu rougeoyant dans la maison. Porte close et, dehors, une
nuit de cristal glacé, sombre avec un vent aveugle qui vous cingle le visage.
La porte, rougeoyante du grand feu, si elle était ouverte, nous pensions que nous
serions tombés dans le ciel noir. Il faisait bon, le soir, auprès du feu, porte close
à la liberté des ténèbres. Il faisait bon, il faisait chaud. Les chiens pelotonnés
autour de l’âtre suivaient avec fougue je ne sais quelle chasse fabuleuse. Parfois
un aboiement surgissait de leur songe comme les étincelles du brasier. Tout était
calme. Et soudain la porte s’ouvrait, béante, sur le noir profond de la nuit, le
berger entrait avec sa grande cape, sa lanterne rousse, traînant après lui l’esprit
vivant et l’odeur de l’espace céleste. Nous avions beau refermer la porte derrière
lui, la nuit était bel et bien entrée, apportant le lumineux dialogue des étoiles.

Vert paradis, « Secret de l’herbe »,

Qui est le berger?
Qui sont les brebis?
A quoi rêvent les chiens?
Quand la porte s'ouvre la nuit rentre-t-elle vraiment?

Ce n'est pas mon Occitan mais il chante pour moi et je le relie à mes cailloux de gave qui roulent leur empreinte.
Adishatz
Par Poloi

Re: HAUT ET BAS

Par cécile clozel

Re: HAUT ET BAS

"una nuòch de cristal gelat"...
froid dans le dos.
Par GPMarcel

Re: HAUT ET BAS

Je peux te dire que cette nuit vignes et fruitiers ont morflé l'étoile qui était trop claire.

Un petit matin à la courbe flétrie des feuilles, cette dentelle que l'on n'espère pas rencontrée.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 13:14 le 28/04/2017 par GPMarcel.
Par GPMarcel

Re: HAUT ET BAS

Macarel, rencontr"er"

Désolé
Par Thomas

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Epuisé de ce mauvais film sur les injonctions, la pureté, les mains sales, miroir au mon beau miroir, mon nombril est-il toujours le plus beau du monde?
Ca devient indécent!
D'une part, sans vouloir offenser quiconque, @si n'a pas de vocation particulière à dire des choses originales là dessus, et d'autre part quitte à vous engouffrer dans la brèche, à lâcher toute ambition de faire de l'analyse des médias pour faire de la discussion politique pure, alors de grâce au moins élevez le niveau, je ne sais pas moi, parlez des programmes du fond, au lieu d'être à ce niveau de superficialité autocentrée. Au moins on aura pas tout perdu ! Mais en être à commenter le commentaire de T. Legand qui commente les commentaires de la twittosphère, on va descendre jusqu'à où? Elle vous plait autant que ça, votre roue, amis hamsters? C'est dingue, ça, à la fin! Wake up !



Modifié 1 fois. Dernière modification le 10:29 le 28/04/2017 par Thomas.
Par philv76

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Et patati et patata, rata, rata,ratatouille.......
"On a bien compris votre position: tout sauf le Pen"
Encore heureux non?
Par pingouin

Re: Injonctions molles, injonctions dures

On n'est même plus autorisé à dire que ce choix est un choix dégueulasse ?
Les vrais criminels, de nos jours, seraient les abstentionnistes ? Mais au nom de quoi .?
Quel est cet impératif moral qui s'imposerait aux électeurs et non pas à l'Etat lui-même ?

Pourquoi le choix du vote FN, et donc l'accession de ce parti au pouvoir, serai(en)t-il(s) condamnable(s) ? S'il(s) l'est(le sont), au nom de quoi ?
Pourquoi le FN est-il autorisé de concourir à l'élection ?
Comment peut-on imprimer 50 millions de bulletins "Marine LE PEN" et dire ensuite :
"Ah oui mais ce choix-là, il est pas vraiment possible en fait. Si vous l'utilisez pour autre chose que comme torchon ou liste de courses, vous êtes un odieux fascitoïde."
Et on devrait accepter en souriant de se plier à l'injonction merdique de participer à cette mascarade ? De s'entendre dire que sur les 4 choix possibles (Abstention, Le Pen, Macron, vote blanc/nul) il n'y en a en fait qu'un seul qui nous sauve de l'ignominie ?
Qu'est-ce que que ce délire ?
Pierre-Emmanuel Barré, du fond de sa réjouissante scatologie habituelle, n'a-t-il pas raison de dire "une démocratie où l'on n'a pas le droit de se plaindre ressemble vachement à une dictature" ?

Votre position, DS, me heurte de jour en jour davantage.
Je respecte le choix des uns et des autres, les arguments personnels sont honorables et souvent argumentés, mais je supporte de plus en plus mal que l'on pointe du doigt les seuls abstentionnistes ou les silencieux-qui-auraient-dû-parler, alors que je les considère comme les seuls personnes vraiment conséquentes.

A mes yeux il n'est pas question de cautionner le système électoral qui nous a organisé, et depuis longtemps, cette prise d'otage.
Ce n'est que mon point de vue. Je n'accepte pas d'être considéré comme un traître.
Par palu

Re: Injonctions molles, injonctions dures

en 2012 je n'ai voté ni Sarko, ni hollande.

pourquoi en 2017, devrais-je voter soit le pen fille, soit macron, qui à mes yeux sont de bien pires caricatures ?

ça me semble être un raisonnement tout ce qu'il y a de plus logique, absolument pas émotionnel, et les injonctions d'où qu'elles viennent, quelles que soient leurs nombres, formes et intensité, ne m'émeuvent pas, bien au contraire, elles confirment la justesse de mon analyse.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 01:28 le 29/04/2017 par palu.
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Daniel vous pourriez (notez l'absence d'injonction hein) vous interroger sur le bien fondé de l'injonction que vous estimez avoir reçu - pour ma part, je décèle surtout une exaspération face à l'avalanche de caca radiophonique et télévisuel qu'on se mange depuis dimanche soir.

Mais de ça, pas un mot dans votre chronique.

Quand vous admettrez que les seuls à se faire admonester dès qu'ils branchent la radio ou la télévision sont ceux qui se déclarent abstentionnistes, et ce, sans que JAMAIS leur point de vue soit débattu ou discuté comme une position d'égale valeur à la moutonnerie macronienne, on aura progressé.
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Notez en outre que pas un abstentionniste n'a pris son clavier pour vous expliquer ce que vous deviez voter. Notez également que vous auriez pu, pendant la campagne, occuper le poste privilégié qui est le vôtre pour couvrir la campagne d'une autre façon, car il y avait matière.
Pourquoi pas une émission sur le traitement médiatique de Mélenchon ? Rien, nada. Vous avez évoqué youtube car c'était à la mode, mais rien évoqué des biais idéologiques indiscutés des journalistes recevant Mélenchon, Garrido, etc.
Seul Sherlock s'est attelé à démonter l'Emission politique quant à vous, vous avez nettement exprimé non seulement du scepticisme mais également de l'ironie, voire de la moquerie.
La question n'est pas de savoir ici si vous êtes d'accord ou non avec le programme de l'Avenir en commun, mais de reconnaître que les médias sont incapables de traiter ce programme. Comment est il possible que, quinze jours avant l'élection, Elkrief puisse dire en rigolant "ah ah on sait pas ce qu'il y a dans le programme, ah ah", en faisant s'esclaffer la moitié de son plateau, sans que vous n'y consacriez une émission ? Les journalistes sont ils encore compétents, respectueux de la déontologie, quand ils gerbent sur des idées différentes des leurs tout en vomissant à longueur d'ondes leur libéralisme dégoulinant, jamais discuté, jamais débattu ?
Bref, la couverture journalistique de la campagne a été d'une médiocrité extraordinaire. Après la médiocrité, vient aujourd'hui la morale.

Ne renvoyez pas dos à dos ce que vous estimez être des injonctions - celle de votre lecteur étant, naturellement, dans un beau réflexe généreux de journaliste, plus grave que celle des éditorialistes d'Inter, ou de leurs invités -.

La presse s'est plantée, dans les grandes largeurs. Et elle continue de le faire, en culpabilisant les spectateurs, les auditeurs. Fais chier.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
Notez en outre que pas un abstentionniste n'a pris son clavier pour vous expliquer ce que vous deviez voter

C'est une blague ?
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Cite moi les billets si je ne les ai pas vus. Je dois avouer que pour l'essentiel, j'ai repéré des insoumis pas contents, et des billets invitant à voter Macron pour éviter le diable. Mais pas de posts d'insoumis invitant les autres @sinautes à s'abstenir. S'il y en a je retire, naturellement.
Cela dit, écrire qu'un "lâchez nous les basques" désespéré est équivalent voire plus autoritaire que les torrents de moraline culpabilisatrice déversés sur les ondes depuis dimanche soir est tout simplement malhonnête. Evidemment là dessus aucune réaction de ta part.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je n'écoute pas les ondes. J'invite à faire de même, ça évite les ulcères.

La masse de messages expliquant à quel point on est profondément débile de préférer que Marcon passe plutôt que Le Pen et que finalement Le Pen c'est pas si pire m'a paru, à moi, plutôt explicite dans l'explication de ce qu'on doit (ne pas) voter.
Faire comme si exprimer une peur, quand même un tout petit peu légitime, à voir Le Pen élue, c'était forcément équivalent à être du côté "des ondes", ça me fait réagir, plutôt qu'à autre chose, oui - chacun son truc. On est peut-être, qui sait, un certain nombre à haïr la politique de Macron mais à ne quand même pas vouloir de Le Pen à la place, sans que cela fasse de nous tout d'un coup des européistes béats et amoureux de l'ultra-libéralisme - et à être un peu fatigués, nous aussi, qu'on nous harangue pour nous faire rentrer dans le rang des vrais et purs insoumis. C'est en tout cas sérieusement l'effet que cela fait.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:44 le 28/04/2017 par Djac Baweur.
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Djac, pas une seconde je ne pense que ceux qui s'apprêtent à voter Macron sont du côté des "ondes", au sens où ils adouberaient toute l'idéologie qui s'en dégage. Je ne te crois pas une seconde macroniste convaincu. Et si tu l'étais, nous sommes en démocratie... et toutes les opinions doivent s'exprimer.

Nous sommes de plus en plus clivés. C'est un peu triste. Je reprends mon clavier parce que, pour des raisons perso, j'ai du replonger dans le site de 2009. Et je suis tombée sur ça : [www.arretsurimages.net]

Nous avions discuté alors et je mesure depuis le chemin parcouru - pas les uns vers les autres, mais les uns loin des autres. Tout le monde s'invective, exagère les positions de son contradicteur, caricature, moque, ironise (je le fais aussi je sais bien, je suis tellement en colère). Je n'ai pas de solution, je trouve seulement que c'est dommage, nous étions, tous ensemble, plus joyeux et heureux avant.

Tu parles de fatigue et le mot est juste. Peut-être sommes nous, tout simplement, extrêmement fatigués. Je pense que les insoumis pensent avoir vu, senti, éprouvé, une urgence qui les rend désespérés, comme un truc qui pousse à hurler dans un mégaphone : "allez venez avec nous les gens, après, il sera trop tard, le nationalisme, le libéralisme, détruiront tout sur leur passage !".
C'est un cri dans le vent. Je ne dis pas que nous avons raison, ce serait affreusement prétentieux d'une part, et d'autre part l'histoire est tragique, on découvre parfois, bien après, qu'on s'est trompés, et en masse.
Mais il y a bien ce sentiment d'urgence, de train à prendre, d'enthousiasme de gauche, un vrai truc à la fois dur et généreux, qu'on n'avait pas ressenti depuis longtemps. On a essayé de convaincre, on a fait 19,6%, on s'est accrochés à tout ce qu'on pouvait pour dire aux gens qu'ils avaient, enfin, le droit de voter à gauche, vraiment à gauche, par conviction, en clamant "non ! ne votez pas utile, nous avons la force de tout emporter, et de réinventer avec les bonnes volontés, retroussons nous les manches !".

Et plouf. ça n'a pas marché, pas autant qu'il le fallait. On a bien pris quelques points au FN, annoncé parfois à 26%, 27%, mais pas assez.

Bref je te souhaite, du fond de mon petit cœur d'abstentionniste blessée et épuisée, une bonne journée.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Oui, Danette, ton message est touchant et juste.
Je vois en effet beaucoup de colère gagner les esprits, et ce faisant, ne pas aider au recul et au partage.
Ça fait cul-cul de parler de partage, ça fait un peu "vivre ensemble" et autres formules creuses, mais en même temps la "fraternité" de la formule républicaine me paraît porter un vrai sens, une vraie aspiration, sans lesquelles la vie en commun n'est bonnement plus possible, ou en tout cas malheureuse parce que toujours sur le mode de l'attaque et de la défense.
On pointe suffisamment la lutte de tous contre tous comme résultat du libéralisme pour qu'une des bonnes réponses possible soient d'y résister par la fraternité, justement.

Mais en tout cas : non, pas "et plouf" ! C'est pas fini du tout cette histoire, cela ne fait même que commencer.

Allez, de mon cœur d'islamo-gauchiste qui a en fait tendance en ce moment à se réfugier dans la musique et le dessin, un peu comme un poussin effrayé du monde qui se prépare, je te fais des bises.
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Bise itou :)
Je vais faire comme toi, je vais me réfugier quelques jours.
Et puis on reprend la lutte pour les législatives :)
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ouaip.
Putain, deux misérables points de plus et on éjectait Le Pen, pour avoir un choix au 2ème tour entre Macron et Mélenchon ! Et enfin se donner une chance de se sortir de ce merdier !

Faut avouer que c'est raide !
Par Jean-Ali-Lévy-Feuerbach

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C'est un peu raide et l'injonction est dure. Ne soyons pas mous !
Par Kazoula

ILLUSIONS PERDUES

Heureusement pour les "mélanchistes" (avec un "a"), Mélenchon va redresser tout ça en sortant du fond de son sac à malices ses plans pour les législatives et pour la cohabitation. Il y travaille, il ne pense qu'à ça. Al1, rendez-vous compte : Mélenchon député de Seine-Saint-Denis ou d'ailleurs ! Ou alors, grand pied bleu d'acier, premier ministre de la cohabitation sous Macron ou Le Pen, ceux-là même qu'il avait contribué à faire élire au premier tour.
Par ManuTOO

Re: ILLUSIONS PERDUES

Sans Mélenchon, qui aurait été président ? Hamon..? :-/
Par Kazoula

40 ANS AU COMPTEUR

C'était jouable après la primaire quand les sondages donnaient Mélenchon loin derrière Hamon. On a pu voir ensuite qu'il avait d'autres projets et qu'il rêvait de dépasser Fillon (toujours dans les sondages, qu'il surveillait très attentivement) et, à défaut, de contribuer à un second tour Le Pen-Macron. Là, il a réussi. Maintenant, en vieux briscard de la politique (plus de 40 ans au compteur, dont 32 au PS), il étudie avec la direction de sa dernière trouvaille, les Insoumis, comment faire fructifier politiquement son score du premier tour après le second, c'est-à-dire aux législatives. Et au-delà...
Par Al1

Re: 40 ANS AU COMPTEUR

Révisionniste !
Par Kazoula

ANACOLUTHE

Répétitif. Renouvelez votre stock dans un registre qui vous demeure accessible :

[fr.wikipedia.org]

Après la défaite qui semble vous avoir beaucoup affecté, essayez de comprendre ce qui se passe autour de vous plutôt que de vous limiter à l'invective, à l'insulte, aux grossièretés qui, en définitive, servent à quoi ?
Par Al1

Re: ANACOLUTHE

Ah, Kazoula le troll soudainement en mode moralisateur ! C'est bien, c'est nouveau !
Par Bruanne

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je n'écoute pas les ondes.

Et si tout simplement, les exaspérations des uns et des autres venaient tout simplement de là ?
ça, c'est un vrai sujet pour les abonnés d'@si : à quel point chacun de nous est exposé ( comme à des radiations néfastes ;-) à l'injonction médiatique avant de s'exprimer ici ?

Si on lit un ou deux articles de presse, puis qu'on lit @si et ses forums, on a l'impression de tomber sur un nid d'agités hyerpénervés, incapables d'entendre calmement l'avis de DS.
Mais si par hasard ( ou fait exprès) on a écouté la radio ou regardé la télé, on est gavé ( oui, gavé) d'injonctions qui sont débitées comme des évidences, et quand on arrive sur @si, où on attend davantage de recul et d'analyse - et surtout ... où on peut répondre via le forum- on dit ce qu'on a sur le cœur, et y'en a gros, pour beaucoup, en ce moment.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 12:46 le 28/04/2017 par Bruanne.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je comprends bien qu'il puisse y en avoir gros, mais garder du recul devrait pouvoir quand même être possible ?
Pour bien connaître, malgré tout, ce que peuvent être les ondes (j'ai eu droit à Parmentier et Demorand sur FI dimanche soir, un peu...), ce n'est pas parce que DS exprime un point de vue qu'il est fatalement assimilable aux "ondes". Il n'y a pas juste deux camps, les ondes d'un côté et les insoumis de l'autre. Il y a pluralité de point de vue, et préférer que Le Pen soit battue coûte que coûte et l'exprimer ne veut pas dire être du même bord que Joffrin ou Elkrieff, et cela ne signifie pas par automatisme ne pas s'apercevoir par avance de la catastrophe que vont être les années Macron.

Si je dis que je suis contre l'Union Europénne, et que le Pen dit qu'elle est contre l'Union Europénne, ça ne fait pas de moi un lepéniste, non ? De même, ce n'est pas parce que DS dit qu'il préfère voter Macron pour éviter le Pen, et que les ondes disent qu'il vaut mieux voter Macron pour éviter le Pen, que cela fait de DS un méchant macronien ou mièvre moraliste ou vilain injoncteur (?) ou je ne sais quoi.
Colère, fatigue, bien sûr, mais de grâce, faut-il que cela empêche la moindre distanciation ?
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Djac, l'injonction est dans ses chroniques depuis lundi matin...
Pour le reste tu sais bien ce que j'en pense : je suis contre l'UE telle qu'elle est et non, je ne suis pas frontiste, donc oui, je crois le recul et la subtilité possibles.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
Djac, l'injonction est dans ses chroniques depuis lundi matin...

Ben... non.
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C'est fou, on lit pas avec les mêmes lunettes. Je dois filer, si je trouve le courage, je te fais des coupes, les colles, et on verra bien si DS n'appelle pas à voter Macron.
Par Bruanne

Re: Injonctions molles, injonctions dures

[ zut, mal placé c'est à Djac Baweur queje voulais répondre]

Moi je lis des injonctions dans les chroniques de DS depuis lundi matin.
Lui-même sans doute un peu puisqu'il la qualifie d'injonction molle.

Pas le courage (ni l'envie, soyons honnête) de me lancer dans une étude de texte, mais de toutes façons la vraie analyse à mener ne serait pas de savoir si DS y met ou pas ( et volontairement ou pas) de l'injonction, mais le fait que nous sommes quelques-uns à y lire de l'injonction.
Certains ici affirment que dans les chroniques de DS ils lisent son positionnement personnel, son cheminement : moi, non, je ne vois pas ça. Si c'était cela que je voyais, ça ne me contrarierait pas : j'aime quand les gens parlent en leur nom et témoignent de l'avancée de leur réflexion, ou de leur subjectivité.
C'est entre autre pour ça que j'adore les forums d'@si.

Je suis tout à fait prête à reconnaître, si on me le montre, qu'il n'y avait pas du tout d'injonction, que c'était une témoignage personnel, que ce sont mes lunettes qui déforment.
Je crois que même si tout cela fait tourner la tête je suis encore, tout de même, capable de prendre de la distance et de réfléchir.
ça aussi, Djac Baweur, ça contribue à mon agacement : depuis dimanche on lit partout que ceux qui hésitent, ce qui ont beau peser et repeser et tourner tout ça dans tous les sens et qui en arrivent à la conclusion que pour eux-mêmes voter Macron c'est mission impossible... sont en réalité en proie à leurs passions, ne raisonnent plus, ne savent pas mettre de distance.
Je ne me vois pas du tout comme ça, et c'est vexant de se voir ainsi dénier sa capacité à penser librement ( je sais pas comment dire et cette formulation est mauvaise).
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Pour moi, l'étude de texte montrerait avant tout à quel point DS ridiculise Macron et son équipe, et a peur de Le Pen. Et a regretté que Mélenchon ne se positionne pas directement, quelle que soit la forme (car cela pourrait tout à fait avoir été fait en laissant liberté à ses électeurs de se prononcer chacun en conscience).

Bruanne, comprenez bien que ce n'est pas du tout forcément vous que je vise en particulier.
Simplement, je me mets facilement à la place de DS, (parce que j'y suis un peu, en fait - partageant plus ou moins son point de vue, avec une vision sans doute plus marquée du désastre Macron à venir) : une accumulation de messages, avec comme caractéristique commune une certaine virulence pour le dire à moins, simplement parce qu'il ose donner son avis sur ce qu'il vit depuis le premier tour, c'est tout aussi fatigant que ce que vous pouvez recevoir via ces fameuses ondes. D'autant, que honnêtement, ces ondes, on sait parfaitement à quoi s'en tenir depuis belle lurette, on peut anticiper à l'avance ce qu'elles vont déverser...

Le problème n'est pas d'exprimer ce que l'on ressent ou ce que l'on pense, mais de le faire au bazooka, à cause d'une colère ou d'une fatigue, compréhensible, certes. C'est de la distanciation par rapport au bazooka dont je parle. Un argument peut-être bon, mais asséné avec un tel ressentiment que cela en devient agressif - et c'est finalement l'agressivité que l'on retient, et ça tourne à la bataille de polochon (version pas sympathique).
Ou alors, si @si n'est effectivement plus tenable à ce point, ou seulement DS, alors il faut zapper - c'est meilleur pour la santé !



Modifié 1 fois. Dernière modification le 15:36 le 28/04/2017 par Djac Baweur.
Par Bruanne

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ou alors, si @si n'est effectivement plus tenable à ce point, ou seulement DS, alors il faut zapper - c'est meilleur pour la santé !

C'est probablement ce que font ce qui sont trop lassés.
C'est ce que j'ai fait d'autres fois, pendant quelques jours ou quelques semaines.
Mais il me faut bien reconnaitre ( je ne dois pas être la seule, j'imagine) que j'entretiens avec @si un rapport différent de celui que je peux avoir avec d'autres médias, ce qui fait que quand je suis énervée je le suis davantage, quand je suis déçue aussi...
Par Bruanne

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Bon, j'ai craqué, je donne dans mon auto-analyse de texte.

J'ai relu le 9:15 de lundi, et j'ai identifié les passages précis, qui ont fait que pour moi il y avait de l'injonction, je les remets ici. Je coupe ici en deux parties, mais dans le texte original c'est un seul et même paragraphe.
C'est moi qui souligne.

Macron contre Le Pen, c'est d'un côté du Hollande sans Hollande, une réincarnation de Giscard avec des cheveux (74, cette fois), la soumission à l'Allemagne, on connait depuis toujours, on a vu, on vit avec depuis qu'on a l'âge de voter, OK.

Avec ce "on" qui sonne un peu comme " vous (les lecteurs) et moi ( l'éditorialiste)", où nous nous trouvons tous à pied d'égalité : on connait les mêmes choses, on a vu les mêmes choses, on vit les mêmes choses, on vote pareil.
Et " OK"... j'ai pas trop aimé, je me suis demandé si ça voulait dire " pas la peine que je détaille davantage" ou " ok, c'est bon, c'est pas tip-top mais ça peut passer, c'est pas si grave, hein, puisqu'on y a survécu jusque-là."
Pas clair pour moi.


Mais de l'autre côté, camarades, les camps, les bateaux, les charters, les gudards, le On est chez nous scandé dans les meetings, la carte blanche implicite aux matraqueurs de tous les Théo, et en prime l'immunité parlementaire, et les journalistes virés des meetings. Ce n'est pas peste et choléra. C'est peste et, disons, burn out (pas trouvé d'autre image). A tout prendre, vous préférez quoi ?

"camarades" :là il ne s'adresse plus à n'importe quel lecteur.
Camarades, c'est très très connoté. Il s'adresse clairement à ceux qui ont voté Mélenchon au premier tour, il aurait pu dire aussi " les gens" pour être encore plus raccord. On ne parle pas à un Macronien du 1er tour ou un Filloniste ou un électeur du FN en lui disant " camarade" : là, DS parle à la FI, c'est sûr.
Et quand on dit " camarade", c'est qu'on en est ! Il n'a pas dit " eh, les rouges ! ", non, il a dit " camarades", et pour le dire, il faut être un camarade.
Donc, là, pour moi, lundi, DS me parle à moi, qui au tout dernier moment ai décidé de voter Mélenchon, et il me sous-entend qu'on a voté pareil.
Surtout qu'il m'a dit juste au-dessus " on est pareil, on pense pareil, dans un "on" très général, et là, maintenant, il m'apostrophe.
Et il m'interroge. Et c'est là que ça craque.
Pas pour me demander " qu'allons-nous faire dans cette merde ?" ... non, quand il interroge, il se retire :
" vous préférez quoi ?"
pas " que préférons-nous ?"
Là, il n'est plus avec moi, dans l'interrogation, la colère, la réflexion : non, il a tranché, il a fait son choix, à contrecoeur, mais lundi matin il 'a fait, probablement que dès dimanche soir c'était plié.
Et il ne me demande pas ce que je vais faire, ce à quoi je vais me résoudre, non ...
il me demande ce que je préfère !

Pour moi ( je ne prétends pas être représentative de quoi que ce soit), à partir de là, c'est mal barré pour la suite.
Ce que je préfère, DS ? Tu me demandes ça ? Mais c'est une blague ?
Mais rien, aucun des deux, entre Macron et Le Pen, je ne préfère pas.

Et du coup, la suspicion : ainsi donc, ceux qui vont voter Macron, c'est parce qu'ils le préfèrent ?
Vote d'adhésion, un peu, sur les bords, donc ...
... le vote d'adhésion, qui sera le sujet de la chronique du mardi !

Voilà un premier élément.
Je n'en avais aucune conscience avant de me prêter à l'exercice de la relecture.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ho là là... c'est quand même ce que je pensais : vous êtes vraiment obligée d'aller chercher des détails et pas mal les tordre, quand même...
Sur une chronique entière (et assez longue), une interrogation (A tout prendre, vous préférez quoi ?), ça fait objectivement vraiment très peu, Bruanne.
Si je regarde le sens général de la chronique en question, on est loin, très loin, d'une chronique d'injonction, dont ça serait vraiment le sujet principal et appuyé.
Par Bruanne

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Détails, oui... mais tordus, non.
Ah bein oui, peut-être, mais quand on parle de ressenti, on est rarement dans le rationnel et l'analyse objective.
Et une chose est objective : DS, dans cette chronique n'exprime pas sulement son opinion à lui, il interpelle aussi le lecteur et lui demande de se positionner.

Et dans so chronique d'aujourd'hui, DS aussi est dans son ressenti personnel quand il voit de l'injonction dure dans le commentaire d'une forumeuse, là où moi je n'en vois pas du tout, et il en garde un extrait qui était loin d'être le cœur du commentaire. Détail aussi, et pas "tordu".
Chacun, vous, moi, DS lit avec ses propres lunettes.

L'injonction qui me gêne, moi, ce n'est pas une injonction à voter Macron ( même si elle est archi présente partout - et plutôt moins sur àsi qu'ailleurs), qu'une injonction à préférer Macron.
Et quoi qu'il en soit, chacun fera ce qu'il voudra le 7 mai, c'est heureux !
Par Pierre38330

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je m'étais juré de ne pas...
Mais comme vous et Djac Baweur sans doute, je ressens quelque chose qui m'avait un peu titillé là en particulier.

Je n'ai pas envie de faire un procès à Daniel Schneidermann. Je n’en ai pas non plus la légitimité.

Et je suis franchement tiraillé, comme vous sur la façon dont il faut lire la chronique d'aujourd'hui.
Depuis les présidentielles de 1969, j'ai appris à ne plus voter contre. J'avais alors mis de jolis dessins dans l'enveloppe, sans bonnets blancs ni blancs bonnets.

Ce ne sont pas les injonctions, quelle que soit leur texture, qui vont me faire changer ma décision.

Depuis lundi j’ai lu les chroniques du lider maximo avec bienveillance c’est-à-dire en privilégiant toujours l’hypothèse de l’ironie. Je crois qu’il nous fait part de son désarroi avec une sorte de second degré désenchanté. Certes, il y a quelques formules qui grattent un peu et j’en viens à regretter le dialogue avec le scooter, façon Jacques le Fataliste.

Je crois aussi, comme d’autres l’ont écrit, qu’il est temps que ce barnum cesse. Ça commence vraiment à ressembler, du côté des média, à un remake de Loft Story.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
quand on parle de ressenti, on est rarement dans le rationnel et l'analyse objective.

C'est bien ce que j'essaie de dire en parlant de distanciation.
En tant que ressenti, je vous comprends.
J'essaie seulement de vous réconcilier avec DS avec un peu de rationalité (que je me permets plus facilement, étant plutôt d'accord avec DS, ça aide !). Et certains, avouez, ont quand même du mal à gérer leur ressenti...

Qu'il demande au lecteur de se positionner, c'est une évidence, tout point de vue exposé conduit à se positionner à sa lecture.
Mais quand DS traite Macron de mauvais, ou qu'il raille son inconscience d'être satisfait de dîner à la Rotonde par rapport à tant de français qui ne peuvent pas se le payer (lien direct avec le fait qu'il est un banquier libéral coupé de la vie de misère que son système impose), je ne vois pas à quel instant DS a une seule seconde l'envie de vous faire préférer Macron !

Mais bon, je vois que je n'arriverai pas à vous réconcilier avec DS, en tout cas pas ici et maintenant !
Allez, peace, et gardons courage, il va y en avoir besoin...
Par Bruanne

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ouh mais, Djac, ne vous épuisez pas à me réconcilier avec DS ( je parle là d'une signature, parce que le vrai Ds je ne le connais pas personnellement et ne peux à ce titre ni l'apprécier ni lui en vouloir de quoi que ce soit).
C'est pas grave ni pour lui ni pour moi qu'on soit en désaccord.
Après, si vous permettez, ... si la lecture de forums passionnés vous fatigue, j'aurais tendance à vous conseiller de ne lire que les articles. Mais cette dernière remarque est un peu taquine, je le reconnais.
A quoi serviraient des forums si on était tous toujours d'accord sur tout ?
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Tenez, j'apprends que François Ruffin venait de déclarer qu'il allait voter Macron.
Alors, ça y est, Ruffin est un horrible moraliste gluant de front républicain pour faire barrage ? :)
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Pourvu qu'il ne m'appelle pas à voter Macron. Pour le reste, il est libre, comme Mélenchon lui-même, qui, héritier d'une longue tradition anti raciste, votera probablement Macron sans le dire publiquement, et c'est son droit. Le problème, c'est l'appel, le chantage, le "votez Macron sinon ce sera de votre faute". Ce n'est pas de ma faute. C'est celle de Macron lui-même, qui a été et restera toujours un banquier d'affaires, et s'apprête à utiliser son carnet d'adresses pour vendre le pays à la découpe, tout en nous faisant de beaux sourires rassurants.
Par Hannah Themista-Soubirous

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Avec vos prévisions, vous me faites presque aussi peur que Marine ...presque
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je n'ai rien prévu. Enfin pour cette élection. J'exprime une conviction personnelle, je ne peux voter Macron. J'y ai réfléchi, je me suis torturée, et in fine, c'est niet. Que les électeurs de Macron se démerdent avec leur futur président (je parle de ceux du premier tour).
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ruffin déclare tout haut ce qu'il compte faire.
Comme DS déclare tout haut ce qu'il pense.
Ce n'est pas de l'injonction, de l'appel ou du chantage.
Par kadife

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Merci Djac d'exprimer avec patience ce que j'écrivais avec colère en réaction (aux réactions à) la chronique d'hier. En plus vous dites bien les choses. Si le forum avait une assemblée et des députés je voterais pour vous.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 15:31 le 28/04/2017 par kadife.
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je suis comme Bruanne sur ce coup là tu sais - je sens l'injonction molle, je n'arrive pas à faire autrement. Et c'est ce qui explique mon agacement à chaque fois que j'achève la lecture d'une chronique. J'ai la sensation persistante qu'il me fait, sans le dire, la morale. C'est lié à la façon dont il a couvert la campagne de JLM, ce n'est pas que lié aux chroniques de la semaine. Pas un instant il n'y a eu de réflexion sérieuse sur la pertinence du programme, en revanche on a eu droit aux railleries habituelles concernant le personnage "JLM" lui-même. En outre ce que "signifie" Macron au fond n'a pas été étudié, travaillé - alors que le projet est tout simplement, comment le caractériser ? Bon j'ai pas de mots et si j'en écris on va me dire que je le décris comme pire que le Pen alors que je me sens incapable de voter pour elle.
Je me calme en éteignant la box et en lisant de la BD.
Je recommande l'excellent "Duel" de Renaud Farace, sorti mercredi dernier chez Castermann, une merveille.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Pendant ce temps, j'essaie de dessiner la mienne, de BD...
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Bordel ! C'est toi qui fait ça ? Wouaou (pardon pour le faible niveau de commentaire, mais je suis sciée)
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Et moi aussi, tellement que j'ai pas été foutu de lui laisser un commentaire lisible !
Tcheu c'te honte…
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Heu... ben oui, putain de merde !
(et la somme de progrès à faire est encore considérable, jeune padawan que je suis...)
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Star Trek !
Je me disais bien que cette réplique me disait quelque chose !
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C'est bien "star", mais c'est pas "trek" :)
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Comment ça comment ça…

Y'a bien Star Wars pour le Padawan, mais y'a aussi Star trek pour la réplique
-Bordel
-oui putain de merde !

C'est dans Star Trek 4 Retour sur terre.

Non mais !
Par Bracam

Re: Injonctions molles, injonctions dures

gaffe au dessinateur détaché, va falloir prouver que vous en voulez (quoi on sait pas mais il le faut)
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Heu, j'ai pas comprendu ?
Par Bracam

Re: en vouloir

Oui, j'aurais dû commencer par dire mon admiration pour votre dessin, c'est beau :)

Faut que je fasse attention décidément, c'est une petite ironie concernant la concurrence libre et non faussée à laquelle j'espère que vous n'êtes pas confrontée ;-)
Par Djac Baweur

Re: en vouloir

Haaa, allusion au dessinateur Uber du futur, ça y est, j'ai capté ! :)
Ètant simplement amateur à mes heures perdues en la matière, j'espère être épargné par la management macronien au moins à ce sujet...
Par GPMarcel

Re: en vouloir

Continue à perdre des heures Djac et donne nous ( vive la gratuité ), des morceaux à saliver, à sourire, à contempler, à analyser, à être hors...Cette beauté poétique qui seule nous sortira du brouillard.

Continue camarade,
Par Djac Baweur

Re: en vouloir

Je vais y tâcher... :)
Par jeanbat

Re: Injonctions molles, injonctions dures

bravo! c'est vraiment très beau!
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Par alain-b

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je me joins à tes admirateurs, beau boulot ;-)
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Oh, merci ! :)
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Vil provocateur ! :-)

En plus je me demande si c'est pas une interprétation fallacieuse :

"quand bien même je glisserai un bulletin Emmanuel Macron dans l'urne, qui n'a pas besoin de ma voix pour être élu parce que je pense qu'il le sera, je serai un opposant ferme à Emmanuel Macron dès le 8 mai au matin."

ça ne dit pas qu'il le fera, mais plutôt qu'il n'exclue pas de le faire. Non ?

Mais il est grand, il fait ce qu'il veut ! Et comme tout le monde ici ! Personne il me semble ne reproche de voter Macron.
Par Djac Baweur

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
Personne il me semble ne reproche de voter Macron.

Mmmmmmoui...
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Enfin évidemment je ne parlais pas des votes de conviction, je parlais des votes "front-républicain-barrage-au-fascisme". Ou alors faut m'en trouver. Ça a pu m'échapper.
Par shuppy

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
Tenez, j'apprends que François Ruffin venait de déclarer qu'il allait voter Macron.

Alors, ça y est, Ruffin est un horrible moraliste gluant de front républicain pour faire barrage ? :)

Pour certain sans aucun doute ils l'ont déjà fait une fois [www.fakirpresse.info]

"ces petits procureurs qui confondent leur écran avec des miradors, qui flinguent toute idée qui dépasse, non seulement salissent des hommes, mais pourrissent le débat démocratique de leur suspicion généralisée"




Modifié 1 fois. Dernière modification le 14:08 le 28/04/2017 par shuppy.
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Si ça peut vous rassurer, je ne penses pas que antifa75 soit sur ce forum.

On est d'accord pour dire que ce genre de tarés sont des plaies. Mais est-ce bien utile de nous ressortir un troll du chapeau ? Ça sert à quoi, à par un procès par association ?
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

L'avis de DS est, in fine, orthodoxe, au sens où il n'est guère éloigné des éditorialistes qu'il critique. Il y a eu sur ce site, pendant un moment, lorsque Anne-Sophie Jacques intervenait régulièrement, une analyse économique différente, vraiment différente. Anne-Sophie intervient moins et soudainement on retrouve dans les articles de Daniel une ligne très proche de ce qu'on lit dans Libération, et régulièrement dans Médiapart. Une critique soft de l'économie telle qu'elle est pensée par nos gouvernants. Très soft. On n'est plus dans la discussion sérieuse sur l'eurozone ou les effets du marché intérieur. Plus depuis que le sujet a été discrédité en invitant Sapir pour le faire passer pour un suppôt du FN. C'est un regret. Et une fatigue.
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Quel est l'objet d'@si ?

L'objet premier de l'émission était, me semble -t'il, d'analyser les images et leurs sous-textes et, en particulier, celles émanant de ce robinet d'eau tiède qu'est la télévision.... eau tiède parce que déterminées par les part d'audiences ( faut bien attirer le plus grand nombre de parts de marchés !)

L'émission (sans arobase @) a été virée de la TV "mainstream" sous un certain N. Sarkozy, elle s'est reconstruite ici en janvier 2008 (avec arobase @), l'objet était de continuer avec moins de moyens mais une curiosité sur les nouveaux modes de médias et sans subir l'injonction molle ou diffuse "politiquement correcte" de politiques ou de groupes économiques.

Le sous-texte de cette construction étant une opposition également politique / je soupçonne que les abonnés de la première heure étaient politiquement plus orientés contre UMP des sarkozy boys.

Qu'attendons nous aujourd'hui de DS qu'il continue le site sur ces fondations premières, l'analyse de "lémédias" (soit dit en passant qui ne parlent plus que de Macron ou Le Pen ) ou qu'il soit tout à coup également un Edwy Plenel de son site ?

Certes, je constate que les éditoriaux de ces derniers jours peuvent être ambigus ( principalement pour un public d'abonnés (forumeurs?) engagés (certains oseraient je le dire enragés=) mais quand DS signe sous "le matinaute", il souhaite, je crois exprimer l'état (présent) de son esprit et de ses réflexions (presque immédiates) en mêlant celles personnelles soumises à l'écoute du flux d'infos quotidiens radiotévé et celles qu'il ne peut s'empêcher, d'entendre le même flux, sous l'angle de son personnel penchant de "décryptage".

Ecrire cette défense de DS me coûte car il a une vraie plume ce qui n'est pas mon cas et peut participer lui même à sa propre défense. (Il y a une rubrique "Chez nous" sur ce site)

Cependant, soumise comme lui depuis quelques jours à ce flot qui m'interpelle (et d'autant plus disponible à l'entendre que à titre privé exceptionnellement, j'en ai le temps) je suis ok avec l'idée de cette injonction molle qui ressort des blablas informatifs, lesquels se targuent tous désormais de décryptage "stratégique" et de "com" plutôt que de pédagogie politique ( pas plus de 3 minutes de comparaisons des programmes et des éventuelles conséquences de ces orientations) qu'il s'agisse d'ailleurs des rigolos de Quotidien à TPMP qui sous couvert de neutralité ont une position politique que des émissions "politiques" qui sous couvert d'un pour, d'un contre et d'experts roulent en sous texte plus pour Mac que pour MLP. (D'où, d'ailleurs, leur incompréhension de la position éventuelle et claironnée de JL Mélenchon)

Et cette injonction molle impliquera-t'elle, à l'image de la méfiance que l'ensemble des français entretiennent vis à vis de "lémédias", à un résultat inverse à celui qui soulagerait (au fond de ma petite conscience de ce qu'est la possibilité du vivre ensemble, en tout cas qui je ne le cache pas préfère MAc bulle élue que LPen au pouvoir couverte qui plus est par l'état d'urgence pour ses premières décisions? ) l'ensemble des "Zélites" et Zaristocrates de l'économie" ...

Nous nous énervons tous sur ce forum à la hauteur de la déception qui nous a étreint au soir du premier tour face à nos espérances de "nouveau changement c maintenant" (quelle que soit notre idée perso du "vrai changement" comme l'avaient éventuellement fait pressentir les primaires).

Comment ne pas être en rage dans nos fors intérieurs politiquement déterminés et émettre nos opinions vivaces sur le forum ou avec notre entourage avec une injonction dure ( celle qui dit : je veux te convaincre ou je te dis que moi je vais faire comme ça et toi ? Quoi tu n'as pas encore choisis entre la peste ou le choléra ou la rage, comment peux tu alors que ... )
Alors en lisant ce forum, cela m'éclaire sur les certains, les incertains, les constructifs ou les desespérés mais seulement les abonnés.

Mais, je suis d'accord, le si tu fais pas comme je crois que tu étais mais comme j'ai tendance à lire ce que je lis alors (au choix) j'arrête de respirer, je me désabonne, c'est toi qu'il dit qu'y est, t'es plus mon copain ... c'est insupportable.

Enfin, le vote a eu lieu le 23 avril, nous sommes à peine 5 jours plus tard et le règne de l'immédiateté voudrait que tout soit clair pour la suite.
A cet égard, l'émission d'arret sur image de 2002 est éclairante sur plein de points... Il y avait à cet égard un projet de rubrique style l'info dans le rétro (de quoi parlait on il y a un an dans l'info)

Enfin, pour être constructifs, ceux qui le souhaitent peuvent solliciter des sujets auprès du Capitaine...

J'ai une question sur le traitement quantitatif dans les médias - comment traite t'on les chiffres de participation, d'électeurs, quels sont les choix éditoriaux de chaque chaîne ? Peux t'on être mieux éclairé sur l'abstentionnisme différencié - comment cela marche ? Sur les nouveaux outils des sondeurs : rézosocios, questionnaires en ligne et non en face à face,..
Par jeanbat

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Quand vous admettrez que les seuls à se faire admonester dès qu'ils branchent la radio ou la télévision sont ceux qui se déclarent abstentionnistes, et ce, sans que JAMAIS leur point de vue soit débattu ou discuté comme une position d'égale valeur à la moutonnerie macronienne, on aura progressé.

c'est tres "bizarre" de lui demander d'admettre que" JAMAIS leur point de vue sont débattu ":il a fait une émission sur le sujet, il etait donc aux premières loges pour entendre les arguments des abstentionnistes.
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Sur quel sujet ? Sur le libéralisme économique inavoué des journalistes, sur leur européisme béat, sur leur mondialisme enthousiaste, sur la détestation des classes pauvres ou laissées sur le carreau, sur leur invisibilisation ? S'il y a une seule émission de ce genre pointez là moi j'irai la regarder (sachant que celle avec Lancelin de compte pas - elle n'aborde pas la campagne, et encore moins le traitement médiatique de ceux qui ont eu le tort de se déclarer critiques de l'UE ou de l'OTAN).
Par jeanbat

Re: Injonctions molles, injonctions dures

il a fait une émission sur les abstentionnistes pour faire entendre leurs arguments.
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

jeanbat, il ne vous aura pas échappé en me lisant attentivement que ce que j'appelais de mes vœux, c'était une émission sur le traitement médiatique de la campagne, pile dans le champ de compétences d'@si. Il y a eu mille fois matière, mais rien. C'est un regret. Comme souvent, uniquement pour la joie de me contredire, vous me parlez d'autre chose. Bonne journée à vous.
Par jeanbat

Re: Injonctions molles, injonctions dures

il ne vous a peut etre pas échappé que je ce que commente c'est cette phrase :
Quand vous admettrez que les seuls à se faire admonester dès qu'ils branchent la radio ou la télévision sont ceux qui se déclarent abstentionnistes, et ce, sans que JAMAIS leur point de vue soit débattu ou discuté comme une position d'égale valeur à la moutonnerie macronienne, on aura progressé.
et vous rebondissez sur tout autre chose.
Par Poloi

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je preferes une "injonction dure", qui n'est qu'un cri pour se faire entendre (democratique), qu'une "injonction molle" qui n'est rien d'autre qu'une tentative de manipulation (anti democratique)
Par Totorugo

Re: Injonctions molles, injonctions dures nouveau

Daniel, vous manipulez un peu les fonctions de la conjugaison. L'impératif sert à enjoindre, certes. Mais une injonction peut être de types très divers (ci-dessous, pour Wikipédiâtre) :
un ordre ou une commande
une requête ou une demande
une exigence ou une supplication
une invitation
un conseil
une instruction
un souhait, une bénédiction ou une malédiction
une prière
une permission

Il eût été peut-être plus avisé (injonction cachée euphémisante) de vous attacher à démêler les catégories injonctives des uns et des autres, que de mettre dans le même panier de crabes les thomalegrand matutinaux et le beau billet de forum cité (que j'avais manqué, pour ma part).

En d'autres termes, une taxinomie de l'injonction me parait impérative :-)
Par Tony A

Re: Injonctions molles, injonctions dures

"Considérons que ces deux injonctions sont engagées dans un concours d'inefficacité. Laquelle gagnera ?"

Là, Daniel vous prenez vos lecteurs pour des thons !

Mettre en parallèle, que dis-je, en concurrence :

- un rouleau compresseur médiatique (s'abstenir c'est faire advenir le FN), des dizaines heures d'émissions qui touchent des millions d'auditeurs ou de téléspectateurs.

- une protestation, d'une page, sur un forum de ... 26 000 abonnés.

Est-ce bien sérieux ?

Vous êtes vous relu quand vous avez qualifié les premiers "d'injonction molle" et l'autre "d'injonction dure" ?

Êtes-vous à ce point incapable d'entendre un abonné vous demander simplement de ne pas vous conduire comme ces éditocrates (que vous dénoncez à juste raison, notamment pour avoir banalisé le FN) qui estiment qu'un bon électeur doit forcément voter Macron ?

Demandez-vous une seconde, une seconde seulement, combien de ces mêmes donneurs de leçons n'auraient pas fait la promotion de l'abstention si on avait eu un deuxième tour Le Pen-Mélenchon ?



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:04 le 28/04/2017 par Tony A.
Par Coin-coin l'Araignée 2·0

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Chouette ! Philippe Geluck dessine maintenant pour Arrêt sur images. Du coup je me suis réabonné·e.
Par Frédéri POCHARD

Re: Injonctions molles, injonctions dures

25 ans... cela fait 25 ans que j'ai décidé de cesser de voter.
Depuis ces élections régionales où en PACA le PS voulait nous obliger à voter pour Bernard Tapie et sa liste "Energie Sud" censée rassembler "la gauche" face au FN.
Bernard Tapie comme barrage au FN ! Déjà j'avais bien compris toute l'absurdité de la chose puisque le fait même de construire ce barrage-là de cette manière-là allait nécessairement provoquer à plus long terme le succès de ce qui était censé être endigué.
Ce fut donc mon dernier vote. Et j'y allais à reculons.
Plus tard, il y eu Chirac comme barrage au FN. Et cette fois, non je ne votais pas. Non on ne me ferait ni peur ni ressentir la moindre culpabilité.
Et maintenant Macron comme barrage au FN.
Et toujours le FN monte, monte, monte. Malgré tous ces barrages qu'on nous a enjoint voire forcé ("moralement"... à grand coup de culpabilisation très peu démocratique) à construire.
Mais pourquoi le FN monte-t-il ? Parce qu'en fait ces barrages ne servent pas tant à endiguer le FN qu'à protéger un système néolibéral qui, depuis plus de trente ans maintenant, fonctionne au bénéfice de 10% de la population (en comptant très large) et au détriment, à plus ou moins court terme, des 90% restants.
Ce qu'on endigue c'est la colère des 90%. Et cette colère, parce le système médiatico-politique dominant a également passé son temps à déconsidérer toute alternative et même toute critique réellement "de gauche" de la mondialisation financière et de l'européisme néolibéral, elle a fini par être récupérée par le FN.
C'est par la démocratie, le débat démocratique, franc et ouvert que ce genre de crise devrait être résolue. Mais depuis de longues années le débat démocratique est biaisé et la démocratie est entravée. On peut débattre de tout et décider de tout... sauf de l'essentiel. Et remettre en question le néolibéralisme et la mondialisation financière n'est pas possible, n'est pas envisageable, n'est tout simplement pas permis. Et la société reste en crise, constamment, parce qu'il n'y a pas moyen de la résoudre.
Mais une crise, il faut bien en sortir. La crise permanente n'est pas supportable. Enfin si... pour les 10% peut-être et ils savent en jouer pour être toujours gagnants ces 10% là. Mais certainement pas pour les 90%.
Et si on ne peut pas en sortir par la démocratie parce qu'elle a été truquée alors il va bien falloir en sortir autrement.
La solution du FN : sortir de la démocratie pour sortir de la crise.
La solution de Macron : persister dans la crise en continuant à limiter la démocratie à ce qui est acceptable par le néolibéralisme.
L'autre solution : rétablir la démocratie puis sortir de la crise.
La solution de Macron ne fera que repousser l'échéance parce qu'elle ne résout rien, bien au contraire, elle ne cherche qu'à prolonger et même approfondir la crise permanente au bénéfice des 10%.
Macron président en 2017, c'est Le Pen présidente en 2022, dans une contexte global qui ne pourra qu'être "encore pire", puisque derrière le barrage, le niveau de la crise n'aura fait qu'augmenter.
Oui mais alors quoi ?
Je ne sais pas. Mais puisque la solution n'arrive pas à sortir des urnes, puisque le système s'arrange pour que ne puisse sortir des urnes qu'une réponse qui lui convienne alors il va bien falloir soit accepter les conséquences de notre stupidité collective soit se rebeller pour de bon, en dehors du périmètre bien balisé au sein duquel nos "élites" nous laissent nous agiter.
Une alternative : la guerre civile. Certain(e)s la souhaitent. Moi pas. Mais il faut bien un jour poser la question : que faire quand rien d'autre n'est permis, quand rien d'autre ne peut avoir d'effet parce que tout ce qui est autorisé est déjà préalablement désamorcé ?
Par Tony A

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Oui, les urnes sont faites pour accoucher d'un beau bébé qui porte le jolie nom de... TINA !

Et si un jour ce n'est plus le cas, on nous expliquera que le bulletin de vote, comme le papier monnaie... c'est ringard !

Et qu'il faut passer au vote électronique... géré par une instance indépendante du genre Commission Européenne ou BCE...

Car, pour que rien ne change, il faut parfois tout changer (Lampedusa, si tu me lis... :-) ).
Par REINE DUMARCAY

Re: Injonctions molles, injonctions dures

vade retro mélenchonistes honnis. Après que votre leader maximo stalinoïde, avec ses adeptes fanatiques, ait mené durant près d'un an la plus belle campagne qu'on ait vue depuis très longtemps, humaniste et intelligente, vous refusez de vous aligner la main sur la couture du pantalon dans la longue file des électeurs du représentant de not'bon maître au risque de faire moins perdre la taulière du fhaine. Au bûcher !

Je parie même que parmi vous il y en a qui étaient pas Charlie.
Par asinaute convaincue

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Perplexe je suis...
Je préviens d'emblée que je ne suis personne en particulier mais que je suis mes propres émotions (irrationnelles) et mes sentiments et pensées (progressivement rationnalisés).

Perplexe je suis devant le titre et le contenu de cette chronique :
Les injonctions pointées du doigt par le matinaute ont-elles le même contenu et sont-elles sur le même plan, au-delà du contexte qui les rassemble ici ?
Fais-je une grossière erreur en pensant que les injonctions molles sont le fait des journalistes mainstream et qu'elles concernent les choix paniqués/hystérisés du 7 mai, alors que les injonctions dures sont le fait d'un citoyen forumeur(fortenhumeur et peut-être fumeur!) et qu'elles concernent l'attitude du journaliste-matinaute d'ASI au sujet dudit vote ?
Fais-je une double erreur en concluant que les injonctions ont des locuteurs dont le pouvoir n'est pas comparable, et des différences de contenu dont le rapprochement ici sème la confusion ?
D'où un alignement de ? digne de celui de Carnac sur la conclusion du billet en cause, à savoir, " Considérons que ces deux injonctions sont engagées dans un concours d'inefficacité. Laquelle gagnera ?"
Eh oui, bien malin celui celui qui verra des équivalences entre des cris d'orfraie des médiacrates sur la future apocalypse, et des grognements impératifs d'un citoyen du type "lâchez-nous un peu les baskets et arrêtez surtout de nous prendre pour des demeurés".
Bien sûr, personne n'est obligé d'écouter les médias mainstream ni de lire le billet du matinaute. Dans la mesure où c'est ce dernier qui met le doigt dans l'engrenage du sujet clivant, il ne doit pas s'étonner du retour de manivelle.
De là à poser en conclusion des questions existentielles sur des injonctions dont les différences de pouvoir et de nuisance sont aussi éloignées l'une de l'autre qu'une grosse vague l'est d'un crabe s'accrochant au rocher pour sa survie, il y a un très grand pas de celui qui ne sait plus à quoi se raccrocher... C'est du moins l'impression dominante que j'en ai !
Par Kazoula

MOTUS ET BOUCHE COUSUE

Votre observation, Cultive ton jardin ("Rustiquette" à cause du jardin et du magazine "Rustica"), me semble tout à fait pertinente. Daniel Schneidermann à toujours affirmé avoir voulu bâtir ASI à l'écart des annonceurs mais, depuis plusieurs années, il est lui-même devenu l'annonceur unique de son site, l'annonceur de Jean-Luc Mélenchon. A ce titre, il est devenu, dès le 6 mai 2012, le pourfendeur de tout ce qui de près ou de loin relevait de François Hollande, de son gouvernement, de sa politique, bref, du Parti socialiste. Comme Mélenchon. S'abonner revient donc, depuis cette époque, à financer la ligne éditoriale de l'annonceur Schneidermann, dont les actuelles et répétitives injonctions à voter Macron, qui choquent tant les naïfs partisans de Mélenchon, trouvent leur raison d'être dans les différentes stratégies sur lesquelles planchent les experts du parti. Le chef sera-t-il simple candidat aux législatives, premier ministre d'un gouvernement de cohabitation, ou autre chose ? Il ne communique pas plus sur ces questions que sur le second tour car les stratégies à l'étude dépendent forcément du résultat de ce second tour. Le mot d'ordre de la direction des Insoumis demeure Motus et bouche cousue (de fil blanc), et même les tractations pré-législatives entre Laurent et Mélenchon se font dans la plus grande discrétion, comme au bon vieux temps de la IVe République.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:21 le 28/04/2017 par Kazoula.
Par Robert.

Oui mais ...

" ne parlent qu'aux "passions tristes", tandis que les autres, c'est bien connu, s'adressent à la raison."
André Comte-Sponville voterait Macron?

"On peut préférer les passions joyeuses, celles qui augmentent la puissance d'exister, qui créent, assemblent et rassemblent, fédèrent. Elles ne se trouvent pas dans la politique politicienne, mais dans la politique citoyenne. Voilà pourquoi on peut ne pas voter ou voter blanc. " Michel Onfray dans Le Monde.
Par Faab

Re: Oui mais ...

Apparemment, oui, Comte-Sponville vote Macron : l'interview dont parle Schneidermann.

Et tiens, un peu de spinozisme pour parler de ce mauvais usage de "passions tristes" dont j’ai l’impression qu’il est en train de passer dans les clichés politiques (par la gauche ? à cause de l'usage, bon celui-là, qu'en a fait Deleuze dans ses analyses du politique ?).

Les passions sont ce qu'on subit. La tristesse est l'affaiblissement de notre puissance. Quand ces messieurs disent "passions tristes", ils veulent dire le ressentiment, la colère, une idée de l'action mue par ce qui affaiblit en réduisant l’union des forces, toute cette "horrible" violence qu'ils ne distinguent pas de la révolte. Sauf que chez Spinoza, la révolte relèverait plus des passions joyeuses : on relève la tête, on retrouve de l'énergie, on combat un pouvoir qui justement veut qu'on soit triste, abattus, impuissants, soumis, divisés.
Deleuze a insisté sur le lien entre pouvoir comme domination (pas comme puissance positive de faire) et passions tristes : le pouvoir, plus bas degré de la puissance, a besoin de la tristesse de ceux qu'il entend dominer. Baisser les bras, penser "c'est comme ça...", "y'a pas d'alternative", se désengager, accepter un état de chose qui nous nuît, sa propre dégradation, c'est ça une passion triste.

Si il y a des passions tristes au FN, ce n'est pas quand il cristallise des révoltes, c'est dans la mentalité autoritaire, hiérarchique, de chef voulant de l'obéissance, prêt à une inversion des rôles de dominant-dominé où l'esclave entend devenir maître des maîtres et chasser plus faible que soi, écraser les résistances, les minorités.
Et si il y a des passions joyeuses dans la France Insoumise, c'est au contraire dans l'état d'esprit qui tend à l'abolition de ces rapports de domination, quand Mélenchon laisse décider la base, se refuse au rôle de donneur d'ordre. Onfray ne veut pas voir cette évolution, c'est plus confortable pour lui de faire craindre la dictature stalinienne et de cultiver son jardin.

Et Comte-Sponville nous revend en sous-main la "mondialisation heureuse" - allez, tous en marche ! dans la joie et l'allégresse - mais ces révoltes traduisent au contraire que la raison commande de ne plus accepter une logique qui détruit. Qu'on ait cru aux bienfaits du néolibéralisme dans les années 70-80, à la fête consumériste sans limite, pourquoi pas, qu'on continue alors que grimpent les inégalités, se dissout le social, menace une géopolitique du chacun pour soi, que la surproduction/surconsommation en vient à faire ses marges sur du vide (produits "allégés"...), c'est juste au mieux le signe d'une bêtise inertielle, l'incapacité à prendre acte d'échecs, au pire celui d'une passion de domination, d'un appétit de pouvoir par ceux qui ont accès à la jouissance au prix de la misère du voisin.

Tant qu'à emprunter l'expression "passions tristes" à Spinoza, ils devraient peut-être le lire et le comprendre :
"La condition d’un État se détermine aisément par son rapport avec la fin générale de l’État qui est la paix et la sécurité de la vie. Par conséquent, le meilleur État, c’est celui où les hommes passent leur vie dans la concorde et où leurs droits ne reçoivent aucune atteinte. Aussi bien c’est un point certain que les séditions, les guerres, le mépris ou la violation des lois doivent être imputés moins à la méchanceté des sujets qu’à la mauvaise organisation du gouvernement.
Les hommes ne naissent pas propres ou impropres à la condition sociale, ils le deviennent.
Remarquez d’ailleurs que les passions naturelles des hommes sont les mêmes partout. Si donc le mal a plus d’empire dans tel État, s’il s’y commet plus d’actions coupables que dans un autre, cela tient très certainement à ce que cet État n’a pas suffisamment pourvu à la concorde, à ce qu’il n’a pas institué des lois sages, et par suite à ce qu’il n’est pas entré en pleine possession du droit absolu de l’État.
En effet, la condition d’une société où les causes de sédition n’ont pas été supprimées, où la guerre est continuellement à craindre, où enfin les lois sont fréquemment violées, une telle condition diffère peu de la condition naturelle où chacun mène une vie conforme à sa fantaisie et toujours grandement menacée.
"
Traité Politique, Spinoza.

Mais bon, c'est aussi un effet des passions que de ne vouloir comprendre ce qui met en question sa satisfaction à soi, et faute d'intelligence du gouvernant de ce qui provoque des séditions (concurrence, guerre économique, inégalités etc.), il ne change de disposition d'esprit que lorsqu'il commence à en souffrir, que la menace est aussi sur lui.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 13:29 le 28/04/2017 par Faab.
Par Germain RITAL

Re: À propos de Comte-Sponville...

À propos de Comte-Sponville, je me souviens que juste avant le début de la seule émission de télévision à laquelle j'ai participé, il sortit un peigne pour se recoiffer...*

*C'était il y a de nombreuses années (fin 1987) à l'invitation de Michel Polac. Invitation que j'ai acceptée (j'allais dire je m'y suis rendu!) non sans me soupçonner, aujourd'hui encore, de l'avoir fait pour satisfaire à la plus vulgaire des vanités - mais il y aurait peut-être eu lâcheté à me dérober à y "défendre" ou, plutôt tenter, si j'avais su le faire, d'"illustrer" Heidegger contre Farias... et Comte-Sponville, dont la connaissance de l'auteur d'Être et temps risque d'être demeurée depuis ce qu'elle était déjà depuis assez longtemps...
Par clive

Re: Injonctions molles, injonctions dures

faudrait pas confondre une injonction dans une radio financée par l'état et donc martelant moins de pub, dans la matinale la plus suivie de France, avec un commentaire énervé d'un lambda sur un forum limité d'un site à faible audience.
Par Cerise

Re: Injonctions molles, injonctions dures

laquelle gagnera ? Vous le saurez quand vous prêcherez dans le désert cher Daniel !
Par STEPHANE M

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Qu'est-ce qui a bien pu changer à ce point en 15 ans?

En 2002 j'étais lycéen. Il me manquait encore un an pour pouvoir voter mais comme des centaines de milliers de français, par réflexe je suis descendu dans la rue manifester. Au soir du deuxième tour il n'y avait personne pour considérer le score de Chirac comme un plébiscite pour sa personne mais bien comme l'expression du refus strict de l'idéologie de l’extrême droite.

Depuis dimanche soir je suis dans un état d'incompréhension total. J'essaie de comprendre mais je ne n'y arrive toujours pas et cela me plonge dans un profond désespoir.
Depuis dimanche soir j'entends quantités de discours à droite comme à gauche qui mettent sur un pied d'égalité les deux candidats : " bien sur que pas Le Pen, mais surtout pas Macron non plus".
Comment les repères qui étaient évidents il y a 15 ans ont pu s'estomper à ce point? L'élection de Chirac avec 80% des voix n'était pas l'expression d'une adhésion à son programme économique ni à sa personne mais bien l'expression de la dignité d'un pays et de son refus de la haine et du repli sur soi que proposait le front national.
Le front national ne propose pas autre chose aujourd'hui. Et Macron est-il à ce point différent d'un Chirac de l'époque?
Point ici d’injonction, ni molle ni dure, juste une interrogation et l'expression d'une incompréhension sur cette habituation à la présence des discours de haine.
Par Bellatrix

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Qu'est-ce qui a changé ?

Que c'est la deuxième fois qu'on nous présente ce scénario, peut-être ?
Par DétecteurdeVérité

Re: Injonctions molles, injonctions dures

J'allais répondre cela mais je voudrais ajouter aussi ceci :
il s'est passé Sarkozy puis quand on a cru que par la voie des urnes on pouvait s'en libérer, nous est venu Hollande qui selon la formule est à ranger parmi les traitres d'entre les traitres, il s'est passé Valls et le 49.3 à répétition, il s'est passé Macron (on entendait encore ce matin ce qu'entre autres on lui doit : la mise à mort des prud'hommes).
Il s'est passé qu'on nous a fourgué de la dédiabolisation à outrance alors qu'il n'aurait jamais dû en être question, la fille d'un facho qui hérite d'un parti de fachos n'est pas à dédiaboliser et ceux qui la suivent doivent être traités comme il se doit, de minables crétins qui en appellent au loup qui les bouffera, tout comme ceux qui ont voté Trump s'en aperçoivent déjà.
Il s'est passé que des intellectuels soi-disant de gauche largement adoubés et diffusés ont repris les thèses du parti des fachos.

Alors comprenez les hésitations et les tergiversations, les ni- ni- désespérés.

Bien sûr la reine des fachos est la pire option et la vie sous elle ne sera pas vivable mais doit-on pour autant acquiescer à celui qui viendra finir le travail commencé par Sarkozy (qui en plus se paye du culot de dire qu'il votera pour lui sans approuver son programme, l'en faut de l'aplomb au Fouquet's pour snober la Rotonde qui offre le même menu !).



Modifié 1 fois. Dernière modification le 13:27 le 28/04/2017 par DétecteurdeVérité.
Par DanetteOchoc

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ce qui a changé c'est que pendant que Hollande faisait son meeting du Bourget ("mon ennemi, c'est la finance, il n'a pas de nom, pas de visage", il envoyait Macron à la city pour expliquer aux financiers que son discours du Bourget "c'est pour les gogos, vous inquiétez pas, en fait on va bien casser le travail pour le flexibiliser comme ça ovus serez contents, y a aucun problème".

Voilà où elle est, la différence. Le libéralisme de Macron est une sorte de fascisme total qui détruit tout ce qu'il touche. Quand les journalistes auront compris ça on pourra peut-être refaire, tous ensemble, de la politique.

Pour mémoire : [www.youtube.com]

Alors, toujours gentil le Macron ?
Par Tony A

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Hé, oui ! Et tous ceux qui dénoncent ces plans ourdis avec machiavélisme sont traités de conspirationnistes.
Par Bruanne

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Pour tous les Français, je ne sais pas ce qui a changé, mais comme on n'est pas de la même génération, je veux bien te dire ce qui a changé pour moi :

- en 2002, il y avait plein de choses qui n'allaient déjà pas dans mon boulot ( suis fonctionnaire, prof), mais, depuis, chaque année a été pire que la précédente : formation, moyens, effectifs, injonctions et la dégringolade complète a eu lieu sous Sarkozy, sous Hollande on en est au naufrage.
- en 2002, les partis qui se disent démocratiques n'avaient pas craché sur les résultats d'un référendum en faisant passer exactement ce que nous avions refusé mais par un autre biais
- en 2002, on ne s'tait pas fait voler 2 à 5 ans de notre vie avant d'avoir le droit d'être à la retraite
- en 2002 il y avait déjà eu plein de "plans sociaux", mais pendant 15 ans ça a continué en pire
- en 2002 on n'avait pas encore vu le rouleau compresseur européen massacrer la Grèce
- en 2002, ça ne faisait pas 15 ans qu'on votait " contre".
- en 2002 on n'avait pas prévu l'arrivée du FN au second tour

Tu n'avais pas l'âge de voter en 2002, et tu as démarré ta vie de citoyen dans un monde où on " vote utile", où on vote pour éliminer.
Moi pas.
Je n'ai pas connu du tout un âge d'or de quoi que ce soit, mais résolument, ce n'est pas possible pour moi d'associer " voter" à " voter contre".
Par emilie bouyer

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Voté Stéphane.
Par dazl

Belle journée

Merci Daniel pour cette chronique, qui a lancé ma journée d'un bel éclat de rire, d'un effet cathartique indéniable en cette période désagréable.
Par DétecteurdeVérité

Re:

Il y a une injonction qui elle me paraît la plus inacceptable de toutes, c'est celle entendue hier ou ce matin, je ne sais plus tant il y en a des molles des soft des dures et des hard.
C'est celle du traitre d'entre les traitres dont on va encore se supporter la gueule pendant des années alors qu'il devrait disparaître dans un tonneau recouvert de bitume et de plumes.
Et cette injonction, c'est celle de Valls dite ici et relayée là.

C'est de ces injonctions qui sont tellement par essence inacceptables qu'elles vous empêchent de mener votre cheminement de conscience (même si dans mon cas, je serai dans l'impossibilité de voter).
Par Tony A

Re:

Ha Valls ! En voilà un qui aura bientôt sa place dans la grand Histoire.

A côté des... Judas, Brutus, Ganelon...
Par Dogu

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Moi, j'en ai une petite d'injonction, a Emmanuel Macron :

Eh Manu ! Si la situation est si grave, pourquoi tu n'accepte pas de rogner un peu les points les plus saillants de ton programme ? Normalement, dans n'importe quel pays, entre les deux tours d'une election, le candidat qui cherche a rassembler propose des compromis aux electeurs en question non ?

Non, en France, on leur propose juste le goudron et les plumes.

Mon petit doigt me dit que Macron ne veut pas de nos votes mais cherche juste a faire exploser la France Insoumise en enfoncant le coin Le Pen au milieu.

La seule reponse : respect de nos choix individuels et unite pour preparer les legislatives. Le Pays a besoin de nous et c'est la derniere chance !
Par Tagadatsoin tsoin

Re:

Sérieusement ? Vous en êtes réduit à dire "OH TOI-MÊME HEIN D'ABORD" à une forumeuse qui vous demande gentiment d'arrêter de nous injoncter du Macron toutes les dix secondes depuis deux semaines, là ? Putain faut dormir, Daniel, vous allez pas tenir jusqu'au second tour !

Allez, une petite camomille et à la sieste ! Tout de suite ! C'est une injonction dure !
Par dorfinger

Re:

Citation:
Dans une organisation, l'insoumission est l'acte d'un subordonné qui désobéit délibérément à un ordre. Elle constitue un délit sanctionnable par la hiérarchie. L'insoumission est différente du fait d'avoir une attitude négative, de traîner les pieds, de se plaindre ou de refuser d'exécuter un ordre qui va à l'encontre de la morale, de la loi ou de la sécurité.
source
J'imagine mal le lider du mouvement des insoumis ordonner à ses partisans du suivre sa directive .

Que restera-t-il des 35% (j'imagine) du vote FN post élection? Insurrection et séditon sont des synonymes d'insoumission et ma foi, cela fait froid dans le dos.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 13:20 le 28/04/2017 par dorfinger.
Par René ROBERT

Re: Injonctions molles, injonctions dures

La radicalité des points de vue, la tonalité de leurs expressions, les attaques personnelles font froid dans le dos. Soutien appuyé à la conception du journalisme que Daniel représente.
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Mettez une p'tite laine !
Par Bernie73

Re: Injonctions molles, injonctions dures

La comparaison me semble fallacieuse

Pour votre article
-L'injonction molle est destiné à tous et reste de la vulgaire propagande
suite logique de la propagande distillée à longueur de temps par les Barbier et autres éditocrates
-L'injonction dure est une demande individuelle qui demande justement qu'il n'y ai pas d'injonction ou du moins pas de votre part Monsieur Schneidermann.


La détermination du choix voter utile ou blanc n'est pas forcement une simple réaction à la propagande

On a vu ce qu'on donné les 80% de M. Chirac, j'en ai fait parti
Compte tenu des perspectives données par M. Macron
Je considère le vote utile inutile et anti démocratique
Les 2 candidats étant pour moi, et pour des raisons très différentes, des dangers pour la démocratie
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

merci pour cette synthèse juste et efficace
Par René ROBERT

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Extension du champ des possibles
Comme Vladimir et Estragon, les Français démunis attendent un improbable Godot. Ils se sont dépouillés de leurs anciens repères, sans trop envisager de reconstruire sur cette friche. Spectateurs désabusés de la vie publique, consommateurs conditionnés par les artifices de la communication ou enfants gâtés de la démocratie, ils peuvent un jour protester contre les résultats d’une élection à laquelle ils ont refusé de participer la veille, sans devenir pour autant tout à coup les acteurs de leur avenir. Sauf que, quand on ne croit plus en rien, le pire paraît plus acceptable. Il est même désormais possible que des responsables politiques dont les orientations se nourrissent du chômage et de la misère s’autoproclament tranquillement les représentants des plus faibles. En effet, la crédibilité du mensonge prévaut souvent sur l’approche de la vérité, tandis que l’émotion supplante la raison. Du coup, la radicalité des opinions et la tonalité agressive de leurs expressions tentent d’occulter la fragilité des arguments qui sont censés les étayer. Or, quand le rationnel se heurte à l’irrationnel, toute tentative d’argumentation devient dérisoire. C’est pourquoi l’irrationnel reste un excellent moyen de contrôle des êtres humains.
Par MyrETON

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Par Germain RITAL

L'injonction est révélation du fascisme de la langue. Comment s'en libérer.

Citation:
Daniel Schneidermann
Injonctions molles, injonctions dures

L'intérêt des 9:15 de Daniel Schneidermann ne réside pas tant dans sa positive opération dite de déconstruction mais plutôt dans ce que celle-ci laisse échapper. Ainsi son billet aujourd'hui manque de nous rappeler à l'enseignement oublié de Roland Barthes dans sa leçon inaugurale de la chaire de sémiologie littéraire du Collège de France prononcée le 7 janvier 1977, soit il y a maintenant (déjà!) plus de quarante ans. Rectifiant Renan, voilà ce qu'y énonça l'impétrant: la langue, comme performance de tout langage, n'est ni réactionnaire, ni progressiste; elle est tout simplement : fasciste; car le fascisme, ce n'est pas d'empêcher de dire, c'est d'obliger à dire. Le forum des 9: 15 de ces derniers jours le survérifie, ordonné qu'il est aux billets du matinaute, contraint lui-même par l'actualité électorale focalisée elle-même sur la scandaleuse violation de l'obligation de se prononcer qu'en l'occurrence constitueraient abstention et vote blanc lors de la prochaine élection: l'élection suprême aux termes de notre présente Constitution.

Barthes, dans sa leçon, permet ainsi, nous le voyons, de relativiser la chose mais il permet aussi, et surtout, d'opérer la disjonction permettant d'échapper à la totalitaire obligation en question. Elle se trouve spécifiée grâce à l'adjectif littéraire précisant de quelle sémiologie dépend notre émancipation. À la "langue" en effet ou "trésor du signifiant" réduit en code, Saussure sut opposer la parole qui en renouvelle les figures à tout moment: en ajoutant certaines, en détruisant d'autres, les articulant toutes toujours autrement. Cette liberté de la parole fut censurée par les éditeurs de ce Cours de linguistique générale prêté à Saussure qui exerça sa dictature dans les années 70 du siècle dernier. De manière à sa façon aussi géniale qu'épigonale Barthes en retrouva l'inspiration: laquelle se trouve désormais de mieux en mieux philologiquement établie.

Ce qui devrait, pour le moins, nous suggérer qu'il y a un au-delà à notre enfer politique: un purgatoire sémiologique débouchant sur le paradis poétique (il n'en est pas d'autre). Pour y accéder, il n'est qu'un guide, celui que le jeune Mallarmé nous a indiqué: la destruction fut ma Béatrice. Destruction: déconstruction à libérer par conséquent de la nauffrageante sirène politique. Qu'@si corresponde donc véritablement à son autonome définition: la loi qu'il s'est lui-même donnée, son initiateur veux-je dire. Et si quelqu'un sur le forum me faisait l'objection de céder moi-même ainsi à la séduisante séduction de l'injonction, je répliquerais qu'en l'espèce il s'agit de l'inverse: car si dans disjonction il y a bien jonction, il y a surtout, d'abord, séparation, libération de cette politique jonction: fascio qui de fascisme donne la définition.
Par nesciens

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Cher Daniel,

Ne changez rien.
Par Oblivion

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Votre chronique est toute fausse, si vous regardez bien.

L’injonction des médias à voter Macron est… dure.
Pas molle du tout.

Depuis dimanche dernier, nous subissons une avalanche des éditocrates et des politiques.
(Si, si ! je regarde la télé et je consulte les sites d’information.)

Aujourd’hui encore, Delanoé injoncte Aubry et Mélenchon à grand coup de :

Bertrand Delanoë a renvoyé à leur «responsabilité» ceux qui ne voteraient pas Emmanuel Macron le 7 mai pour faire barrage au Front national, faisant un parallèle avec l'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne. «Dans les années 30 en Allemagne, l'extrême gauche n'a pas voulu choisir entre les sociaux-démocrates et les nazis. Hitler a été élu par le suffrage universel. Alors je ne culpabilise personne. J'appelle à la responsabilité, à la conscience et aussi à la générosité. À un moment donné, il faut être pour la France avant d'être pour ses vieilles rancœurs

Comme si refuser de voter pour Bulle n’était qu’une histoire de rancœur.
Et comme si l’éventuelle élection de Le Pen serait de la faute d’Aubry et de Mélenchon.
Par Oblivion

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C’est fait :

Aubry appelle à voter Macron, explicitement cette fois-ci.

La France, le pays où tu dois donner des consignes pour Macron, z’est un ordre !
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures

L'injonction des politiques ? ou des journalistes (prêts à se féliciter, je l'ai poussé dans ses retranchements celui-là) à faire dire aux politiques pour qui ils votent ? avec le côté recto_verso mais surtout pas sur la tranche ou la marge ! parce que la marge (hein ! c'est le flou, la chien-lit ou les gueux !) et puis not' bon peuple madame il a besoin d'instruction claire de la part des chefs, des lider/leader, roi ...

Ne regrettons rien, tous les hommes politiques vont devoir se mouiller ( parce qu'eux les journalistes ils se mouilleront pas, mais c'st si bon de l'entendre dans la bouche de nos interlocuteurs préférés / devoir de neutralité oblige) et après "on" reprochera à tous ces hommes et femmes durant 5 ans d'avoir dit Macron.

(PS : pas contre vous Mâme Oblivion ce coup de gueule mais contre cette mascarade d'obligation de choix explicite (recto/verso) considérant les électeurs comme des gros bébés qui ne peuvent entendre la subtilité ou qui ne pourraient se déterminer par eux même)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 17:56 le 28/04/2017 par sgd.
Par Arsinée

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Il y a les injonctions certes, mais il faut aussi regarder du coté de ceux qui enjoignent et de ceux que l'on enjoint. Parmi ceux qui enjoignent durement Mélenchon et les insoumis, il y a Cambadélis , Bartolone, Delanoê. Mais ces étourdis ont oublié d'enjoindre le candidat du PS, Benoit Hamon, qui, d'après les sondages, n'avait plus aucune chance, de se désister au profit de Mélenchon . Ce qui, les résultats en témoignent, aurait permis d'éliminer à coup sûr la Le Pen. Le foutage de gueule a assez duré !
Par vince12

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Il n'y a qu'un genre d'injonctions qui vaille, celles que l'on pourraient faire au candidat Macron.
Si le risque de voir MLP élue le 7 mai existe véritablement, pourquoi demander au élécteurs du premier tour de changer leur décision de vote ?
La démocratie ne consiste t'elle pas d'abord en l'écoute de ce qui a été exprimé par le vote ?

Demandons donc d'abord à Macron de faire évoluer son programme en faveur des insoumis puisque les autres partis appellent à voter pour lui sans conditions...

Demandons la retraite à 60 ans
l'abandon du détricotage du code du travail
la réalisation d'une vraie politique écologique
la 6 eme république
etc..(cf le programme des insoumis)

Que le candidat Macron accepte d'intégrer ces injonctions et MLP sera battue à plate couture.

non ?

C'est bien ce que tout le monde veut ?
Par cigale zoze

Re:

macron :

(tout le temps : gestes de la main droite, genre tenir et lâcher de grosses pincées de pensées profondes)
nous sommes tous des enracinés
(silence)
et donc parce que nous sommes des enracinés
(regard légèrement halluciné par-dessus l'épaule côté caméra)
il y a des arbres à côté de nous
il y a des rivières
il y a des poissons

(inspiration inspirée)
il y a des frères et des soeurs

moi, je serais vous, je me méfierais

best of macron (et on se réjouit de ses prochains best of)
Par kadife

Re:

Le passage avec Canfin est incroyable.
Macron confond écologie politique et secte new age ! Il s'adresse aux écologistes comme à des raëliens.
Quelle bêtise et quelle condescendance !
Par john z'guéner

Re:

J'ai ri, et par les temps qui courent, c'est précieux.

en fait Macron, il parle comme Jean-Claude Van Damme, l'accent belge en moins....
Par ManuTOO

Re:

J'ai beaucoup aimé quand le journaliste lui demande s'il est Raël, et que Macron répond "non" après une légère pause, l'air de se demander si c'est la bonne réponse... :P
Par cigale zoze

Re:

ouiiii ! je me suis dit qu'il hésitait à comprendre : raël ou réel ? comme c'est un miroir aux alouettes, il n'est rien, sinon le reflet de ce qu'on veut y voir.

et il y a aussi l'impérissable "lorsque tout semble triste, perdu, morose il faut penser printemps" (ça fait un peu pont au-dessus d'eaux troubles), et sa suite : "penser printemps, mes amis, c'est réconcilier l'ambition et le raël" oups, non, le réel

bien se pénétrer de l'immensité de cette phrase : penser printemps, c'est réconcilier l'ambition et le réel. ça devrait pouvoir être réutilisé dans les banquets mondains à la rotonde

comment tenir un quinquennat (à moins de se murger au quinquina 24h/24) à l'entendre partir en roue libre d'une main, et de l'autre signer des ordonnances (pour des poisons démocratiquement bien amers) ?
Par Pierre38330

Re:

penser printemps, c'est réconcilier l'ambition et le réel.

Je découvre...
Et je crois qu'il a fait un lapsus. Il voulait dire "penser Galeries Lafayettes, c'est réconcilier l'ambition et le réel".
Par Bruanne

Re:

Je ne sais pas s'il y a ici des gens qui ont pris du plaisir à lire la saga Malaussène, de Pennac ( il est souvent de bon ton de cracher dessus, moi, perso, j'ai pris un pied énorme avec ces romans, sans les confondre avec de la grande littérature pour autant).

Bref, dans "la petite marchand de prose", il y a la figure d'un auteur de best-seller, fabriqué de toute pièce, pur produit marketing, et je ne peux pas m'empêcher de penser à lui à chaque fois que Macron ouvre la bouche.

Suis-je la seule ?
Par cigale zoze

Re:

non ;-)) (j'aime pennac)

mais je dois dire que je pense moins à un produit marketing qu'un mec réellement timbré
note, l'un n'empêche melba
Par Pierre38330

Re:

J'ai beaucoup aimé Malaussène mais Pennac me hérisse parfois, malgré son amour du Vercors, en particulier quand il parle de l'école.

Mais bon...

Il me semble que moi aussi j'ai fait un lapsus au lieu de lire Galeries Lafayette, il fallait lire Amazon.com.

C'est quand même plus Macron.




Modifié 1 fois. Dernière modification le 19:08 le 29/04/2017 par Pierre38330.
Par Bruanne

Re:

Je n'ai plus ces bouquins sous la main, et je ne trouve pas sur le net la fameuse interview que le héros, Benjamin Malaussène, doit apprendre par coeur lorsqu'il incarne l'auteur " JLB".
Il y avait aussi de savoureuses descriptions de la campagne de pub organisée pour la sortie du dernier bouquin du JLB.

Si par hasard vous avez ça, auriez-vous la gentillesse de relire ce passage, j'ai comme l'impression d'entendre cette interview dans les déclarations de Macron. Merci de confirmer/infirmer.

J'ai voulu acheter le bouquin en .pdf, mais c'est super cher juste pour relire 2 pages ! Et les sites qui le promettent en accès gratuit déplaisent à mon anti-virus.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 22:17 le 29/04/2017 par Bruanne.
Par pompastel

Re:

Extrait :
"(...)
Vous considérez-vous, vous-même, comme un homme d'entreprise ?
(Je me considère comme un pauvre mec coincé dans une arnaque sans sortie de secours et qui est présentement la honte de tous les gens de plume.)
Réponse : Mon entreprise, c'est la Littérature.
Les questions sont posées dans toutes les langues du monde, traduites chacune par un des cent vingt-sept traducteurs dont le gigantesque éventail s'épanouit derrière moi. Et mes réponses, multitraduites à leur tour, s'en vont soulever les applaudissements jusqu'aux recoins les plus obscurs du Palais Omnisports. Une Pentecôte littéraire. Tout cela est honteusement rodé, et s'il arrive qu'une question imprévue éclate dans le firmament consensuel, elle est illico recouverte par une autre, une de mon catalogue, à laquelle j'ai ordre de répondre."
(Version folio, pp.168-169 :-) )



Modifié 1 fois. Dernière modification le 22:31 le 29/04/2017 par pompastel.
Par Bruanne

Re:

Par Pierre38330

Re:

Je n'ai plus ces bouquins sous la main,

Moi non plus, je crois qu'ils sont disséminés chez les enfants.

Ou alors, il faut que je débordélise mes bibliothèques. Rendez-vous en septembre ?
Par Bruanne

Re:

D'ici septembre, je serai allée là où sont ces bouquins.
Mais n'hésitez pas à débordéliser pour autant ;-)
Par Bruanne

Re:

Yesss... trop bien les forums, je viens de recevoir le texte !
Si mon impression est confirmée, je vous copie/colle les extraits !
Par Bruanne

Re:

Extrait de La petite marchande de prose, de Daniel Pennac.
Le dialogue ci-dessous a lieu entre une journaliste, qui a déjà toutes les questions et toutes les réponses, et JLB, auteur de best-sellers en pleine opération promotionnelle, qui a appris l'itw par coeur ( en vrai, c'est un peu plus complexe, mais on s'en fout),
On est quelque part entre la parodie et la caricature.



- Si je vous demandais quelle est votre principale qualité, J.L.B., que me répondriez-vous ?
- Entreprendre.
- Et votre principal défaut ?
- Ne pas tout réussir.
- Auriez-vous connu, l'échec ? C'est à peine pensable quand on vous voit.
- J'ai perdu des batailles, mais j'en ai toujours tiré l'enseignement qui mène à la victoire finale.
- Que conseilleriez-vous à un jeune d'aujourd'hui qui souhaiterait entreprendre ?
- Vouloir ce qu'il veut, se lever tôt, ne rien attendre que de lui-même.
- Comment naissent vos personnages de roman ?
- De ma volonté de vaincre.
- Les femmes de vos romans sont toujours belles, jeunes, intelligentes, sensuelles...
- Elles ne le doivent qu'à elles-mêmes. Une apparence, cela se conquiert, et cela devient votre vérité.
- Si je vous ai bien compris, tout le monde peut être beau, intelligent et riche ?
- C'est une question de volonté.
- La beauté, une question de volonté ?
- La beauté est d'abord intérieure. La volonté l'extériorise.
- Vous parlez toujours de volonté. Mépriseriez-vous les faibles ?
- Il n'y a pas de faibles, il n'y a que des gens qui ne veulent pas vraiment ce qu'ils veulent.
- Vous-même, avez-vous toujours désiré la richesse ?
- Dès l'âge de quatre ans, dès que je me suis su pauvre.
- Une revanche sur la vie ?
- Une conquête.
- L'argent fait-il vraiment le bonheur ?
- Il en est la condition première.
- Vos héros s'enrichissent très jeunes, et l'âge est un thème qui revient fréquemment sous votre plume. Que pensez-vous de l'âge ?
- Il y a des vieillards de vingt ans et des jeunes gens de quatre-vingts.
- Et à quarante ans ?
- A quarante ans, on est riche ou on n'est rien.
- Comment vous situez-vous par rapport à la problématique de l'argent ? »
- L'argent a toujours paru suspect aux Français ; ce qui me paraît suspect à moi, c'est d'en vouloir et de ne pas en gagner.
.
Par Bruanne

Re:

Dans le forum de la chronique de Korkos où il analyse l'affiche de campagne du second tour, j'ai copié/collé le portrait du fameux personnage JLB, qui rappelle vaguement quelqu'un aussi.
C'est ici si j'ai réussi à pointer le lien.
Par Oblivion

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Caminante no hay camino, se hace camino al andar.
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Par Bruanne

La liberté, c'est le chemin...

Il y a aussi " De cap tà l'immortèla", de Nadau ( Béarn).

texte et traduction ici :
sur wikipedia

Enregistrement en public là :
sur youtube
Par Tigi

Re: Injonctions molles, injonctions dures

D'après le dico du CNRS, une injonction est "un ordre, un commandement précis, non discutable, qui doit être obligatoirement exécuté et qui est souvent accompagné de menaces de sanctions."

Une "injonction molle", cela n'existe pas.

En matière politique, dans une démocratie, les seules injonctions légitimes sont les injonctions venant du peuple, qui est seul souverain.

Ni les politiciens ni les éditorialistes des médias ne sont nos supérieurs, quoi qu'ils en pensent.

Ils peuvent donner leur avis, ils peuvent essayer de nous convaincre, mais ils n'ont aucune injonction à nous faire.
Par denisurcouf

Re:

Ben dîtes donc, nous (sic) allons finir par regretter que le sieur Fillon a échoué dans sa tentative de figurer "second"!!! Non, je taquine, car évidemment j'enrage simplement que monsieur MELENCHON ne soit pas à sa vraie place, dommage pour le "guerrier", pour éviter tout ce que l'on peut entendre et lire depuis le 24... Le bidule "FN" n'a jamais eu autant de "pub" (à l'insu de son plein gré?) et ce jusqu'au 07 Mai , l'heure, euh, je ne sais pas...
Par Oko

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Mettre sur le même plan un post de forum et un édito sur une grande radio nationale... Ben voyons.
Je découvre que DS est:
1. susceptible
2. de mauvaise foi
ce qui ne joue pas vraiment en faveur de sa crédibilité de journaliste....



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19:33 le 28/04/2017 par Oko.
Par tosh

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Comme beaucoup ici ça m'a bien fait rire cette chronique.

Je pense que Daniel , bien qu'il partage les idées de la gauche radicale et a une certaine affection pour les @sinsoumis, en a parfois un peu marre de leur radicalisme (pour ne pas dire de leur extrémisme) surtout quand cela se transforme en caricature.
Quand on en vient a lire que MLP et Macron c'est pareil et finalement avoir Lepen aujourd'hui, ça serait peut être mieux parce que dans 5 ans c'est l'apocalyspe .... (calculs politiques délirants , scénario voyance et astrologie ) .... ouais ça écorche forcement un peu les oreilles (enfin les yeux).

Alors puisqu'il faut bien que quelqu'un fasse le boulot et vote Macron, je lance un appel pour que tous ceux qui ne sont pas issus de la FI votent En Marche pour faire barrage a Lepen. Aux FI du forum et d'ailleurs on ne vous demande rien, juste de ne pas être trop susceptibles et de ne pas prendre ombrage lorsqu'un chroniqueur ici ou ailleurs appelle au front républicain, considérez juste que l'injonction (molle, demi molle ou dure) s’adresse aux autres.
Macron a fait 20% , il lui en faut 50%+ pour être élu. il va falloir qu'une importante fraction des électeurs qui ne le soutenaient pas ou qui désapprouvent sa politique fassent un effort (sans parler de sacrifice) pour que le scénario se réalise.... c'est ainsi.
Si Ruffin peut mettre un vote Macron dans l'urne j'ai l'espoir que d'autres qui ont moins a perdre que lui en rendant public son vote public feront de même.

Les sondages semblent très favorables a Macron mais pourquoi prendre un risque ? Est ce vraiment le moment de faire des calculs politiques ?
Parce que si c'est Marine va falloir assumer. il ne s'agit pas de savoir si elle aura les mains libres ou non au parlement, on aura tout simplement une présidente fasciste et raciste. Et une fois que c'est dit et admis, rien ne paraîtra vraiment anormal ensuite quand la société se radicalisera peu a peu.
Par ManuTOO

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Parce qu'en ce moment la société ne se radicalise pas peu à peu ? :-/
Par Pytou

Pendant ce temps...

Au Vénézuela, deux camps s'entretuent en s'accusant d'être des fascistes et des dictateurs communistes.
En Arabie Saoudite, on risque la prison et le fouet pour critiquer l'Islam, la mort pour être homosexuel.
En Chine, la notion d'état de droit est un rêve auquel on ne croit pas trop.
En Russie, à Cuba ou à Singapour, la politique est de facto cadenassée par un parti unique.
En Thaïlande, il est interdit de critiquer la monarchie ou l'interdiction de critiquer la monarchie.
En Israël, on est réquisitionné à 18 ans pour aller tuer les ennemis du pays - et mourir aussi, un peu.
En Somalie ou en Lybie, il n'y a pas de gouvernement, juste des milices.
En Syrie, des enfants meurent d'attaques au gaz, et on ne sait même pas par qui.

Vous pouvez considérer tout ça comme une raison de désespérer encore plus, ou une raison d'arrêter de se plaindre puisqu'on n'est pas si mal lotis, ou les deux. Pas d'injonction.
Par Ling

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Rooh... Mais quelle mauvaise foi charmante !
Vous nous avez fait le même coup avec "Je suis Charlie", avant que Todd vous explique que vous étiez pris dans le filet du catholicisme zombi et voilà que ça recommence.
Mais on vous aime quand même, Daniel ! Tant votre intelligence et votre esprit critique ne seront pas altéré par ce cynisme parisien méprisable, il en sera ainsi.
<3 <3 <3 (ce sont des cœur qui expriment toute ma tendresse).



Modifié 1 fois. Dernière modification le 08:52 le 29/04/2017 par Ling.
Par Cultive ton jardin

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je sais bien que c'est une période électorale, propice à tous les dérèglements, à tous les durcissements, à toutes les outrances. Mais tout ça commence à me lasser sérieusement. Plus exactement, les articles et commentaires, qui m'aidaient à réfléchir, commencent à m'en empêcher, à me brouiller la tête, à me faire réagir trop viscéralement, puis trop rationnellement, puis trop...

Du coup, je crois que je vais faire, ici et sur Médiapart, une petite pause de non lecture.

Et c'est vrai que, si faire du chantage au désabonnement n'est pas mon style, il me souvient qu'un jour (déjà lointain) je me suis désabonnée du Monde en constatant que les dix derniers numéros étaient restés dans leur enveloppe de plastique.
Par cigale zoze

Re: Injonctions molles, injonctions dures

j'aime cette "blague" (méchante, fausse, tordue, mais drôle) qui circule sur le net ici et là, je trouve que ça permet une certaine distance avec le truc. ou non ?

Dilemme freudien : voter pour une fille qui a tué son père ou un fils qui a épousé sa mère ?
Par alain-b

Re: Injonctions molles, injonctions dures

ah ben t'es là toi ? Je t'avais pas encore repérée, ouelcommebaque ;-)
Par alain-b

Re: Injonctions molles, injonctions dures

tiens celle là dans le genre, j'ai bien aimé aussi [www.facebook.com]
Par Cultive ton jardin

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Ce serait intéressant de comparer le nombre de couples où l'homme a 20 ans de plus et celui où c'est la femme, avec le nombre de plaisanteries faites à ce sujet.
Par alain-b

Re: Injonctions molles, injonctions dures

J'ai vécu ça avec un collègue de boulot qui avait épousé la fille d'un ami à lui, qu'est-ce qu'il s'est pris comme réflexions et mauvaises blagues, le couple n'y a d'ailleurs pas survécu.
Par cigale zoze

Re: Injonctions molles, injonctions dures

oui, c'est terrible, horriblement méchant, et je plains pas mal sa femme (en plus que c'est du vécu pour moi). mais bon, le parricide c'est pas mal non plus, mais ça fait moins réagir ;-)
étant donné que rien ne nous est indifférent et que tout fait sens, je suppose que ce dilemme citoyen ne passe passe inaperçu dans les (in)consciences. maintenant, est-ce que ça détermine des actions, j'en sais rien. mais j'ai trouvé drôle (et drôle aussi la photo de FB). l'humour est ainsi fait qu'il peut (et même, quelque peu, il doit) être cruel. c'est pas encore un truc interdit.
Par cigale zoze

Re: Injonctions molles, injonctions dures

une très jolie page sur les dilemmes : Dilemme vient d'un mot latin, originaire lui-même du grec, qui signifie arme à deux tranchants

agamemnon doit choisir entre sacrifier sa fille iphigénie ou être lâche. plus près de nous il a fallu pour les américains voter pour clinton ou pour trump. et plus directement direct, la grèce, le dilemme tsipriote : signer le IIIème memorandum, le pire des trois, ou se faire sortir sans avoir préparé la chose de l'eurozone et de l'UE. et ce qu'il y a de typique avec les dilemmes, c'est qu'on se lamente du choix qu'on a fait en pensant que l'autre aurait été moins pire.

il y a pas de bon choix, et en fait il n'y a pas vraiment de choix. c'est un couteau à double lame.
le mieux, c'est de refuser de le prendre
Par kadife

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
Dilemme freudien : voter pour une fille qui a tué son père ou un fils qui a épousé sa mère ?

Léon Trotsky a tranché : "Dans la lutte contre le fascisme, nous sommes prêts à faire un front unique avec le diable et sa grand-mère".
Par Jenny

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Daniel Schneiderman a des défauts comme tout le monde, mais il a toujours été honnête. Un abonnement ne dépend tout de même pas de son avis pour le second tour. Arrêt sur images est un média essentiel et on ne sera jamais d'accord sur tout; Excepté sur le mot d'ordre* "Pas une voix pour le FN !".
*injonction ni molle ni dure :-)
Par Annie Sétoualé

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Je pense qu'il est important que chacun reprennent ces esprits. Proférer des mensonges n'est pas une injonction molle, c'est une injonction pernicieuse, qui donne envie de ne pas la suivre, parce qu'elle te prend a priori pour un âne, et que ça fait jamais plaisir d'être pris pour un âne - surtout quand on a l'âne en chef comme candidat. Cette injonction d'une malhonnêteté crasse se base sur les préjugés de ces éditocrates qui ne voient pas de différence entre Le Pen et Mélenchon, c'est dire s'ils ont de la merde dans les yeux.
Et en face il y a de la lassitude qui se traduit parfois en agressivité, parce qu'à un moment, ça gave, ça gonfle, ça ne passe plus.
Moi je n'ai pas besoin qu'on m'injonctionne mou ou dur. C'est ma time-line twitter qui a fini de me convaincre. Pas les jérimémiades molles ou pas de tout bord.
On a tous une histoire. Les gens qui n'arrivent pas à voter pour quelqu'un contre qui ils ont lutté pendant des mois, ça me parait normal. Qu'on leur fiche la paix.
On a tous nos impardonnables, notre limite, notre ligne jaune au delà de laquelle on ne peut plus.
Et pour ceux qui ont décidé de voter Macron la mort dans l'âme parce que quand même le FN, ça ne ferait pas plaisir, eux aussi méritent qu'on respecte leur choix.
Quand il n'y a pas de bon choix, le respect mutuel devrait être de mise quand on est du même camp.
Je trouve votre chronique quelque peu maladroite Daniel...
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Tout à fait d'accord, sauf sur les médias : ils n'ont pas de la merde dans les yeux, au contraire, ils savent qui est leur vrai ennemi.
Par cigale zoze

Re:

génial, un cas d'école. un CQFD taille XXXL. plus besoin de la faire dure ou molle : entre l'alliance dingue (de gaulle doit gerber dans sa tombe) avec dupontgnangnan, le report aux calendes grecques de la sortie de l'UE/€ et le père qui assassine sa fille avec ses sorties, on assiste à l'autodestruction du FN avant d' (pour ne pas) arriver au pouvoir : le FN a rempli sa tâche de muleta pour le néo-libéralisme et son héraut, les moutons suivent les barrières en bêlant librement (ah la liberté d'expression), mais vers le couteau du boucher propre sur lui (qui vous dit : "penser printemps réconcilie l'ambition et le réel")... on se MARRE !!! ça marche à chaque coup, c'est génial ! et la famille lepHaine fait bien de l'usage, le père, la fille (elle peut resservir en 22) et après, en 27, on aura la petite peste, qui sera à mon avis encore plus efficace comme muleta. j'espère qu'ils sont payés, et bien en plus, parce que vraiment, le timing est parfait !

vivement le débat entre yersinia pestis et vibrio choleræ !

PS : question sortie UE, je signale que le seul à avoir annoncé qu'il n'aurait jamais lieu avec MLP, c'est asselineau, je le cite "Madame Le Pen ne propose pas la sortie de l'UE, c'est une légende urbaine. Elle veut renégocier les traités européens. En fonction de ce qu'elle aura obtenu, elle proposera ensuite un référendum. " (source)
et on n'en est même plus là ! c'est les calendes grecques... et attention, tout ce qui conduit à la grèce, en particulier l'UE, est maudit...
Par Bellatrix

La dernière injonction molle

Elle vient de Tony Blair.

Une sacrée caution morale.
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Et si l'accord avec Dupont-Aignan n'était que le premier pas de la (re)constructon d'une droite radicale (dure pour le coup)? Après l'effondrement de la fillonie, la droite est une peu un champ de ruines, c'est la foire d'empoigne et ce ralliement de Dupont-aignant ne me choque qu'à moitié.
Il est la caution d'acceptabilité du FN, la dernière étape de la normalisation. Ça peut paraître étrange d'affirmer que Debout la France est une caution "d'acceptabilité" mais au regard de la situation, franchement ça l'est pas tant que ça.

En gros, son mouvement fait le sale boulot, il jette une passerelle officielle entre le FN et la droite radicale. Après lui, les autres se rallieront sont trop se salir. Boutin a fait aussi un pas, d'autres suivront. C'est un pari risqué, mais étant donné la proximité des opinions des uns (Filon, Boutin, Dupont-Aignan) et des autres (FN), c'est assez logique. Le Pen sait qu'elle ne pourra gouverner avec le FN seul, ni construire une majorité (matériellement et ...intellectuellement ça parait compliqué, quand on voit le niveau de leurs élus).

Nous assistons à une recomposition complète du paysage politique. Émergent deux forces: à gauche le PS disparait et (re)naît une gauche portant des valeurs historiquement à gauche (on peut même dire radicales en comparaison de l'idéologie dominante), aujourd'hui centrée autour de Mélenchon, et qui s'étend du NPA à ce qui reste du camp Hamon et des écolos. A droite, LR s'effondre et un camp (hélas) fort est en train de se reconstruire, centré autour des valeurs de la droite radicale souverainiste et chrétienne, et le FN avec ses bons scores en devient le socle. Macron lui au milieu agrège les extrêmes libéraux de tous bords dans un mouvement ouvertement capitaliste et mondialiste. On a donc 3 forces: gauche "radicale" (mais je n'aime pas ce mot), centre mondialiste, droite souverainiste.

Je peux me tromper, mais j'ai l'impression que c'est ça qui se dessine. Pour reprendre les mots de DS, rien de mou, mais que du "dur": gauche dure, centre dur et droite dure. Macron en affirmant que "droite et gauche ça n'a plus de sens" s'est planté. Au contraire droite et gauche ont rarement eu plus de sens qu'aujourd'hui. L'effondrement du PS provoqué par la survenue de Macron a permis la reconstruction des bords droite et gauche de manière plus affirmée.
Par cécile clozel

Re: Injonctions molles, injonctions dures

oui, la normalisation avance à grands pas : marie france garraud, maintenant.
en même temps elle a été tellement bien préparée par le sarkollandisme, il s'agit juste maintenant de refaire l'étiquetage...
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Tout à fait d'accord.
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

ben ça n'a pas pris une ride (pour rester dans le thème, on est sûrement dans l'injonction dure :):

Les année passent, pourtant tout est toujours à sa place
Plus de bitume donc encore moins d'espace
Vital et nécessaire à l'équilibre de l'homme
Non personne n'est séquestré, mais s'est tout comme
See'est comme de nous dire que la France avance alors qu'elle pense
Par la répression stopper net la délinquance
S'il vous plaît, un peu de bon sens
Les coups ne régleront pas l'état d'urgence
A coup sûr...
Ce qui m'amène à me demander
Combien de temps tout ceci va encore durer
Ca fait déjà des années que tout aurait dû péter
Dommage que l'unité n'ait été de notre côté
Mais vous savez que ça va finir mal, tout ça
La guerre des mondes vous l'avez voulue, la voilà
Mais qu'est-ce, mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu ?
Mais qu'est-ce qu'on attend pour ne plus suivre les règles do jeu ?

Je n'ai fait que vivre bâillonné, en effet
Comme le veut la société, see'est un fait
Mais il est temps que cela cesse, fasse place à l'allégresse
Pour que notre jeunesse d'une main vengeresse
Brûle l'état policier en premier et
Envoie la république brûler au même bûcher,
Ouais !
Notre tour est venu, à nous de jeter les dés
Décider donc mentalement de s'équiper
Quoi t'es mirro, tu vois pas, tu fais semblant, tu ne m'entends pas
Je crois plutôt que tu ne t'accordes pas vraiment le choix
Beaucoup sont déjà dans ce casVoilà pourquoi cela finira dans le désarroi
Désarroi déjà roi, le monde rural en est l'example
Désarroi déjà roi, vous subirez la même pente, l'agonie lente
See'est pourquoi j'en attente aux putains de politiques incompétentes
Ce qui a diminué la France
Donc l'heure n'est plus à l'indulgence
Mais aux faits, par le feu, ce qui à mes yeux semble être le mieux
Pour qu'on nous prenne un peu plus, un peu plus au sérieux

Dorénavant la rue ne pardonne plus
Nous n'avons rien à perdre, car nous n'avons jamais rien eu ...
A votre place je ne dormirais pas tranquille
La bourgeoisie peut trembler, les cailleras sont dans la ville
Pas pour faire la fête, qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu
Allons à l'Elysée, brûler les vieux
Et les vieilles, faut bien qu'un jour ils paient
Le psychopathe qui sommeil en moi se réveille
Où sont nos repères ?
Qui sont nos modèles ?
De toute une jeunesse, vous avez brûlé les ailes
Brisé les rêves, tari la sève de l'espérance.
Oh ! quand j'why pense
Il est temps qu'on why pense, il est temps que la France
Daigne prendre conscience de toutes ces offenses
Fasse de ces hontes des leçons à bon compte
Mais quand bien même, la coupe est pleine
L'histoire l'enseigne, nos chances sont vaines
Alors arrêtons tout, plutôt que cela traîne
Ou ne draine même, encore plus de haine
Unissons-nous pour incinérer ce système

NTM



Modifié 1 fois. Dernière modification le 20:36 le 30/04/2017 par john z'guéner.
Par Oblivion

Injonctions molles, injonctions dures, toutes relatives.

Je n’ai pas beaucoup suivi l’info aujourd’hui.
Quelqu’un sait-il si Macro a été injoncté par les journalistes, experts, éditorialistes pour revenir sur sa réforme du Code du travail, en ce 1er mai ?

De ce que j’ai entraperçu, non.
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures, toutes relatives.

(hé arrêtez de nous injoncter vous !)
Par Oblivion

Re: Injonctions molles, injonctions dures, toutes relatives.

D’accord, j’obéis.
Par Pierre38330

Re: Injonctions molles, injonctions dures, toutes relatives.

Vaut-il mieux injoncter ou disjoncter ?
Encore un débat qu'il est cornelien...
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures, toutes relatives.

Emmanuel a dit : "Je trahirais les 24% de Français qui m'ont fait confiance si je leur disais abandonner des réformes parce qu'on me le demande. #LE20H 'de TF1"

Dans son dernier grand discours avant le deuxième tour, Emmanuel Macron a répondu à Jean-Luc Mélenchon, qui demandait un "geste", sur la loi travail.
Je ne le ferai pas pour deux raisons. Les Françaises et Français se sont exprimés et ont choisi le projet qui porte sur ces reformes, je ne vais pas les trahir en les reniant. Deuxièmement, je veux pouvoir agir et être efficace. Ces réformes, nous les avons conçues, nous les avons portées, nous les ferons.
En savoir plus sur [www.lemonde.fr]
Par Oblivion

Re: Injonctions molles, injonctions dures, toutes relatives.

Je sais bien que Macro ne va jamais bouger d’un iota.

Mais ma question ne le concernait pas directement, si tu relis. :)

Je souhaite mesurer le deux poids, deux mesures des médias.
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures, toutes relatives.

Si en plus il faut relire !
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures, toutes relatives.

Bon, voila que BFM démontre que MLP a piqué une grande partie du discours d'avril 2017 de Fillon et titre " JL Mélenchon :les larmes aux yeux" que JLM avait les larmes aux yeux aujourd'hui bon le commentaire s'infléchit à la fin.( rien ne va plus chez les médias )
Par Al1

Re: Injonctions molles, injonctions dures, toutes relatives.

Bon, ils ont pris soin de couper le son, quand tout le monde lui crie "merci !", faut pas déconner.
Par john z'guéner

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Quand on lui a reproché de ne pas appeler clairement à voter Macron sur TF1 hier soir, Jean-Luc Mélenchon a rétorqué que le candidat d'En Marche pouvait lui aussi faire un pas vers les "Insoumis" en revoyant par exemple sa copie sur le droit du travail. La réponse d'Emmanuel Macron en meeting à la Villette : "J’ai entendu ces derniers jours les appels à modifier mon programme, à dire 'faites des concessions et changez votre projet sur le travail'. Je ne le ferai pas", a-t-il lancé devant ses supporters. "Les Français se sont exprimés et ont choisi ces reformes, je ne vais pas les trahir", a-t-il poursuivi se basant sur la "cohérence" de son projet.

voilà sa réponse...(vu sur linternaute)
Par DonGiedo

Re: Injonctions molles, injonctions dures

La dernière phrase phrase a été coupée. La voici dans son intégralité: "Les Français se sont exprimés et ont choisi ces reformes, je ne vais pas les trahir tout de suite, je vais attendre la semaine prochaine."
Par Oblivion

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Et je nommerai Line Renaud premier ministre parce que c’est notreu projeeeeet !
Par GPMarcel

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Pourquoi Xavier Peugeot n'était pas disponible?....
Par sgd

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Si j 'étais président de la République .... (spéciale dédicace Oblivion)
Par Makno

Re: Injonctions molles, injonctions dures

C'est tout le probleme de macron et dans une autre mesure, ceux dans l'injoncion/culpabilisation, avec le raisonnement danger extremiste.
C'est crucial de voter macron et ceux qui le font pas seront "coupable", le probleme vient donc uniquement d'electeurs inconscients...
Ca serait bien aussi de pointer un peu plus le fait que macron a decide de faire passer ses votes de 2nd tour comme une adhesion a lui et son programme, que si il y'avait vraiment une urgence democratique, on pourrait s'attendre a ce que le candidat macron fasse un effort pour s'attirer les electeurs venus d'autres horizons politiques, au lieu de fustiger et condamner les electeurs recalcitrant.

En fait d'urgence y'a plutot, surtout un piege a macron, autrement dit : "vous etes des ordures si vous votez pas pour moi, mais par contre moi je lacherai rien pour que vous votiez pour moi, au contraire je vais vous repeindre en macroniste", comportement lourd de sens pour un candidat sense etre le dernier rempart face au peril democratique et ceux qui voteront pour lui le font en connaissance de cause, il exhibera vos votes pour vous faire "taire" et il aura partiellement raison, il a annonce la couleur, un vote pour lui est un vote d'adhesion...



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21:39 le 01/05/2017 par Makno.
Par DonGiedo

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Il n'y pas d'alternative (TINA). En dehors de l'orthodoxie libérale, point de salut. On commence à connaître la chanson.
Par Bellatrix

Re: Injonctions molles, injonctions dures

E. Macron a déclaré à la BBC que si l'UE n'est pas réformée en profondeur, on se retrouvera avec un Frexit ou le FN.
Par Bracam

Re: et la lumière blanche fut (NDE, EMI ?)

Et si ce n'est ni du dur ni du mou, les asinautes auraient l'extrême bonté de décrypter cette image-raisonnement ? J'ai mon idée, je me demande ce qu'on en pense dans les milieux autorisés qui s'autorisent à penser qu'ils le sont ;-)
Par Pierre38330

Re: et la lumière blanche fut (NDE, EMI ?)

En tant que milieu m'autorisant moi-même à faire autorité, je trouve que c'est bien drôle.
On dirait du Diafoirus matheux.

Si, (hypothèse 2) la marchande de rancoeurs à plus de voix que le vendeur de chimères, elle est élue, whatever.

"Et voilà pourquoi votre fille est muette"
Par Al1

Re: et la lumière blanche fut (NDE, EMI ?)

la marchande de rancoeurs et le vendeur de chimères, c'est joli !

Amusons nous :

400 votent pour une conne
300 votent pour un con
300 s'abstiennent ou votent blanc/nul

Résultat : 70% ont voté comme des cons !

À ce point là de tournage en rond et d'épuisement d'arguments, on a le droit de s'amuser, moi je dis. Ou disons en chœur que je m'autorise à me le dire.
Par Etienne3

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Citation:
Mais alors, que proposez-vous ? De laisser Marine Le Pen accéder au pouvoir ?


Il est patent que Marine Le Pen a une fonction précise au sein du système politique français : forcer par la menace qu’elle représente la participation à des procédures auxquelles plus personne ne croit, faire voter les uns et les autres « en se bouchant le nez », droitiser jusqu’à l’absurde les termes du débat public et figurer au sein même du système politique une fausse sortie de celui-ci - alors même qu’elle en forme la clef de voûte.

Évidemment que la question n’est pas de sortir de l’euro, mais de sortie de l’économie, qui fait de nous des rats.

Évidemment que le problème n’est pas l’envahissement par les « étrangers », mais de vivre dans une société où nous sommes étrangers les uns aux autres et à nous-mêmes.

Évidemment que la question n’est pas de restaurer le plein emploi, mais d’en finir avec la nécessité de faire tout, et surtout n’importe quoi, pour « gagner sa vie ».

Évidemment qu’il ne s’agit pas de « faire de la politique autrement », mais de faire autre chose que de la politique - tant il est devenu évident que la politique n’est, à tous les niveaux, que le règne de la feinte et de la manigance.

Aucune révolution ne peut être plus folle que le temps que nous vivons – le temps de Trump et de Bachar, celui d’Uber et de l’État Islamique, de la chasse aux Pokémons et de l’extinction des abeilles.

Se rendre ingouvernable n’est plus une lubie d’anarchiste, c’est devenu une nécessité vitale dans la mesure où ceux qui nous gouvernent tiennent, de toute évidence, la barre d’un navire qui va au gouffre.

Les observateurs les plus mesurés admettent que la politique se décompose, qualifient cette campagne d’« insaisissable » pour ne pas dire « inexistante ».
Nous n’avons aucune raison de subir un rituel devenu si évidemment nocif.
Nous sommes lassés de comprendre pourquoi tout va mal.

itw de J Coupat, Le Monde
Par Bracam

Re: bémol, C dur

Ben voilà. Le Monde noyauté par la FI, dis-donc. Bref, voté.
Par Tigi

Re: bémol, C dur

M'est avis que vous vous avancez beaucoup en pensant que Coupat se reconnaît dans FI...

"Jean-Luc Mélenchon n’est rien, ayant tout été, y compris lambertiste. Il n’est que la surface de projection d’une certaine impuissance de gauche face au cours du monde. Le phénomène Mélenchon relève d’un accès de crédulité désespéré..."
[lundi.am]
Par Bracam

Re: bémol, C dur

Argh, encore raté... Mais ouf, le Monde sauvé
Par Etienne3

Les questions au professeur Daniel, expert en injonctions molles:

Monique B, de Privas:
-Bonjour Daniel et merci pour ce que vous faites.
Vous nous dites que la petite clique qui sévit à la matinale de FI (France Inter, ne pas confondre) pratique à notre égard, les insoumis abstentionnistes du 2d tour, l'"injonction molle".

Question: si nous leur répondons de se la mettre bien profond, leur injonction, pensez-vous qu'il la sentiront quand même?

Merci de me répondre.


Laurent F, de Saint-Augustin le Vieux:

-Bonjour Daniel.
La plupart de mes amis et de mon entourage m'expliquent incessamment que le 1er tour c'est fait pour voter "pour" et le second pour voter "contre" et éliminer les méchants.

Questions:
-S'agit-il d'une injonction. Et si oui, vous paraît-elle plutôt molle ou dure?

-Pourriez vous me dire quel article de la Constitution de la Ve République fait référence à cette "règle" du vote "pour" au premier tour, et "contre" au second?

-Dans mon cas précis, j'ai voté pour le candidat de la FI, non pas "pour" lui, mais pour tenter d'éliminer tous les autres dès le premier tour.
Malheureusement ça na pas marché, notamment grâce à la sagacité des électeurs de Hamon, qui sont aujourd'hui nombreux à me répéter cette "règle".

Sachant que j'ai déjà voté une fois "contre" au premier tour, suis-je dispensé, ainsi que tous ceux qui sont dans mon cas, de voter à nouveau "contre" au second tour?

Merci de vos réponses.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 00:51 le 02/05/2017 par Etienne3.
Par Makno

Re: Injonctions molles, injonctions dures

Un petit article qui frole dangereusement avec le complotisme de la part de l'obs : BHL, lu et approuvé par la CIA

Est ce pour illustrer sa une ?



Modifié 1 fois. Dernière modification le 17:10 le 05/05/2017 par Makno.
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