Un modèle pour les uns, le responsable de la crise pour les autres : l'Allemagne est au coeur des débats politiques et économiques en France et Europe.

Publié le 15/11/2012  Alimenté le 16/05/2017
Merkel nazi Google images
chronique du par

Allemagne, l'innommée perpétuelle

Tendez l'oreille. La voix vient de Grèce. "Il est temps de reconnaître que l'austérité seule condamne non seulement la Grèce, mais l'intégralité de l'Europe à la probabilité d'une ère douloureuse." Autrement dit, il est urgent de reconnaître à la Grèce le droit d'étaler ses remboursements, de lui donner de l'air. Ce n'est pas le "Mélenchon grec", Alexis Tsipras qui le dit. Ce n'est pas un des manifestants contre l'austérité, saisis par un micro dans les rues d'Athènes. C'est Charles Dallara, qui dirige l'Institut de la Finance Internationale, organisme basé à Washington qui représente les 400 plus grandes banques de la planète, autrement dit porte-parole du lobby des banquiers du monde entier. C'est la Finance sans visage, qui parle devant un parterre de banquiers. Et qui dit la même chose que les manifestants (ou presque. Car Dallara, il ne faut rien exagérer, se prononce aussi contre une remise des dettes publiques de la Grèce, qui serait "politiquement dangereuse" en Europe. Etaler, oui. Re-prêter, oui. Faire remise, non).

Et Bernard Guetta, lyrique comme toujours, construisait sa chronique de France Inter sur ce thème: formidable, il se passe quelque chose, ça bouge, banquiers et manifestants disent la même chose. Mais alors, songeait-on, brosse à dents en suspension, si les peuples sont d'accord, si les banquiers sont d'accord, si Christine Lagarde est d'accord, si Hollande est d'accord pour reconnaître que l'austérité sans fin ne mène à rien, qu'il faudrait étaler,...

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