Notre ressource unique : VOS ABONNEMENTS

Vite-Dit

Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.

Sondages : de l'importance de la marge d'erreur (Mercier)

Par le - 18h49 - lu

Sur son blog, Arnaud Mercier, professeur en information-communication à l'université Paris 2, milite pour que les médias donnent systématiquement les marges d'erreur des sondages qu'ils commentent. En prenant l'exemple de ceux publiés ces derniers jours, donnant Macron et Le Pen loin devant Mélenchon et Fillon.


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

De l'importance des marges. Dans un billet publié le 10 avril, repris sur Slate, Arnaud Mercier, professeur en information-communication à l'université Panthéon-Assas, estime que les marges d'erreur, aussi appelées "intervalles de confiance", ne sont pas assez mises en avant dans les sondages commentés par les médias. "La perception qu’on peut avoir des intentions de vote change beaucoup d’une présentation à l’autre", écrit-il, en prenant pour exemple quatre sondages récents, qui testent Le Pen, Macron, Fillon et Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle, le 7 avril prochain.


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Dans ces différents sondages, Mercier estime que "la présentation classique des résultats, en ne prenant en compte que la moyenne du score obtenu, comme le font ordinairement les médias, ne laisse apparaître aucune incertitude particulière". Chez Opinion Way, IFOP, BVA POP ou Ipsos, Macron et Le Pen semblent en effet faire la course en tête, loin devant Mélenchon et Fillon.

nouveau media

Présentation "classique" par BFMTV du premier sondage où Mélenchon passe devant Fillon

Mais si l'on prend en compte la marge d'erreur, ce qu'a fait Mercier sur son blog, en calculant à chaque fois la fourchette hausse et basse de chaque candidat, les résultats laissent apparaître une réalité bien plus nuancée.


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

"On voit que dans deux sondages sur quatre des situations de bascule de l’ordre des candidats ne sont plus impossibles. Pour le dire avec plus de prudence encore : la probabilité que des candidats qui semblent irrémédiablement en retard arrivent quand même à dépasser celui placé devant eux, est non nulle", commente Mercier. En effet, dans le BVA POP 2017 du 8 avril, le score de Macron et de Le Pen, dans leur fourchette la plus basse, est inférieur à la fourchette la plus haute de Mélenchon et de Fillon.

"En fonction de la visualisation des données et du recours ou non aux intervalles de confiance, la perception des potentialités de résultats électoraux n’est donc pas du tout la même", écrit le professeur en information-communication. Qui conclut ainsi son billet : "Dans un tel climat de confusion, une seule conclusion s'impose comme une évidence : ne pas déterminer son geste électoral en faveur d'un des quatre favoris en fonction de sondages qui laisseraient croire à un scénario inéluctable".

L'occasion de lire notre article : "Et Mélenchon accédera au second tour... des sondages"


Abonnez-vous !
|

Derniers articles du dossier : Sondages, l'arme fatale

nouveau media

Et Mélenchon accéda au second tour... des sondages

Pourquoi pas plus tôt ? Tentatives d'explications

enquête publié(e) le 11/04/2017 par Manuel Vicuña

Et Mélenchon battrait Le Pen au second tour, avec 57% des voix, contre 43%. Depuis, dimanche et la publication d'un sondage Kantar-Sofres, dans lequel Mélenchon, pour la première fois, a dépassé Fillon au premier tour, les sondeurs s'estiment autorisés à tester Jean-Luc Mélenchon au second ...

nouveau media

Et le sondage le moins convaincant, est...

Le sondage BFMTV/Elabe qui a (presque) tout le temps faux

observatoire publié(e) le 21/03/2017 par Robin Andraca

Des sondages, partout, tout le temps. Au sortir du "grand débat", diffusé le 20 mars sur TF1, BFMTV a passé une bonne partie de la nuit à commenter un sondage, où Macron apparaissait comme le "plus convaincant". Avant Macron, Alain Juppé, pendant la primaire à droite, et Arnaud Montebourg, à...

nouveau media

Sondages : les "chutes", les "toboggans", et les "dynamiques" invisibles de Match

Au comble de l'absurde : le "rolling" quotidien

enquête publié(e) le 17/03/2017 par Capucine Truong

Depuis le 1er février 2017, Ifop-Fiducial, en partenariat avec Paris Match, CNews, et Sud Radio, publie quotidiennement un sondage, supposé livrer une analyse "en temps réel" sur la présidentielle. Alors que Sud Radio commente l'évolution hebdomadaire, Paris Match analyse presque ...

Tous les contenus de ce dossier >