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"Solidarité" avec Penelope Fillon : Elkrief regrette

Par le - 18h19 - lu

Dans un entretien accordé à TéléObs, l'éditorialiste de BFMTV Ruth Elkrief, qui animera ce soir aux côtés de Laurence Ferrari le débat entre les 11 candidats à l'élection présidentielle, revient sur quelques unes de ses sorties polémiques depuis le début de la campagne. Et ne regrette rien, ou presque.


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TéléObs, 4 avril 2017

30 janvier, sur le plateau de BFMTV. Ce jour-là, François Fillon et ses équipes mettent en scène le candidat et sa femme main dans la main, unis dans la tourmente du Penelope Gate. De retour en plateau, Ruth Elkrief commente la séquence : "Sur le fond aujourd'hui, il [François Fillon] a tenu le choc. Il était debout". La forme semble lui avoir plu aussi : "Et puis il fait un petit peu vibrer la corde sensible et notamment Penelope Fillon (...) Comme femme je ressens une forme de solidarité au sens où elle n'a pas demandé à se retrouver au milieu de cette tempête et elle est assez bouleversée". Penelope Fillon a depuis été mise en examen pour complicité et récel de détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux et recel d'escroquerie aggravée.

La séquence en question

"Je voulais exprimer un sentiment"

Deux mois plus tard, à quelques heures d'animer, aux côtés de Laurence Ferrari, le débat entre les 11 candidats à l'élection présidentielle, Elkrief est revenue, dans TéléObs, sur ses propos. Elle "regrette" avoir exprimé sa solidarité avec Penelope Fillon. "Ce mot était inapproprié, je ne l'ai pas clairement expliqué. J'ai été mal comprise, je voulais exprimer un sentiment. Cette phrase n'avait pas sa place dans le débat".

Pour le reste ? "Ruth reste droite dans ses bottes", écrit le journaliste de TéléObs, qui cite aussi le directeur de la rédaction de BFMTV, Hervé Béroud : "La majorité de ces attaques sont malhonnêtes. Elle ne roule pour personne !".

D'autres propos de l'éditorialiste avaient pourtant fait polémique. Le 2 février, toujours sur la même antenne, Elkrief demandait au rédacteur en chef du Canard Enchaîné s'il avait l'intention de "feuilletonner longtemps" sur "ce poison lent qui va peut-être influer sur l'élection présidentielle". Avant d'en remettre une couche le 6 février, s'interrogeant cette fois-ci sur cette exigence "très forte et un peu totalitaire de transparence".

L'occasion de relire la chronique de Daniel Schneidermann : "Et Elkrief se soumit au totalitarisme"


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