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Baupin/Harcèlement sexuel : affaire classée sans suite pour prescription

Par le - 17h29 - suivi

L'enquête préliminaire ouverte en mai 2016 après les révélations de huit femmes accusant Denis Baupin d'agressions et de harcèlement sexuel, a été classée sans suite pour prescription. Alors que le parquet de Paris estime que certains faits étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement", le député écologiste annonce sa volonté de porter plainte à son tour contre les plaignantes et Europe Ecologie Les-Verts (EELV) pour "dénonciation calomnieuse".

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Le Monde, 06/03/2017

C'est un communiqué de presse du procureur de la République qui l'annonce, ce 6 mars. "A l'issue de l'ensemble des investigations, il apparaît que les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d'entre eux susceptibles d'être qualifiés pénalement. Ils sont cependant prescrits".

Les faits dénoncés par quatre élues écologistes et quatre autres femmes, révélés conjointement par Mediapart et France Inter, sont prescrits car ils datent de plus de trois ans. Si la loi a récemment évolué pour ce type de délits - la prescription a été doublée par un texte voté en février, passant de trois à six ans - ce doublement n'est pas rétroactif. Pour Sandrine Rousseau, secrétaire nationale adjointe d'EELV, l'une des quatre femmes à avoir porté plainte contre Baupin, "le communiqué du parquet est très clair : c'est une forme de victoire pour nous, même si j'aurais préféré qu'il soit poursuivi".

De son côté, Baupin qui avait dans la foulée de ces révélations démissionné de son poste de vice-président de l'Assemblée nationale, a annoncé qu'il allait porter plainte contre son ancien parti, et contre les plaignantes. "Pour moi, l’affaire n’est pas terminée, elle ne fait que commencer ! Je veux toute la vérité. Je ne me contenterai pas d’une demi-vérité (...) J’ai l’intention de déposer quatre plaintes pour dénonciation calomnieuse contre mes accusatrices, qui permettront de lever toute ambiguïté sur le fait que les accusations étaient avérées ou pas, et une autre plainte en diffamation contre le parti Europe Ecologie les verts (EELV)" explique-t-il dans une interview au JDD ce 7 mars.

A l'époque, les révélations de Mediapart et France Inter avaient relancé le débat sur le harcèlement sexuel dans le monde politique. L'occasion de revoir notre émission sur l'affaire Baupin : "La bonne manière de dénoncer des violences ? Il n'y en a pas"


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