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US / Primaires : la presse guette les "bugs" de Rubio

Par le - 18h50 - vu

Jusque-là, tout allait bien pour Marc Rubio, troisième de la primaire républicaine de l'Iowa, présenté par les médias américains comme l'alternative la plus crédible face aux excès répétés de Donald Trump. Et puis il y eut le débat du 6 février, au cours duquel le sénateur de Floride a répondu complètement à côté d'une question en répétant quatre fois de suite les mêmes éléments de langage. Un "bug" qui colle à la peau du candidat, devenu la risée des médias.

Ce soir-là, samedi 6 février 2016, les candidats républicains se réunissent pour un nouveau débat avant les primaires du New Hampshire, remportées par Donald Trump. L'un des animateurs de la chaîne ABC se tourne vers Rubio : "Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, estime que vous n'êtes pas prêts pour devenir président des États-Unis. Le sénateur Santorum, qui a quitté les primaires et vous soutient depuis, a eu un mal fou à répondre quand, à la télévision, on lui a demandé de lister vos succès en tant que sénateur. Aujourd'hui, qu'est-ce qui nous prouve que vous êtes prêt à être président des États-Unis ?".

Après avoir rappelé qu'il était fier de son travail de sénateur, au service des États-Unis, Rubio a répondu... à côté : "Écartons, une bonne fois pour toutes, cette idée fictive selon laquelle Barack Obama ne sait pas ce qu'il fait. Il sait très bien ce qu'il fait. Barack Obama fait d'importants efforts pour que l'Amérique ressemble davantage au reste du monde. C'est pour ça qu'il a fait passer l'Obamacare et Dodd-Frank (...) Quand je serai président, je ferai en sorte que l'Amérique redevienne le plus grand pays du monde."

Ce n'est pas la première fois, depuis le début des primaires républicaines, qu'un candidat répond à côté de la question. Seul problème : le jeune sénateur a répété la même phrase, presque au mot près, quatre fois de suite. Circonstance aggravante : il l'a fait face à Christie qui était justement en train de critiquer l'image trop lisse et le propos trop préparé de Rubio, incapable selon le gouverneur californien d'aller au-delà "d'un discours mémorisé de 25 secondes."

Rubio le robot ?

Trois jours plus tard, au lendemain de sa cinquième place dans le New Hampshire, Rubio a reconnu une défaillance et promis que cela ne se reproduirait plus. "Je sais que beaucoup sont déçus. Je suis déçu par ce qui se passe ce soir. Vous devez savoir une chose : notre déception ce soir, ce n’est pas de votre faute. C’est de la mienne. Je n’ai pas été bon samedi soir [lors du débat républicain à la télévision], mais écoutez-moi bien : cela ne se reproduira pas."

Sauf que Rubio a déjà recommencé. En meeting lundi 8 février dans une petite ville du New Hampshire, Rubio lance à la salle : "Au XXIe siècle, il n'a jamais été aussi difficile d'inculquer à nos enfants les valeurs qui sont défendues à la maison et à l'église plutôt que les valeurs qu'ils tentent de nous faire avaler dans les films, la musique ou la culture populaire." Avant de répéter presque la même chose, moins d'une minute plus tard : "Nous nous adressons aux familles qui ont du mal à élever leurs enfants au XXIe siècle parce que, comme vous le savez, Jeanette et moi élevons nos quatre enfants au XXIe siècle, et nous savons à quel point il est difficile de leur inculquer des valeurs plutôt que celles qu'ils veulent nous forcer à avaler."

Une "répétition" qui n'a pas échappé au Washington Post qui a titré "Marco Rubio a encore buggé", tandis que le New York Times notait que Rubio, lui-même, a semblé remarquer son propre écho : "Lorsqu'il a répété le mot « avaler », il s'est arrêté un moment, puis a continué jusqu'au bout de sa phrase".


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