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Allemagne / Grèce : un Nein et deux positions

Par le - 17h01 - suivi

Nein ! Le non allemand adressé hier par Wolfgang Schäuble à la lettre envoyée par le gouvernement d’Alexis Tsipras à l’Eurogroupe – lettre qui a donné lieu à un festival d’interprétations opposées comme nous le racontions ici – se retrouve en une de deux titres allemands mais avec deux interprétations là encore opposées.

Merci Wolfgang Schäuble ! En page deux et sur son site Internet, le quotidien Bild - un des plus gros tirages de la presse allemande - remercie aujourd’hui le ministre des finances au nom de l’Allemagne avant d’ajouter : "enfin quelqu’un qui dit non aux Grecs ruinés".


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L’article fait suite à la déclaration du porte-parole du ministère des finances hier midi quand ce dernier a eu connaissance de la lettre envoyée par le gouvernement d’Alexis Tsipras à l’Eurogroupe, par ailleurs rassemblé cet après-midi afin de conclure – ou non – un accord avec la Grèce. Comme nous le racontions hier, le ministère des finances a considéré, sans plus de précisions, que cette proposition "ne répond pas aux critères" fixés par l’Eurogroupe. Selon Le Monde, la réaction de Schäuble traduit l’exaspération d’une partie de la population allemande dont une moitié – sondage à l’appui – trouve le comportement de Tsipras et Varoufakis, le ministre des finances grec, insultant.

Mais cette réaction, toujours selon Le Monde, est loin d’être partagée : "Sigmar Gabriel, vice-chancelier, ministre de l’économie et président du parti social-démocrate a en effet pris ses distances avec son collègue des finances […]. La Grèce a fait selon lui «un pas énorme en acceptant qu’il n’y aurait pas d’aide sans programme»". De même, selon les informations du quotidien, "même l’entourage de Mme Merkel serait réservé".

Une distance qu’on retrouve cette fois-ci à la une de la Tageszeitung ­dit aussi la Taz, quotidien berlinois souvent considéré comme le petit frère de Libération comme on vous le racontait ici :


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Courrier international, qui signale le dessin où l’on voit "Schäuble représenté en vieillard entêté assis sur une montagne de billets", considère cette Une comme le symbole de "l'attitude de Berlin vis-à-vis des propositions grecques". Une attitude dangereuse selon la Taz qui craint que le ministre des finances "risque de se transformer en tête de Turc de la zone euro. Avec son «non» ferme à la demande d'aide du nouveau gouvernement grec, il fusille peut-être la dernière chance de trouver un accord pour régler le drame de la dette grecque." Reste que, à en croire la journaliste de l'AFP à Berlin Yannick Pasquet, le reste de la presse allemande est aujourd'hui très anti-Grèce.


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