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Espionnage : Matignon épingle Hortefeux (France Info)

Par le - 12h32 - suivi

C'est une note de Matignon qui semble confirmer que la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) a bien espionné des journalistes... Selon France info, le directeur de cabinet de François Fillon, Jean-Paul Faugère , a adressé au ministère de l'Intérieur, en octobre, une note qui souligne que "la loi interdit aux services de renseignement de se procurer directement les factures détaillées auprès des opérateurs de téléphone". Un document classé "confidentiel défense". La note précise également que "l'article 20 de la loi de 1991 sur les interceptions de sécurité ne peut être invoqué pour recueillir des données personnelles".

Ecoutez les explications de Matthieu Aron, sur France info :


"Implicitement, cette note reconnaît en effet que cette pratique a bel et bien existé". "Ce ne sont donc plus quelques journalistes qui le dénoncent mais Matignon qui, en quelque sorte, en atteste..."", souligne Aron. Cette note confirme aussi que cette pratique est illégale, contrairement à ce qu’ont affirmé au début de cette affaire le directeur de la police nationale Frédéric Péchenard, et le directeur de la DCRI, la direction centrale du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.

Le Monde, le Canard enchaîné et Mediapart, ont accusé la DCRI, dépendant du ministère de l'Intérieur, et l’Elysée, d'avoir organisé la surveillance des journalistes couvrant l’affaire Woerth-Bettencourt. Le Monde avait déposé une plainte contre X, en visant l'Elysée, pour "violation du secret des sources". Dans son édition de mercredi 10 novembre, le Canard enchaîné réitère ses accusations et affirme qu'il fait l'objet d'une enquête pour identifier la source de ses premiers écrits sur l'affaire.

Un porte-parole de France Telecom a par ailleurs affirmé à France info que " depuis deux ans, les réquisitions qui leur étaient faites par le biais de l’article 20 de la loi de 1991 étaient en augmentation constante ". C’est de cette façon que le contre-espionnage français a eu accès à la facture téléphonique détaillée de Davet.

Interrogé par l'AFP, Matignon ne veut faire "aucun commentaire sur un texte qui serait confidentiel défense".

Pour approfondir ce sujet, notre dossier "Barbouze, l'éternel retour des "farfelus".


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